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[1001] - Beck - Odelay – 1996 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit -

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[1001] - Beck - Odelay – 1996 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - (Size: 355.06 MB)
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  CD 0.0 - 01. Beck-Devils Haircut.flac 22.42 MB
  CD 0.0 - 02. Beck-Hotwax.flac 24.37 MB
  CD 0.0 - 03. Beck-Lord Only Knows.flac 27.96 MB
  CD 0.0 - 04. Beck-The New Pollution.flac 25.57 MB
  CD 0.0 - 05. Beck-Derelict.flac 28.22 MB
  CD 0.0 - 06. Beck-Novacane.flac 30.74 MB
  CD 0.0 - 07. Beck-Jack-Ass.flac 25.76 MB
  CD 0.0 - 08. Beck-Where It’s At.flac 33.39 MB
  CD 0.0 - 09. Beck-Minus.flac 16.54 MB
  CD 0.0 - 10. Beck-Sissyneck.flac 24.31 MB
  CD 0.0 - 11. Beck-Readymade.flac 18.62 MB
  CD 0.0 - 12. Beck-High 5 (Rock the Catskills).flac 27.27 MB
  CD 0.0 - 13. Beck-Ramshackle.flac 25.64 MB
  CD 0.0 - 14. Beck-Diskobox.flac 24.25 MB

Description


Beck - Odelay – 1996



1001 Albums
You Must Hear Before You Die



EAC Rip [FLAC] -  44100 HZ / 16 Bit -

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ARTISTE



Beck, alias Beck Hansen ou encore
Bek David Campbell de son vrai nom, est un auteur-compositeur et guitariste
américain né le 9 Juillet 1970 à Los Angeles. Derrière la "gueule
d'ange" du rock se cache un musicien doué et foisonnant, adepte des
expérimentations sonores et des bidouillages instrumentaux et électro, et
surtout éclectique en diable : aucun de ses albums ne ressemble à un autre.
Beck emprunte à quasiment tous les courants musicaux : pop, folk,
psychédélique, hip-hop, country, blues, R&B, funk, indie rock, noise rock,
rock expérimental, jazz, lounge, musique latine, etc...



ALBUM



Album rock


S'il me fallait décerner le prix
de l'innovation en matière de rock, Beck en serait le bénéficiaire tout
désigné. Aventurier moderne, sorte de croisement de "Macadam Cowboy"
et du Dylan de Freewheelin', Beck a hérité de sa mère, ancienne acolyte d'Andy
Warhol à la Factory, un goût pour l'expérimentation artistique. Dans Mellow
Gold, l'originalité de Beck était de ne pas chercher à créer un bon morceau
("Loser", "Beercan" et "Pay No Mind" étaient les
exceptions...) et de composer un album qui part dans tous les sens, avec
toutefois un but avoué : mêler l'inspiration rock/country à des sons triturés,
souvent dissonants. On pouvait craindre qu'Odelay ne soit que la simple
continuation d'une recherche sonore, certes intéressante, mais assez inaudible
et souvent synonyme d'égarement. Heureusement, Beck a sur ces 14 titres - dont
plus de la moitié méritent amplement de figurer au palmarès des meilleurs
titres des années 90 - opté pour l'intelligence.



L'intelligence, c'est, dit-on, la
faculté de lier les choses entre elles. Pourtant, rien ici ne permet de relier
un titre à un autre. Odelay se montre aussi imprévisible que ses prédécesseurs.
Le tout ressemble à un montage chaotique d'éléments disparates, à un puzzle de
56 minutes. L'intérieur de la pochette annonce d'ailleurs la couleur, ou plutôt
les couleurs : vert, jaune, rouge, bleu, noir et blanc s'entrechoquent. Les
dessins, photos et peintures se superposent selon la technique bien connue du collage.
Le résultat est une toile grotesque à la Jerom Bosch, peuplée de monstres
torturés et de symboles chrétiens détournés. On découvre au passage des phrases
en russe, en anglais ainsi qu'en français - Beck clame ainsi sur le dos de la
pochette : "Je suis un révolutionnaire", phrase de Steinbeck déjà
reprise en 1973 par Todd Rundgren sur Wizard a True Star et en 1989 par les
Beastie Boys (eux aussi produits par les Dust Brothers...).



Beck revendique pleinement ces
influences sur sa propre musique. Odelay ne peut s'écouter en soi et pour soi,
c'est avant tout un hommage à une tradition qui va du blues du Delta au grunge
des années 90 en passant par la country (les hi-hans qui concluent
"Jack-Ass" ne laissent planer aucun doute). En même temps, Beck
cherche à retranscrire l'effervescence de la scène punk-rock-folk new-yorkaise
(il a quitté Los Angeles en 1989), où "Il y avait du bruit, du chaos
musical, de la poésie, de l'underground monté des caves, de l'alcool frelaté,
du délire". C'est dans ce but qu'il a sélectionné des samples issus de
multiples sources (James Brown sur "Devil's Haircut", Bob Dylan sur
"Jack-ass", la liste est longue...) et rajouté une multitude
d'instruments à sa liste de départ : harmonica sur "Jack-Ass",
celesta, saxophone, pedal steel sur "Sissyneck". Le produit fini ne
ressemble à rien de connu. Les ambiances varient, passant du franchement
loufoque à la bonne chanson rock en puissance sans jamais sombrer dans la
facilité. Odelay se permet de vous frapper avec des arrangements jamais
entendus auparavant, comme dans "Devils Haircut", "The New
Pollution", ou "Where It's At", "Novacane",
"Sissyneck", pour ensuite vous achever avec des petites ballades qui
frôlent la nostalgie comme "Lord Only Knows", "Jack-ass" et
"Ramshackle".



Seul point commun entre tous ces
titres : des textes délirants, qui parlent de diables et d'orgies, d'androïdes
shootés à la novocaïne, de païens et de marginaux écrivant leurs dernières
volontés sur des billets de trois dollars ou encore de frères pissant dans un
gobelet avant de se faire tuer. Dans "Lazy Bones", Beck délaisse le
portrait au profit de l'auto-portrait. L'on découvre alors sous le masque du
bourreau de travail un "slacker" invétéré, semblable à celui que
célébrait le "Loser" de Mellow Gold. L'auditeur se surprend lui aussi
à rêver de repos et de flemmardise. Car le délire paresseux de Beck, loin
d'être froid et distant, s'avère contagieux... C'est sans doute là que réside
en définitive "l'intelligence" de l'album : Odelay parvient à créer
un lien très fort entre l'auditeur et le musicien génial qu'est Beck, lien qui
repose sur un même amour de la musique et de l'expérimentation sonore.



Loin semble le temps où Beck
s'excusait d'un succès involontaire, d'un album fait pour rigoler (Mellow
Gold). Beck nous livre ici un album abouti, intelligent et atypique. L'écart
entre Mellow Gold et Odelay saute aux yeux (ou plutôt aux oreilles) : le son
parfois hésitant et sale du premier cède ici la place à un son parfait,
habilement retravaillé par les Dust Brothers. Odelay est un excellent moyen de
rentrer dans l'univers de cet artiste dont la carrière ne cesse depuis de
séduire les amateurs d'un rock... éclectique.



Rock Fever



Sous sa très drôle pochette montrant un chien de
race komondor sauter un obstacle, Odelay est le cinquième album studio de Beck,
alias Beck Hansen (de son vrai nom Bek David Campbell), un artiste américain
assez frappé connu pour ses habituels mélanges de rock, pop, funk, hip-hop,
country, blues, r'n'b, noise, jazz, lounge, musiques du monde... Devenu très
connu dès 1994 avec son tube Loser, Beck signe, en 1996, cet album, son premier
album sur une major (Geffen Records) après avoir sorti ses précédents albums
sur des labes indépendants. Jouant des claviers (orgue, harmonium, céleste,
piano, piano électrique, clavinet), de la guitare acoustique et électrique, de
la basse, de la batterie et même de la slide guitar, Beck, sur ce disque, n'en
est pas moins entouré de quelques musiciens (Mike Boito : trompette, orgue
; Charlie Haden : basse ; Greg Leisz : pedal-steel ; Joey Waronker :
percussions ; David Brown : saxophone). Mais, de même que Todd Rundgren, Prince
ou même Lenny Kravitz, Beck joue de tout, ici, en vrai whiz kid.



Odelay, le titre, est une sorte de traduction anglophone
de l'expression argotique mexicaine orale (que l'on pourrai traduire par puuuuuuutain
!
, à la rigueur ; c'est une expression qui est utilisée quand
quelque chose de vraiment impressionnant est évoqué), mais qui est aussi un jeu
de mots sur Oh
Delay 
(oh, ce retard), allusion sans doute au fait que l'album
a mis du temps, beaucoup de temps, à se faire. On entend, dans le final
de Lord
Only Knows
, une répétition du titre de l'album, par ailleurs.
L'album, en 55 minutes (pour les 13 titres), est un vrai bordel sonore qui
mélange à peu près tout, électro, rock, folk (Beck appelera sa musique de
l'anti-folk), musiques du monde, et beaucoup de samples. Quasiment tous les
morceaux contiennent au moins un ou deux samples de chansons déjà existantes.
(et essentiellement très peu connues, pas de hits utilisés ici, Beck ne cherche
pas la facilité). Parmi les samples utilisés, I Can
Only Give You Everything 
du MC5, reprise par
Beck, Life par
Sly & The Family Stone, Out Of Sight par Them, une reprise
du It's
All Over Now, Baby Blue 
par les mêmes Them, Needle
To The Groove 
par Mantronix ou bien encore Inside-Looking
Out 
par Grand Funk Railroad, ainsi que de la musique
classique (8ème
Symphonie, l'inachevée
, de Schubert). Il y en à d'autres.
Au final, deux chansons seulement n'utilisent pas de samples : Minus et Ramshackle.



Odelay est un assez bon
disque, bien cintré, nettement meilleur que Midnite Vultures que
Beck fera en 1999. Mais je n'ai jamais vraiment réussi à accrocher au son de
Beck Hansen, même sa voix, assez atone, me fait un peu chier. Il y à de bons
morceaux sur cet album, comme Jack-AssThe New PollutionDevils
Haircut 
ou Sissyneck, mais dans l'ensemble, je n'ai pas
totalement, pas vraiment, adhéré à ce disque considéré, depuis, comme
culte. C'est un disque original et recherché, bien produit de plus, mais ne
comptez pas sur moi pour encenser plus que ça ce Odelay fourre-tout.
Je ne déteste pas, mais je ne sais pas si je réécouterai ça avant un bon petit
moment, car sans m'être ennuyé à l'écoute, je n'ai pas non plus ressenti ce
frisson que je ressens généralement à l'écoute de grands disques. Peut-être
qu'un jour...mais pas actuellement. Néanmoins, ce disque est conseillé pour
deux raisons : 1) il n'est généralement pas vendu cher (je l'ai eu à moins de
7€, et facilement) ; 2) il possède une réputation d'album culte et
indispensable, réputation pour moi un peu surfaite, mais il doit sans aucun
doute y avoir beaucoup de monde pensant le contraire...



XSilence



Odelay
est le quatrrième album de Beck, sans doute le plus sous-estimé de sa carrière.



Moins
connu que Mellow Gold et que les autres qui ont suivi, c'est pourtant un des
meilleurs, en tout cas celui que j'écoute le plus souvent et qui peut toujours
surprendre, même après plus de 100 écoutes.



A
l'image de Mellow Gold, on retrouve ici des petites perles pop avec plein de
sons bidouillés. Les sons sont plus étranges et décalés les uns que les autres,
la palme revenant à l'âne qui brait à la fin d'une chanson.



Une
recherche musicale impressionnante, un son déroutant, beaucoup de changements
de mélodies ... Incontestablement un grand disque, qui de plus vieillit très
bien.



1001 Albums You Must Hear Before You Die



On Odelay, his second major-label album, Beck
Hansen had something to prove. With 1994 single "Laser" he had had
huge success. The song was dubbed a "slacker anthem," its chorus (''I'm
a laser baby, so why don't you kill me") a global slogan, while the then
24-year-old was anointed poster boy for Generation X.



But the Los Angeleno was no dope-addled waster.
"Laser" was as ironic as his indie sang "MTV Makes Me Want To
Smoke Crack." He was a restlessly inventive musical magpie, as enthused
about folk as he was about hip hop, as adept at the moonwalk as at throwing
rock-dude shapes, someone who knew his way round lo-fi recording techniques but
also how to harness cutting-edge recording technology.



With Odelay he alchemized ail these disparate
ideas into one vibrant whole. Beck hooked up with The Dust Brothers, the
producer-artists responsible for the vibrant buzz of the Beastie Boys' Paul's
Boutique. It was an inspired union: first track "Devils Haircut"
alone boasts a James Brown sample, big fat riffs, superfly beats, and a day-glo
collage of sonic tricks and quirks. "The New Pollution" starts as
cheesy easy listening before hijacking the rhythms of the Beatles" 'Taxman."
"Where lt's At" is funkified hip hop. "Jack-Ass" is a clip
clopping country ballad, built around Them's sublime caver of Dylan's
"lt's Ali Over Now, Baby Blue."



Dazzlingly eclectic, Odelay is the sound of a
young maverick having delirious fun and feeling his way forwards. lt sold two
million copies, spawned a rash of MTV hits and won two Grammies. A new kind of
genius had arrived.



TRACKLINSTING 

1Devils Haircut3:13
2Hotwax3:52
3Lord Only Knows
Percussion – Joey WaronkerVoice [Scream] – Mike Millius
4:14
4The New Pollution3:39
5Derelict4:11
6Novacane
Drums – Joey Waronker
4:38
7Jack-Ass4:00
8Where It's At
Saxophone – David BrownTrumpet, Organ – Mike Boito
5:25
9Minus
Drums – Joey WaronkerMixed By – Beck HansenProducer, Mixed By – Brian PaulsonMario Caldato Jr.
2:32
10Sissyneck
Organ – Mike BoitoPedal Steel Guitar – Gregory Leisz*
4:02
11Readymade2:43
12High 5 (Rock The Catskills)
Organ – Mike BoitoPercussion – Joey Waronker
4:10
13Ramshackle
Bass – Charlie HadenPercussion – Joey WaronkerProducer, Mixed By – Rob SchnapfTom Rothrock
4:49
14Diskobox
Co-producer, Percussion [Keychain] – Jon Spencer
3:35
15Clock3:17

Sociétés, etc.

Crédits

Notes

Recorded in 1994/1995 at PCP Labs, mixed at Conway Studios, except "Minus" recorded at G-Son Studios, "Ramshackle" recorded at The Shop, Sunset Sound and Conway Studios.
Mastered at Gateway Mastering, Portland, Maine.

Track 15 is not mentioned on sleeve nor disc.