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| CD 1.1 - 02. The Doors-Waiting for the Sun.flac | 27.02 MB | ||
| CD 1.1 - 03. The Doors-You Make Me Real.flac | 18.12 MB | ||
| CD 1.1 - 04. The Doors-Peace Frog.flac | 17.98 MB | ||
| CD 1.1 - 05. The Doors-Blue Sunday.flac | 12.15 MB | ||
| CD 1.1 - 06. The Doors-Ship of Fools.flac | 20.81 MB | ||
| CD 1.1 - 07. The Doors-Land Ho!.flac | 26.61 MB | ||
| CD 1.1 - 08. The Doors-The Spy.flac | 24.45 MB | ||
| CD 1.1 - 09. The Doors-Queen of the Highway.flac | 17.31 MB | ||
| CD 1.1 - 10. The Doors-Indian Summer.flac | 12.66 MB | ||
| CD 1.1 - 11. The Doors-Maggie M’Gill.flac | 24.48 MB | ||
| CD 1.1 - 12. The Doors-Talking Blues.flac | 4.14 MB | ||
| CD 1.1 - 13. The Doors-Roadhouse Blues (11469, takes 1–3).flac | 51.54 MB | ||
| CD 1.1 - 14. The Doors-Roadhouse Blues (11469, take 6).flac | 53.57 MB | ||
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| CD 1.1 - 17. The Doors-Money Beats Soul (11569).flac | 5.11 MB | ||
| CD 1.1 - 18. The Doors-Roadhouse Blues (11569, takes 13–15).flac | 35.7 MB | ||
| CD 1.1 - 19. The Doors-Peace Frog (false starts & dialogue).flac | 10.22 MB | ||
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| CD 1.1 - 21. The Doors-Queen of the Highway (jazz version).flac | 17.77 MB | ||
| ▲ 22 total files | |||
The Doors - Morrison Hotel - 1970
1001 Albums You Must Hear Before You Die
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ARTISTE
Parmi les groupes charismatiques
des années 60 The Doors semble être LE groupe à retenir, non pas qu’il n'y ait
eu que des groupes moins bons, moins influents, non tout simplement car The
Doors est l’un de ces noms qui a traversé les décennies. Grâce à des
compositions intemporelles, des textes engagés ou choquants (pour l’époque),
une vie des plus rock’n roll et la mort de leur charismatique chanteur, Jim
Morrison, entourée de mystère.
The Doors se créé en 1965 à Los
Angeles, composé de John Densmore (batterie), Robby Krieger (guitare), Ray
Manzarek (clavier) et Jim Morrison (chant) suite à la rencontre de Jim et Ray
tout deux étudiants en cinéma. Ce groupe sans basse débute en posant des
compositions sur des poèmes de Jim Morrison, une des grandes passions du
frontman surdoué.
The Doors enregistre alors une
démo et tente de se faire signer sans succès, il accepte alors d’animer un bar
puis en 1966, The Doors signe pour 6 albums sur Elektra Records. La sortie du
premier album éponyme se fait en 1967, Light My Fire devient alors le premier
succès du groupe (après avoir été réenregistré pour un format single). Le
groupe se fera connaître grâce à sa musique mélangeant d’innombrables styles,
du rock traditionnel au folk en passant par la musique indienne, le groupe
incorpore des dizaines d’influences, le tout agrémenté des textes poétiques de
Morrison. Le groupe se fait aussi connaître pour ses frasques et
particulièrement celles de Morrison drogué et alcoolique notoire. Par exemple
sous l’emprise de LSD, il improvise de nouvelles paroles lors d’un concert sur
The End « Father, I want to kill you. Mother, I want to fuck you all night long
», le groupe est expulsé du club où il joue.
La presse accueille favorablement
le quatuor qui enregistre déjà son second album, en une semaine à peine le
groupe réalise Strange Days, album plus noir où les paroles tournent autour de
sujets comme le malaise, la perte d’identité et toujours la révolte avec un
Morrison hargneux. Le frontman séduisant devient très vite un sex symbol et
joue de son charme et de son talent pour manipuler les foules en créant chaos
ou en faisant revenir le calme dans les salles où le groupe se produit. Ainsi
fin 1967 il se fera arrêter sur scène pour trouble de l’ordre public après
avoir rendu le public hostile aux forces de l’ordre encadrant le concert
(prétextant avoir été gazé par un policier en coulisse).
Le succès grandissant du groupe
pousse Morrison à encore plus d’excès, le groupe engage alors quelqu’un pour
surveiller son chanteur. Dans un climat un peu tendu le 3ème album voit le jour
: Waiting For The Sun en 1968, le morceau
Unknown Soldier devient alors un des hymnes anti-guerre pour le
mouvement pacifiste en lutte contre la guerre du vietnam. Jim Morrison
s’éloigne du rock et se consacre de plus en plus à la poésie. Il écrit
d’ailleurs de moins en moins de chansons, sur The Soft Parade (1969) il
n’écrira que 4 des 9 chansons de l’album. Il exigera que le nom des auteurs
soit indiqué sur la pochette du disque car il est en désaccord avec les textes
écrits par Krieger.
En 1969, alors que leur 4ème
album n’est toujours pas sorti, Morrison ivre mort annonce qu’il va se mettre
nu sur scène, les témoignages divergent sur la réalité des faits mais quoi
qu’il en soit le groupe est poursuivi pour comportement indécent, nudité
publique, outrage aux bonnes mœurs et ivresse publique. L’album sort alors dans
l’indifférence générale. En 1970 le groupe sort un nouvel album avec Morrison
Hotel (du nom d’un hôtel de Los Angeles) puis en 1971 après 10 jours seulement
en studio le groupe enregistre son dernier album avec Jim Morrison : L.A.
Woman, considéré par beaucoup comme l’une de leurs meilleures productions.
Jim décide alors de quitter le
groupe et part vivre à Paris, quelques mois après il décède dans des conditions
restées mystérieuses (certains parlant même d’un complot qui aurait aussi tué
Jimmy Hendrix, Janis Joplin, Martin Luther King et Malcom X), il est enterré au
cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Le groupe ne se sépare cependant
pas et sort en 1971 Other Voices puis en 1972 Full Circle, tous deux boudés par
le public, provoquant le split final. En 1978 ils se reforment pour enregistrer
des compositions sur des poèmes de Jim Morrison et sorte An American Prayer.
En 1991 Oliver Stone consacre un
film au célèbre groupe avec Val Kilmer dans le rôle principal, et en 2002
Manzarek et Krieger décident de redonner des concerts avec au chant Ian Astbury (The Cult), ils seront contraints
de changer de nom (et prennent Riders On The Storm) suite au procès de John
Densmore et des héritiers Morrison.
En 6 albums (avec Morrison) et en
seulement 5 ans le groupe marque les esprits par son coté contestataire, son
histoire folle et une musique brassant énormément d’influences. Enorme
influence pour beaucoup de groupe The Doors pose les prémisses d’un style qui
sera approfondie par The Stooges ou encore Patti Smith (et plus tard le punk).
Le jeu de scène de Morrison marquera les esprits et sera repris par de nombreux
artistes dont Iggy Pop ou Ozzy Osbournes (Black Sabbath) qui influenceront à
leur tour une grande lignée de chanteurs rock à scandale. Une carrière brève
mais remplie et une marque dans l’histoire du rock incroyable…
L’ALBUM
Forces Parallèles
En cette glorieuse année 1969, on
peut dire que les DOORS sont dans une mauvaise passe : Jim Morrison est
convoqué à plusieurs procès dont un pour le célèbre concert de Miami où notre
ami a bien failli finir à poil (on ne saura jamais le fin mot de l’histoire
mais retenons cette version), lui qui devient d’ailleurs de moins en moins sexy
au fur et à mesure des bouteilles de whisky et des tacos consommés. Mais encore
pire : The Soft Parade et Waiting For The Sun n’ont reçu que des accueils
mitigés, faisant passer le groupe mythique de Los Angeles pour une machine
grippée et tournant au ralenti.
Mais le 26 juillet, Jerry Hopkins
du Rolling Stone américain interroge Morrison sur ses racines musicales, sur la
définition même du rock n’roll : « It’s country and blues » répond le roi
lézard, du tac au tac. Il faut dire que, malgré des titres blues constamment
repris en concert, ce ne sont pas trop les genres auxquels la bande nous a
habitués depuis son deuxième album. Anyway, fini les orchestrations cuivriques
de la parade molle ou les délires bucolico-cosmiques de Strange Days et Waiting
For The Sun, et tout comme Sky Saxon quelques années auparavant, Jim Morrison
quitte son costume de grand chaman psychédélique, de pop star décadente pour se
muer en « old blues man » comme indiquent les paroles de « Maggie M’Gill ». Et
ce nouveau jouet n’est pas sans déplaire à un groupe toujours au top et qui va
même engager des musiciens de studio pour polir son retour. Car Morrison Hotel,
sorti en février 1970, est bien la résurrection que l’on attendait : encensé
par la critique à sa sortie (quelques réserves du côté de Rolling Stone
néanmoins), l’album est à l’image de sa pochette, un hôtel crasseux et
underground des bas-fonds de Los Angeles qui, en plus des chambres à deux
dollars cinquante la nuit, laisse trainer à la réception quatre hippies (dont
deux mal rasés) monopolisant le juke box et les bières à la bouteille. Et
encore, je ne vous décris pas la devanture du Hard Rock Café d’en face.
Pour être honnête, j’ai toujours
considéré Morrison Hotel comme clairement en dessous du premier album éponyme
et comme une prémisse ratée de L.A. Woman ; mais conscience professionnelle
oblige, je me suis remis dedans avant de le chroniquer. Et ô mes frères, la
magie musicale m’a fait revoir mon jugement à la hausse. « Roadhouse Blues »
reste le classique indémodable qu’il était déjà, le genre de titre qui ferait
fureur dans n’importe quel bar fumeux de cette planète. Il faut dire que le ton
est donné : riff incisif, l’orgue qui laisse la place à un piano bar,
l’apparition d’une basse qui donne un petit plus groovy, la voix rocailleuse,
l’harmonica tout ça tout ça… Le tout savamment mixé pour faire se trémousser
strip-teaseuses et barbus en Harley. On retrouve les mêmes ingrédients dans «
You Make Me Real » avec le même genre de solo rapide et violent qui dévoile une
nouvelle facette de Robby Krieger, peut-être un peu plus mature. Et
congratulations pour le « Peace Frog » où le frisé excelle, accompagné par un
Ray Manzarek et un John Densmore qui ne nous avaient pas fait autant swinguer
depuis « Soul Kitchen ». C’est d’ailleurs dans « Peace Frog » que Jim Morrison
évoque avec toute la puissance poétique qu’on lui connait, l’événement le plus
marquant de sa vie, à savoir l’accident de voiture qu’il vit de la fenêtre de
sa voiture étant enfant, celui au cours duquel l’esprit d’un indien décédé
aurait pénétré son âme. Romantisme quand tu nous tiens... La ballade « Blue
Sunday » reste assez anecdotique, surtout à côté d’ « Indian Summer » que j’ai
toujours trouvée magnifique, et surtout grâce à son refrain. Et figurez-vous
que c'est même la première chanson écrite par Morrison et sa bande, les quatre
compères ont juste réenregistré la voix, trois ans plus tard, pour inclure la
chanson sur cet album. Des petites histoires comme ça, moi ça m'épate. « The
Spy » et « Maggie M’Gill » sont deux blues parfaitement rodés aux refrains ici
encore, hyper efficaces (celui de l'espion ressemble d’ailleurs étrangement à
celui de « Who Scared You », chanson bonus de The Soft Parade) et qui révèlent
l’extrême habileté du chanteur à rentrer dans son nouveau rôle, à utiliser
magistralement une voix attaquée par les excès en tout genre. Et oserais-je
tourner le dos à toutes les critiques rongées par un esprit pourri ? Oui, Jim
Morrison était un fabuleux chanteur. Point. « Queen Of The Highway », hymne à
mamzelle Pamela, l’idylle et la petite amie (largement trompée mais ça, ça ne
nous regarde pas) de Jim Morrison, est-elle aussi remarquable par son
instrumental, un peu plus jazzy mais collant parfaitement à l’ambiance. « Ship
Of Fools » et « Land Ho ! », plus enjoués, sont peut-être un peu moins bons,
mais ne boudons pas notre plaisir. Enfin, « Waiting For The Sun », rescapé des
sessions de 1968, est à écouter pour saisir ce que Morrison Hotel n’est pas, ce
que les DOORS ne sont plus.
Fini les errances pseudo
psychédéliques, Morrison Hotel est là pour nous rappeler que THE DOORS était
avant tout un groupe surpuissant, avec des musiciens loin d’être des baltringues,
à la culture musicale poussée et aux dents sévèrement aiguisées. Et cet album
n’est pas juste celui qui est avant L.A. Woman, il reste le plus underground,
le plus bluesy et le plus fun, le moins recherché peut être au regard de la
discographie du groupe, mais selon moi, clairement à la hauteur des deux
masterpieces évoqués plus haut. D’ailleurs, la récente réédition propose bien
une demi-heure de répétitions, anecdotiques pour certains mais qui moi, me font
bien marrer surtout quand on entend Densmore et Krieger se faire engueuler («
Come On Robby stop that song ! ») par l’ingénieur du son Bruce Botnick.
Rock Fever
C'est en se promenant avec sa
femme dans les rues de Los Angeles que Ray Manzarek (claviers du groupe) aurait
remarqué le premier cet hôtel situé au
1246 South Hope Street. Un hôtel du nom de Morrison Hotel. L'occasion était
trop belle, Manzarek en parle aux autres, le groupe et un photographe (le
fameux Henry Diltz) s'y rend, et ils demandent au propriétaire s'ils peuvent
prendre la façade en photo. Refus du proprio. Qu'à cela ne tienne, ils entrent,
discrètement, et se glissent derrière la vitre, demandant au photographe de les
immortaliser, rapidement, une fois le propriétaire hors de vue. La photo est
celle présente sur le recto de pochette de cet album, le cinquième opus studio
des Doors, sorti en 1970 (le 1er février), enregistré en novembre de l'année
précédente (sauf deux chansons, plus anciennes, mais j'y reviendrai), et
portant le nom de Morrison Hotel. Enfin...non, l'album ne s'appelle pas comme
ça, en réalité ; en fait, on devrait appeler ce disque Hard Rock Cafe -
Morrison Hotel. C'est en tout cas le nom des deux faces (la première s'appelle
Hard Rock Cafe, et l'autre Morrison Hotel). Pourquoi ce long titre, ces faces
nommées ainsi ? Parce que si le recto de pochette montre une photo du Morrison
Hotel, le verso montre une photo de la façade du Hard Rock Cafe, un bistrot
situé 300 East 5th Street, à Los Angeles aussi (bistrot depuis fermé, et dont
le nom a inspiré le fondateur de la chaîne de restaurants du même nom, qui aura
vu ce nom sur la pochette de l'album en son temps !). Voilà ce qui explique le
double titre de l'album, et les titres des deux faces. Il aurait été en
revanche plus logique que la face Morrison Hotel soit la première et non pas la
deuxième, mais bon... Ce disque, tout le monde l'appelle Morrison Hotel, car
c'est plus logique, court et facile ; je ne vais donc pas jouer l'intéressant
en l'appelant de son nom à rallonge, vu que même les éditions CD utilisent la
version courte du titre !
C'est, donc, le cinquième opus
doorsien, et leur premier album des années 70. C'est aussi l'avant-dernier
album studio sorti du vivant de Jim Morrison, et le dernier album produit par
Paul A. Rothchild, mais personne n'aurait évidemment, à l'époque, se douter de
l'un ou l'autre de ces détails. C'est, aussi, leur album le plus long depuis le
premier (qui durait 44 minutes). Morrison Hotel n'est pas aussi long, mais
atteint, pour 11 titres, 37 minutes. Cette durée est plus importante que celle
des trois précédents albums, mais elle sera atomisée par celle de L.A. Woman,
le suivant et dernier (avec Jim) qui, avec 48 minutes (et presque 49), s'impose
comme, de loin, le plus long des albums studio du groupe. Mais ça, j'en
reparlerai bientôt, de L.A. Woman, concentrons-nous sur Morrison Hotel. C'est
un disque très rock, le plus rock du groupe, clairement. Un disque qui fera
dire aux rock-critics et fans que les Doors entament un vrai retour gagnant,
leur précédent album (The Soft Parade, 1969), bien que franchement bon, ayant
été un bide, un album assez incompris (et très étrange, avec cet usage parfois
abusif de cuivres). Il fallait bien donner un coup de fouet a tout ça, et
Morrison Hotel sera ce coup de fouet. Gros, gros succès, c'est un disque
généralement considéré comme étant un des sommets absolus du groupe, et même du
rock des années 70. Rien que ça ! Et aussi bien la première affirmation que la
seconde sont on ne peut plus vraies, justifiées.
Car Morrison Hotel est vraiment
un classique, un putain de chef d'œuvre. Pas mon préféré du groupe (j'hésite
entre L.A. Woman, The Soft Parade et Strange Days, mais surtout entre les deux
premiers - Morrison Hotel arrive en quatrième), ni le sommet absolu (L.A.
Woman, suivi de Strange Days - Morrison Hotel arrive en troisième), mais tout
de même un putain de chef d'œuvre. Et tant pis s'il y à une chanson ou deux qui
ne me plaisent pas (Queen Of The Highway, Ship Of Fools), c'est bien peu
comparé à la déferlante rock du reste de l'album. Le groupe a enregistré ce
disque, donc, en novembre 1969, en s'aidant de quelques guests : Lonnie Mack
(basse sur Roadhouse Blues et Maggie M'Gill), Ray Neapolitan (basse sur tout le
reste sauf sur Queen Of The Highway, où la basse est tenue par Manzarek, en
fait un piano basse) et un certain G. Puglese, pseudonyme de John B. Sebastian
(des Lovin' Spoonful) à l'harmonica sur Roadhouse Blues. Comme je l'ai dit,
deux chansons ne datent pas des sessions de Morrison Hotel, mais sont plus
anciennes. Il s'agit d'Indian Summer, qui date de 1966 (sessions du premier
album, The Doors) et est une ballade poétique envoûtante, sublime ; et, bien
sûr, de Waiting For The Sun, qui date de 1968 et des sessions de l'album du
même nom (le groupe appellera l'album Waiting For The Sun, mais ne conservera
pas cette chanson au final, comme je l'ai expliqué brièvement en réabordant le
disque de 1968 dernièrement), chanson mémorable, probablement ma préférée de
l'album et assurément une de mes grandes préférées du groupe. Tout le reste est
inédit de 1969. Et on sent bien qu'après une incartade cheloue (mais vraiment
réussie quand même) avec The Soft Parade, le groupe a apprécié de jouer du pur
vrai rock teinté de blues (Roadhouse Blues, la première chanson, en est un
exemple flagrant).
Roadhouse Blues, You Make Me Real
et son piano boogie, Peace Frog et son riff monumental, les petites douceurs
Indian Summer et Blue Sunday, le remarquable et étrange The Spy inspiré des
écrits d'Anaïs Nin, la cavalcade effrénée de Land Ho ! ou le blues terminal
Maggie M'Gill, toutes ces chansons, plus Waiting For The Sun, font de Morrison
Hotel une réussite majeure des Doors. Après, oui, Ship Of Fools est pas mal (et
puise son titre d'une allégorie), mais pas non plus grandiose, et Queen Of The
Highway, sans être elle aussi ratée, est franchement basique, on s'ennuie un
peu à l'écouter (mais la chanson est courte, moins de 3 minutes, ce qui est
aussi le cas de Blue Sunday, Indian Summer et Peace Frog), pas grand-chose de
vraiment enthousiasmant. Mais ces deux chansons ne suffisent vraiment pas à
faire de Morrison Hotel un disque inégal, l'album est vraiment bluffant. Je le
conseille à tous ceux qui ont écouté L.A. Woman et l'ont aimé, à tous ceux qui
connaissent les autres albums du groupe mais pas encore celui-ci (ce qui, dans
un sens, est étrange, quand même), à tous ceux qui ne connaissent pas encore
les Doors, et, en général, à tous les fans de rock et de blues-rock. Un disque
légendaire, de la pochette à ses morceaux, voilà ce qu'est Morrison Hotel, et
si ce n'est pas le sommet absolu du groupe selon moi, ni mon grand préféré,
c'est quand même un disque essentiel et remarquable ! Et je termine en citant
Roadhouse Blues, cet hymne de la vie sur la route : Keep your eyes on the road,
your hands upon the wheel [...] Let
it roll, baby, roll, let it roll, baby, roll, let it roll, all night long...
1001 Albums You Must Hear Before You Die
Generally referred to as Morrison Hotel,
although its title according to the U.S. chart "bible" is Morrison
Hotel/Hard Rock Café, this was the fifth album by The Doors in three years.
(Keyboardist Ray Manzarek had spotted the hotel in downtown L.A. du ring a
drive around town with his wife.) The group was under pressure because vocalist
and USP Jim Morrison was due in court to answer obscenity charges. Indeed, they
had recorded several shows that could become a live album if Morrison received
a jail term, but the U.S. legal system was so slow that there was time for this
new studio release.
The album's predecessor, The Soft Parade, had
been regarded as disappointingly unchallenging. Perhaps as a result, this was a
muscular R&B-inspired offering, betraying the group's roots. The chugging,
ballsy "Roadhouse Blues" makes most immediate impact, featuring
hitmaker Lonnie Mack on bass and The Lovin' Spoonful's John Sebastian ("G
Puglese") on harmonica. (It was subsequently covered by acts as diverse as
Blue Ôyster Cult and Frankie Goes To Hollywood.) The twitchy funk of "Peace
Frog" echoes the social unrest of the time, and namedrops New Haven, where
Morrison had once been arrested onstage. The clattering, keyboard driven
"Vou Make Me Real" features Morrison at his bawling best; elsewhere,
he croons smoothly through "Blue Sunday," the sinuous "The Spy,"
and "lndian Summer," a beautiful ballad whose undulating bassline
recalls Doors magnum opus "The End." The Doors were back on course
aga in.
TRACKLINSTING
| Hard Rock Cafe | ||
| 1 | Roadhouse BluesBass – Lonnie MackHarp – G. Puglese | 4:08 |
| 2 | Waiting For The Sun | 4:02 |
| 3 | You Make Me Real | 2:54 |
| 4 | Peace Frog | 2:51 |
| 5 | Blue Sunday | 2:10 |
| 6 | Ship Of Fools | 3:17 |
| Morrison Hotel | ||
| 7 | Land Ho! | 4:14 |
| 8 | The Spy | 4:21 |
| 9 | Queen Of The Highway | 2:52 |
| 10 | Indian Summer | 2:37 |
| 11 | Maggie M'GillBass – Lonnie Mack | 4:21 |
| Bonus Tracks | ||
| 12 | Talking Blues | 0:59 |
| 13 | Roadhouse Blues (11/4/69, Takes 1-3) | 8:47 |
| 14 | Roadhouse Blues (11/4/69, Take 6) | 9:26 |
| 15 | Carol (11/4/69)Written-By – Chuck Berry | 0:56 |
| 16 | Roadhouse Blues (11/5/69, Take 1) | 4:32 |
| 17 | "Money Beats Soul" (11/5/69) | 1:04 |
| 18 | Roadhouse Blues (11/5/69, Takes 13-15) | 6:21 |
| 19 | Peace Frog (False Starts 7 Dialogue) | 2:00 |
| 20 | The Spy (Version 2) | 3:48 |
| 21 | Queen Of The Highway (Jazz Version) | 3:36 |
| torrent name | size | uploader | age | seed | leech |
|---|---|---|---|---|---|
| 249.42 MB | Anonymous | 2 years | 3 | 0 | |
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Moroccan music recorded by Brion Gysin - One night @ the 1001 - Vol:1 [FLAC] Posted by
Kalamatianos in Music
|
617.2 MB | Kalamatianos | 7 years | 0 | 0 |
| 354.41 MB | Vaçava | 7 years | 0 | 0 | |
| 303.47 MB | 15Grammes | 8 years | 3 | 0 | |
| 430.26 MB | 15Grammes | 8 years | 5 | 0 |
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