[1001] - The Doors - The Doors - 1967 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit

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  CD 1.1 - 01. The Doors-Break On Through (to the Other Side).flac 15.92 MB
  CD 1.1 - 02. The Doors-Soul Kitchen.flac 22.34 MB
  CD 1.1 - 03. The Doors-The Crystal Ship.flac 15.27 MB
  CD 1.1 - 04. The Doors-Twentieth Century Fox.flac 16.28 MB
  CD 1.1 - 05. The Doors-Alabama Song (Whisky Bar).flac 20.48 MB
  CD 1.1 - 06. The Doors-Light My Fire.flac 46.93 MB
  CD 1.1 - 07. The Doors-Back Door Man.flac 21.49 MB
  CD 1.1 - 08. The Doors-I Looked at You.flac 14.88 MB
  CD 1.1 - 09. The Doors-End of the Night.flac 15.73 MB
  CD 1.1 - 10. The Doors-Take It As It Comes.flac 14.36 MB
  CD 1.1 - 11. The Doors-The End.flac 65.73 MB
  CD 1.1 - 12. The Doors-Moonlight Drive (version 1).flac 15.82 MB
  CD 1.1 - 13. The Doors-Moonlight Drive (version 2).flac 15.54 MB
  CD 1.1 - 14. The Doors-Indian Summer (81966 vocal).flac 12.69 MB

Description


The Doors - The Doors - 1967



1001 Albums You Must Hear Before You Die



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ARTISTE



Parmi les groupes charismatiques
des années 60 The Doors semble être LE groupe à retenir, non pas qu’il n'y ait
eu que des groupes moins bons, moins influents, non tout simplement car The
Doors est l’un de ces noms qui a traversé les décennies. Grâce à des
compositions intemporelles, des textes engagés ou choquants (pour l’époque),
une vie des plus rock’n roll et la mort de leur charismatique chanteur, Jim
Morrison, entourée de mystère.



The Doors se créé en 1965 à Los
Angeles, composé de John Densmore (batterie), Robby Krieger (guitare), Ray
Manzarek (clavier) et Jim Morrison (chant) suite à la rencontre de Jim et Ray
tout deux étudiants en cinéma. Ce groupe sans basse débute en posant des
compositions sur des poèmes de Jim Morrison, une des grandes passions du
frontman surdoué.



The Doors enregistre alors une
démo et tente de se faire signer sans succès, il accepte alors d’animer un bar
puis en 1966, The Doors signe pour 6 albums sur Elektra Records. La sortie du
premier album éponyme se fait en 1967, Light My Fire devient alors le premier
succès du groupe (après avoir été réenregistré pour un format single). Le
groupe se fera connaître grâce à sa musique mélangeant d’innombrables styles, du
rock traditionnel au folk en passant par la musique indienne, le groupe
incorpore des dizaines d’influences, le tout agrémenté des textes poétiques de
Morrison. Le groupe se fait aussi connaître pour ses frasques et
particulièrement celles de Morrison drogué et alcoolique notoire. Par exemple
sous l’emprise de LSD, il improvise de nouvelles paroles lors d’un concert sur
The End « Father, I want to kill you. Mother, I want to fuck you all night long
», le groupe est expulsé du club où il joue.



La presse accueille favorablement
le quatuor qui enregistre déjà son second album, en une semaine à peine le
groupe réalise Strange Days, album plus noir où les paroles tournent autour de
sujets comme le malaise, la perte d’identité et toujours la révolte avec un Morrison
hargneux. Le frontman séduisant devient très vite un sex symbol et joue de son
charme et de son talent pour manipuler les foules en créant chaos ou en faisant
revenir le calme dans les salles où le groupe se produit. Ainsi fin 1967 il se
fera arrêter sur scène pour trouble de l’ordre public après avoir rendu le
public hostile aux forces de l’ordre encadrant le concert (prétextant avoir été
gazé par un policier en coulisse).



Le succès grandissant du groupe
pousse Morrison à encore plus d’excès, le groupe engage alors quelqu’un pour
surveiller son chanteur. Dans un climat un peu tendu le 3ème album voit le jour
: Waiting For The Sun en 1968, le morceau 
Unknown Soldier devient alors un des hymnes anti-guerre pour le mouvement
pacifiste en lutte contre la guerre du vietnam. Jim Morrison s’éloigne du rock
et se consacre de plus en plus à la poésie. Il écrit d’ailleurs de moins en
moins de chansons, sur The Soft Parade (1969) il n’écrira que 4 des 9 chansons
de l’album. Il exigera que le nom des auteurs soit indiqué sur la pochette du
disque car il est en désaccord avec les textes écrits par Krieger.



En 1969, alors que leur 4ème
album n’est toujours pas sorti, Morrison ivre mort annonce qu’il va se mettre
nu sur scène, les témoignages divergent sur la réalité des faits mais quoi
qu’il en soit le groupe est poursuivi pour comportement indécent, nudité
publique, outrage aux bonnes mœurs et ivresse publique. L’album sort alors dans
l’indifférence générale. En 1970 le groupe sort un nouvel album avec Morrison
Hotel (du nom d’un hôtel de Los Angeles) puis en 1971 après 10 jours seulement
en studio le groupe enregistre son dernier album avec Jim Morrison : L.A.
Woman, considéré par beaucoup comme l’une de leurs meilleures productions.



Jim décide alors de quitter le
groupe et part vivre à Paris, quelques mois après il décède dans des conditions
restées mystérieuses (certains parlant même d’un complot qui aurait aussi tué
Jimmy Hendrix, Janis Joplin, Martin Luther King et Malcom X), il est enterré au
cimetière du Père-Lachaise à Paris.



Le groupe ne se sépare cependant
pas et sort en 1971 Other Voices puis en 1972 Full Circle, tous deux boudés par
le public, provoquant le split final. En 1978 ils se reforment pour enregistrer
des compositions sur des poèmes de Jim Morrison et sorte An American Prayer.



En 1991 Oliver Stone consacre un
film au célèbre groupe avec Val Kilmer dans le rôle principal, et en 2002
Manzarek et Krieger décident de redonner des concerts avec au chant  Ian Astbury (The Cult), ils seront contraints
de changer de nom (et prennent Riders On The Storm) suite au procès de John
Densmore et des héritiers Morrison.



En 6 albums (avec Morrison) et en
seulement 5 ans le groupe marque les esprits par son coté contestataire, son
histoire folle et une musique brassant énormément d’influences. Enorme
influence pour beaucoup de groupe The Doors pose les prémisses d’un style qui
sera approfondie par The Stooges ou encore Patti Smith (et plus tard le punk).
Le jeu de scène de Morrison marquera les esprits et sera repris par de nombreux
artistes dont Iggy Pop ou Ozzy Osbournes (Black Sabbath) qui influenceront à
leur tour une grande lignée de chanteurs rock à scandale. Une carrière brève
mais remplie et une marque dans l’histoire du rock incroyable…



L’ALBUM



Forces Parallèles



The Doors, groupe mythique de la
scène rock californienne de la fin des années soixante connait dés son premier
album un succès quasi immédiat à Los Angeles, ainsi que dans le reste des États
Unis. Formés initialement par le charismatique chanteur et poète Jim Morrison
et l’organiste Ray Manzarek, rejoints rapidement par le batteur John Densmore
et son ami guitariste Robby Krieger, les Doors enregistrent leur première démo
en 1965, mais celle-ci ne convainc absolument pas les maisons de disques.
L’absence de bassiste, compensée par un second clavier qui assure les lignes de
basse est une de leurs expérimentations originales qui a permis l’éclosion de
ce style musical unique à la croisée du jazz, du blues, du rock dans le ton
très psychédélique de l’époque. En 1966, après avoir joué durant de longs mois
au Whisky A Go Go et au London Fog, bars branchés de L.A., les Doors décrochent
enfin avec Elektra un premier contrat. L’expérience musicale accumulée pendant
leurs nombreuses prestations scéniques permet alors au groupe d'enregistrer l'album
en une semaine seulement.



« Break On Through (To The Other
side)», un des tubes qui leur a ouvert les portes de la gloire, annonce la
couleur d'un album énergique. Le disque est en effet ponctué de morceaux
rhythm'n' blues caractérisés par la voix profonde de Jim Morrison, un orgue
dynamique, une guitare nerveuse et des refrains rageurs. Avec une efficacité
redoutable, ils appliquent la même formule magique sur «T wentieth Century Fox
», « Take It As It Comes » ou encore « I Looked at You ».



Mais ce qui fait l'originalité
des Doors est sans doute leur volonté de transgresser les frontières imposées
par les maisons de disques en termes de durée des chansons, calibrées dans le
seul but d'en faire des tubes commerciaux ; «Light My Fire», véritable hymne
des Doors aux soli de guitare et de clavier flamboyants en est un exemple parmi
tant d'autres, même si sous l'insistance d' Elektra, le groupe a été obligé d'
en faire une version single raccourcie qui s' imposera sans difficultés au hit
parade. De plus, des titres comme « Crystal Ship », aux claviers envoûtants, «
End of the Night » à la rythmique très légère ou « Soul Kitchen » mettent en
valeur le talent indéniable des musiciens et la qualité des paroles du chanteur
Jim Morrison.



Les nombreuses facettes musicales
du groupe se reflètent également à travers des reprises souvent audacieuses :
ils arrivent à s'approprier des morceaux et à les jouer « façon Doors » d'une
manière étonnante et fascinante, les deux exemples frappants étant « Alabama
Song (Whisky Bar) » tiré de « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony »
de Kurt Weill, sur des paroles de Bertolt Brecht, ou encore le fameux blues «
Back Door Man », du grand compositeur Willie Dixon.



Enfin, « The End », épopée de
plus de onze minutes, clôt le disque de façon grandiose, troublante et presque
dérangeante. Avec un accompagnement mystérieux et envoûtant qui semble incarner
la personnalité énigmatique de Jim Morrison et des paroles scandaleuses
inspirées du mythe d’Oedipe, cette composition si singulière a fait date dans
l'histoire du rock. Lors de leurs premiers concerts, Jim Morrison hurlait sur
scène comme un dément « Father! (Yes, son?)I want to kill you!...Mother! I want
to...fuck you all the night! », ce qui a d'ailleurs coûté au groupe d'être viré
du Whisky A Go Go par un patron complètement excédé par la situation.



Ce chef-d’œuvre unique et si
particulier, qui devint disque d'or en 1967 avec le single « Light My Fire »,
ne peut laisser indifférent. Les Doors, nom inspiré par un livre de Aldous
Huxley, « The Doors of Perception », font partie de ces groupes qui, à
l'époque, ont le mieux représenté la contre-culture américaine. A l'aube d’une
carrière musicale plus que prometteuse, ils gravent ici une œuvre majeure du
Rock qui leur ouvre en ces années psychédéliques fort mouvementées les portes
du succès.



Rock Fever



Et c'est reparti pour un petit
cycle Doors (réécriture des chroniques des albums studio de la période Jim
Morrison), on rouvre les Portes ! Et quoi de plus logique que de commencer par
leur premier album ? Ce premier album est, comme la quasi-totalité des suivants
(excepté le dernier fait avec Morrison, L.A. Woman de 1971), produit par Paul
A. Rothchild, et il date de 1967 (enregistré entre août et septembre 1966). Il
est sorti en tout début d'année 1967 (le 4 janvier !) et s'appelle, connement,
sobrement, The Doors. Au regard de l'ensemble des albums de l'époque, c'est un
disque assez long (43 minutes dont un morceau de plus de 11 minutes et un autre
de quasiment 7 minutes), et possédant, déjà, un son bien particulier, le son
Doors. Lesquels, je le rappelle, sont constitués du guitariste Robbie Krieger,
du batteur John Densmore, du chanteur/parolier Jim Morrison et du claviériste
et bassiste occasionnel Ray Manzarek (la basse sera souvent un problème chez le
groupe, qui n'aura jamais de vrai bassiste sauf sur L.A. Woman ; la basse sera
soit jouée par Manzarek, soit par des guests tels Lonnie Mack, Doug Lubahn ou
Ray Neopolitan, ça dépend des albums). Sur ce premier album, apparemment, c'est
Larry Knetchel (non crédité) qui en joue sur 5 des 11 titres. L'album sera un
gros, gros succès, et fait partie des meilleurs de l'histoire (même s'il faut
reconnaître que deux autres albums du groupe sont supérieurs en terme de
qualité : Strange Days et L.A. Woman), un disque culte s'il en est ; pourtant,
au départ, le patron d'Elektra Records (maison de disques ayant signé le
groupe), Jac Holzman, n'y croyait pas, il faudra toute la force de conviction
d'Arthur Lee (de Love, groupe psychédélique qui était chez Elektra) pour
persuader Holzman de signer les Doors. Holzman ne le regrettera jamais (et
changera évidemment d'avis sur le groupe, qu'il estimait merdique au départ).
Son compte en banque non plus.



Comme je l'ai dit, The Doors est
un excellentissime album, mais ce n'est pas non plus le sommet du groupe.
Enfin, c'est tout de même un classique, et un des meilleurs premiers albums de
l'histoire du rock avec le premier Roxy Music, le premier Pink Floyd, le
premier King Crimson, le premier Led Zeppelin et le premier Magma (et j'en
oublie). On a certes quelques chansons un peu mineures, sur ce premier opus
doorsien, mais, déjà, le son du groupe est là : la face noire, sombre, oscure,
cachée du psychédélisme américain. Les Doors, gavés d'ésotérisme, de chamanisme
(Morrison a nommé le groupe d'après l'essai chamanique Les Portes De La
Perception d'Aldous Huxley, que l'auteur avait écrit sous influence du peyotl),
sous la coupe d'un chanteur ravagé dont les accès de colère étaient terrifiants
(il a saccagé, de nuit, le studio après l'enregistrement de Light My Fire, apparemment,
il n'avait pas digéré la séance...), sont clairement un des groupes les plus
noirs, obscurs, sinistres de leur période (avec Love, également de Californie,
et, à New York, le Velvet Underground). La preuve ? The End. Morceau bien placé
sur le disque (à la fin...au vu du titre, c'est logique !), utilisé 12 ans plus
tard dans l'ouverture (et la conclusion) du chef d'oeuvre Apocalypse Now de
Coppola, The End est le morceau de plus de 11 minutes (11,40 minutes) qui rend
l'album réellement culte. Un truc de sauvages. Une expérience. Non, ce morceau
n'est pas le meilleur absolu des Doors (ni de l'album) : il est trop long,
foutraque pour ça. Mais, oui, c'est tout de même un grand morceau (de malades),
une Oeuvre, culte, anthologique malgré ses défauts. L'intro est sublime, les
premières minutes sont à elles-seules sensationnelles (This is the end, my only
friend, the end [...] I'll never look into your eyes again). Puis, le morceau
dérape lentement, change de style, devient chamanique, déclamation du chanteur,
paroles totalement étranges (The west is the best), allusions violentes (Father
? - Yes, son ? - I want to kill you) ou salaces (Mother ? I want to
fu...aaaaaahhhhhh !) au mythe d'Œdipe, injonctions glauques (Kill, kill, kill,
kill, kill... que l'on entend dans Apocalypse Now, quand Willard/Martin Sheen
sort du marécage pour aller tuer Kurtz/Marlon Brando), et retour à la normale
dans la conclusion du morceau. Impossible d'ignorer plus longtemps ce morceau,
si on ne le connait pas déjà. Pour quasiment tout le monde, les Doors, c'est
The End. C'est un peu l'arbre qui cache la forêt, mais il est vrai que ce
morceau est mythique.



Le reste de l'album est
franchement excellent, même s'il y à quatre morceaux, ici, qui ne me plaisent
pas : Twentieth Century Fox (qui n'a rien à voir avec la fameuse firme
cinématographique), et surtout la triplette située, sur la face B, avant The
End, trois courtes chansons assez insipides (sauf, éventuellement, la seconde)
: I Looked At You, End Of The Night et Take It As It Comes. Si End Of The
Night, très sombre, nocturne, un peu sinistre, est, dans un sens, pas mal
(l'écho sur la guitare est fantastique), le reste est vraiment moyen, médiocre
même (I Looked At You). Mais heureusement, ce qui reste de l'album est
fantastique, de la reprise du standard blues Back Door Man de Willie Dixon à
l'autre reprise, celle du Alabama Song (Whiskey Bar) de Kurt Weill et Bertolt
Brecht (issu de L'Opéra De Quat'Sous), que Bowie reprendra par la suite (sur
Stage, 1978). Et les originaux
: Soul Kitchen, The Crystal Ship, Break On Through (To The Other Side)...
Light
My Fire ! Inutile de revenir sur Light My Fire (sauf pour dire que la version
sortie en single, considérablement raccourcie, est minable par rapport au long
déluge manzarekien et kriegerien de la version album de 7 minutes), la chanson
est un classique et, pour moi le sommet de l'album. Les autres, on peut en
parler un peu. Break On Through (To The Other Side) est une chanson mémorable
et hélas trop courte, avec une ligne de basse (?) grandiose, un Morrison
inspiré malgré des paroles un peu space parfois (You know the day destroys the
night, and night divides the day) ; The Crystal Ship, c'est un Morrison apaisé,
voix sensationnelle, un régal poétique ; Soul Kitchen, dont l'intro est la même
que celle de When The Music's Over (sur l'album suivant, Strange Days) au point
de se demander quelle chanson, des deux, autoplagie l'autre (When The Music's
Over a peut-être, en effet, été écrite avant, mais commercialisée après, qui
sait), Soul Kitchen, donc, est un blues psychédélique doorsien imparable.



Dans l'ensemble, ce disque offre
plus de pépites, de chefs d'œuvre, que de chansons moyennes. Mais il en offre
quand même trois ou quatre, ce qui, par rapport à la majorité des albums
suivants, est quand même un nombre important. Strange Days, en effet, n'aura
qu'une chanson un peu fadasse, L.A. Woman (sixième album) n'en aura pas,
Morrison Hotel (cinquième) et The Soft Parade (quatrième) en auront deux, seul
Waiting For The Sun (troisième album) en aura trois. Cela fait de The Doors un
très bon disque, certes, mais si je m'amuse à classer les albums du groupe par
préférence, il se retrouvera sans doute bon dernier, je sais que ça choque de
dire ça, mais c'est pourtant la vérité. Je n'ai jamais été un fan absolu de ce
premier opus doorsien, préférant les autres, tous les autres, mais il est aussi
vrai que cet album est mythique, essentiel, et qu'il offre pas moins de cinq
(six, en comptant The End) monstres sacrés, tous remarquables. Bref, essentiel,
sans pour autant être le sommet, vous dire le niveau de certains autres albums
du groupe !



Métalorgie



L'éponyme de The Doors, le
premier d'une série de 6, la première pierre de la légende, le premier brûlot
poétiquo rock'n roll bluesy lancé par 4 américains dont la fougue créatrice les
liera et les fera rentrer dans l'histoire du rock (celle avec un grand H) en 4
petites années avec album enregistré en 6 jours... Des 6 il est considéré comme
un des meilleurs, peut être ex aequo avec L.A. Woman. Dissection d'un monstre
sacré.



Pourquoi lui plutôt qu'un autre ?
Pourquoi ce groupe, cet album sont-ils devenus cultissimes ? Peut-être car The
Doors est l'un des premiers à mélanger blues et rock, ce relent du sud suintant
de chaque note de cette guitare (et dire qu'il en joue que depuis 3 ans !),
cette mélancolie mêlée à cette fougue rock'n roll porté par une voix passant du
douceâtre au braillard.



Peut-être mais est-ce suffisant ?



On pourrait aussi voir du côté
fougueux de ce chanteur énigmatique qui deviendra vite une icône, une idole et
un sex symbole qui fera se pâmer bon nombre de groupies. Ce mauvais garçon use
et abuse des drogues et alcools, le secret de sa créativité ? Mais plus qu'une
simple idole Jim Morrisson est aussi un être énigmatique. Génie notoire ses
textes poétiques (sa vraie passion) révèlent une personnalité complexe, des
idées qu'il faut déchiffrer, une rébellion constante, un amoureux des lettres
shooté au beau milieu de musiciens dans une alchimie rare.



Certes une raison supplémentaire
pour rapprocher ce disque du panthéon du rock, pour en justifier complètement
le statut on pourra aussi parler de ce son très particulier, encore très typé
60's il préfigure également un amorçage vers des tonalités plus brutes, un son
que des formations comme The Stooges ou Black Sabbath pousseront encore plus
loin dans quelques années.



The Doors joue à l'alchimiste en
mettant dans son chaudron blues, rock mais aussi jazz, classique, musique
orientale, ambiances faussement festives (comme la reprise de Alabama Song
(Whisky Bar)).



Le long des 11 morceaux composant
cet album The Doors va nous proposer une tripoté de titres désormais dans les
classiques : Break On Through (To The Other Side) qui en moins de 20 secondes
donnera le ton de l'ensemble de l'album (différent, blues et dur); la
psychédélique Soul Kitchen : bluesy dans les moindres recoins, Light My Fire et
son orgue, certes un peu kitch, reconnaissable entre 1000; et bien évidement
The End, immortalisé par Apocalypse Now 12 ans plus tard, titre de plus de 11
minutes suintant les drogues accumulées par Morrisson, un morceau d'une durée
atypique et un rendu qui l'est tout autant.



Ce premier album de The Doors est
une pièce majeure du rock, un album charnière qui va influencer d'innombrables
formations (en vrac : Led Zeppelin, Patti Smith, The Stooges, ... et tous ceux
en découlant), la symbiose d'éléments disparates pour un tout incroyablement
homogène. Intelligent, innovant, provocateur, énigmatique et psychédélique,
bien des qualificatifs peuvent être donné à ce premier album. Rares sont les
groupes à avoir autant marqué les esprits dès leur première production, et cela
n'est pas fini car 5 autres albums, contenant chacun au moins une perle sont à
venir pour les 4 prochaines années... Le roi lézard débute son règne, ses appels
à la remise en cause du monde nous entourant, son désir de non conformisme font
écho jusqu'a nos jours, et même si le monde à bouger les idées véhiculées par
cet album reste plus que jamais d'actualité.



Albumrock



Le groupe des Doors est né en
1966 a Los Angeles, après avoir joué dans des bars comme le london frog ou
encore le réputé Whisky a-Go-Go, les Doors se différencient alors des autres
groupes grâce à leur chanteur Jim Morrison qui communique sur scène une énergie
mystique bien particulière. En Janvier 1967 sort l'album The Doors. La grande
particularité de cet album est l'atmosphère magique qui arrive à relier les
différentes chansons pour en donner un album envoûtant.



Toutes les chansons sont une
discussion perpétuelle entre la poésie de Jim et les solos de guitare façon
blues de Robby Krieger, le tout sur un tapis musical d'orgue (basse et thème) à
la fois Jazzy et classique de Ray Manzarek et de batterie décousue par John
Densmore.



Je pense qu'on peut s'arrêter sur
deux ou trois chansons comme "light my fire" et sa superbe partie
instrumentale qui paraît-il n'a jamais été fixée, permettant sur scène aux
musiciens, et à Jim de s'exprimer musicalement ou chorégraphiquement (pour
Jim), ce qui donnait aux concerts une dimension à la fois théâtrale et
mystique, et qui propulsa Jim au stade de demi-dieu érotique.



On peut encore apprécier
"The End", la chanson qui clôture l'album qui a été l'une des premières
chansons du rock à dépasser les 10 minutes. C'est là qu'on remarque les
qualités poétiques de Jim, et la puissance de l'envoûtement de la musique des
Doors.



Sens Critique



Ce sont notamment par ces paroles
chantées, qui donneront le remarquable Moonlight Drive, présent sur le second
album du groupe, sur une plage de la côte californienne par Jim Morrison à Ray
Manzarek, son camarade à l’UCLA, que tout commence.



Morrison rejoint alors le groupe
que Ray Manzarek avait monté avec ses frères, en changeant directement le nom,
proposant The Doors, titre renvoyant au livre The Doors of Perception où Huxley
raconte son expérience des drogues. Ce titre étant d'ailleurs lui-même inspiré
des vers de William Blake If the doors of perception were cleansed, every thing
would appear to man as it is : infinite.



Peu à peu, certains membres
partent alors que John Densmore et Robbie Krieger rejoignent le groupe,
respectivement à la batterie et la guitare. La basse est occupée par Manzarek
grâce à son clavier-basse Fender Rhodes, et c'est cette alchimie qui va donner
une sonorité si unique et géniale au groupe. Après quelques concerts démontrant
déjà la puissance et l’intensité de cette réunion, ainsi que de Morrison en
live, notamment dans des bars de Los Angeles comme le The London Fog ou le
Whisky a Go-Go, ils signent un contrat avec la maison de disques Elektra et
enregistrent leur premier album entre Août et Septembre 1966.



S’ouvrant sur le remarquable
Break On Through (To the Other side) où chaque membre arrive au fur et à
mesure, commençant par la batterie, puis la "basse" de Manzarek avant
que la guitare de Krieger lui réponde et que la voix inimitable de Jim Morrison
(où il aborde le thème de la drogue et suggère de "passer de l’autre
côté" avec du LSD) achève de poser les bases, la sonorité et le génie des
Doors. Comme cela se ressent sur les autres morceaux de l'album, et du groupe
en général, on y trouve toutes les caractéristiques de cette osmose musicale,
où chaque musicien joue génialement et démontre une réelle créativité tandis
qu'ils optent pour une direction musicale allant du rock au blues en y incluant
des sonorités plus jazzy ou orientales.



Le disque dure 44 minutes avec
deux longs morceaux clôturant chaque face, et quels morceaux ! Light My Fire
représente tout simplement l’un des sommets de l’album et du groupe, débutant
avec une inoubliable introduction, puis l'envoutante (comme souvent) voix de
Morrison avant que Manzarek puis Krieger, qui a lui-même composé le morceau, se
livrent un duel de solo clavier face à guitare. Tout simplement immense, à
l'image aussi de l’expérience finale The End, envoûtant et mystique de bout en
bout, nous plongeant dans la tête de Morrison, où ce dernier semble sombrer peu
à peu dans la folie en se muant en shaman freudien (Father. Yes son ? I want to
kill you. Mother, I want to fuck you all night long). C’est d'ailleurs ce
morceau, ainsi que cette phrase en particulier, qui feront virer les Doors du
Whisky a go-go.



En plus de ces morceaux,
l'ensemble de l'album est tout simplement remarquable, sans aucune fausse note
et on est encore emporté par toutes ces pépites, la voix de Morrison et surtout
ce style si unique et envoutant, à l'image de l'ambiance totalement prenante,
parfois même mystique de l'album. On y trouve deux reprises, l'intense blues
Back Door Man de Willie Dixon et l’excellent et faussement festif Alabama Song
(Whisky Bar) de Kurt Weill et Bertolt Brecht. Soul Kitchen, l'une de mes
favorites du groupe, est tout simplement magistrale, sorte de blues
psychédélique au clavier envoûtant tandis que le très beau et poétique The
Crystal Ship ainsi que les rock et efficaces Twentieth Century Fox, I Looked at
You (quel piano !) et Take it as ti Comes finissent de faire rentrer ce premier
essai dans une tout autre dimension.



Chef d’œuvre s’aventurant sur des
territoires inexplorés ce disque est proche d’atteindre la perfection et m'aura
marqué comme peu l'ont fait. Envoûtant de bout en bout, porté par une parfaite
alchimie entre quatre génies, ce premier disque, qui annonce déjà quelques
autres œuvres d'art, se révèle envoutant, mystique et tout simplement unique.



Spirit of Rock



1967 : aux Etats-Unis, les années
hippies battent leur plein : l'été de l'amour à San Francisco rassemble des
jeunes de tous les pays, le rock psychédélique est en plein essor, lancé par
des groupes comme Jefferson Airplane, 13th Floor Elevator ou Grateful Dead.
C'est l'année des grands idéaux, où l'on croit encore à la révolution, au
changement dans la société. L'optimisme est sur tout les visages, la crise
n'est pas encore là. Et surtout, c'est l'année du premier album éponyme des
Doors.



Mon avis sur ce groupe n'a rien
d'objectif : 37513, c'est mon premier amour du rock, la grande claque de ma vie
musicale, au point qu'il m'arrive de soutenir mordicus que dans la vie, il y a
les Doors, et rien d'autre, que si je devais partir sur une île déserte coupée
du monde, je ne prendrai que leurs albums. Rien de plus difficile de vous
parler de la musique de Jim Morrison et de ses camarades sans partir dans la
subjectivité la plus totale (Wolfgang Amadeus, Jean Sébastien seraient-ils
devenus Mozart et Bach si Jim Morrison et Ray Manzarek ne s'étaient pas
rencontrés sur la plage de L.A. ? Rien n'est moins sûr). Sauf peut-être si
j'arrive à vous communiquer ma passion pour ce groupe.



Le premier album éponyme des
Doors est une révolution dans le sens où tout ce qui fondera le groupe dans les
années qui vont suivre et déjà là. Ce qui fondera la musique
"doorsienne" (tentons un néologisme peut-être innaproprié) se
retrouve dans chaque titre, que ce soit dans les influences musicales de chaque
membre (le blues pour l'organiste Ray Manzarek, le jazz pour le batteur John
Densmore...), dans les thèmes qui seront brassés par la suite et dans lesquels
toute une génération se retrouvera (la prise de drogue dans Break On Through
(to the other side), l'amour très "Flower Power" dans Light My
Fire...) ... Tout se concentre dans ce brassage d'influence pour créer une "métamusique",
concentrée de références musicales précises et de thèmes générationels
universels, le tout saupoudré de rock psychédélique et du sens du spectacle de
Jim Morrison, fondateur du théâtre-rock dont les influences se feront longtemps
sentir.



Mais commençons par le
commencement. La pochette de 37513 (l'album) est en somme de facture très
classique mais préfigure déjà le rôle dominant du chanteur Jim Morrison, qui
apparaît au premier plan derrière Manzarek, Densmore et Krieger. Le disque
s'ouvre sur la chanson Break On Through (to the other side), hymne à la gloire
de la drogue (le LSD dont le chanteur était friand). Futur tube planétaire, BOT
condense cette alchimie magique qui existe entre les différents musiciens : la
poésie des paroles de Morrison alliées aux envolées de l'orgue de Manzarek fait
mouche. Rares furent les groupes de rock qui réussirent à aussi bien intégrer
l'orgue dans leur set musical (The Crazy World of Arthur Brown, ou dans une
moindre mesure, certains morceaux de Deep Purple comme Black Night). Si on
ajoute cette batterie parfaitement callée qui ouvre le morceau et le riff de
guitare de Robby Krieger accompagnant Morrison, la magie est déjà là.



Suit ensuite Soul Kitchen. Même
formule, même réussite : les talents du guitariste apparaissent dans ce
morceau, où son court solo s'intègre parfaitement dans une composition très
rythmée, peu propice aux envolées psychédéliques. Il est intéressant de voir
combien les musiciens du groupe se complètent et s'alternent tour à tour selon
les chansons : tantôt les solos de guitare très influencés par le blues mais
aussi le flamenco (voir Spanish Caravan dans l'album 52137), tantôt les
envolées de l'orgue. Dans un sens, Soul Kitchen s'apparente assez au titre
Twentieth Century Fox, où la guitare est aussi mise en avant.



The Crystal Ship révèle
timidement les talents de paroliers et de poète de Jim Morrison (ils
exploseront littéralement dans le morceau The End). La voix du chanteur,
accompagnée par les autres musiciens, berce ses auditeurs, qui se croient soudain
sur le bateau de cristal de la chanson.



Les titres Alabama Song (whiskey
bar), Light My Fire et Back Door Man, au même titre que Break On Through, sont
des incontournables des Doors en live. En ce qui concerne le premier morceau,
qui ne se souviens pas l'avoir fredonné après quelques verres ? Alabama Song
apparaît aujourd'hui comme ce léger clin d'oeil de ce bon vieux Jimbo à tous
les alcooliques du monde (dire qu'il a lui-même un peu abusé sur la bouteille
serait un euphémisme). Light My Fire est passé sur toutes les radios du monde :
c'est l'heure de gloire de Ray Manzarek, qui peut montrer ses talents
d'organiste de la première à la dernière minute du titre, puisque les autres
musiciens le laissent sur le devant de la scène pendant plus des trois quarts
de la chanson. Enfin, Back Door Man est une reprise de blues de Willy Dixon,
hommage des Doors à leur racine. En concert, elle précèdera toujours le titre
Five To One (de l'album 52137), tant les deux chansons se complètent.



Nous sommes à plus de la moitié
de l'album, et le meilleur n'est pas encore arrivé. Après le titre I Looked At
You, qui à mon sens est l'un des moins réussis car trop conformiste par rapport
à ce qui pouvait se jouer à l'époque (ce qui veut dire : bien mieux que tout ce
que l'on peut entendre aujourd'hui). Le titre End Of The Night apparaît comme
une pause dans l'album. Un peu à la manière de Crystal Ship, l'auditeur est
bercé par la voix de Jim le poète. Le statut de rock star de Morrison a
toujours occulté ses talents de poète : on devine pourtant toute la verve
créatrice de ce Rimbaud des temps modernes (et je pèse mes mots) dans des
titres comme celui-ci. Peu avant sa mort à Paris, il enregistra des poèmes de
sa composition, qui seront par la suite mis en musique par les autres membres
du groupe, constituant l'album posthume An American Prayer. Après ce petit
interlude, l'album redémarre avec la chanson Take It As It Comes où de nouveau
l'organiste Manzarek se révèle en très grande forme.



Mais le dernier morceau
transcende tout le reste de l'album. The End ou l'hymne psychédélique que l'on
ne se lassera jamais d'écouter, une dérive musicale, près de douze minutes de
transe. Le titre à l'ampleur d'un Dazed And Confuse de Led Zeppelin, dans
lequel tout le brio des Doors explose et vous marque jusqu'à l'os : c'est la
poésie de Morrison poussée à sa quintessence, l'accompagnement doux de la
batterie de Densmore et de l'orgue de Manzarek, le talent du guitariste Robby
Krieger dans les solos. Cette marche funéraire est le morceau le plus
psychédélique de l'album. Dans les albums qui suivront, il y aura toujours un
titre qui tentera d'atteindre la même ampleur, qu'il s'appelle When The Music
Is Over (51320), Five To One (52137), 13516 (album éponyme) ou L.A Woman (album
éponyme).



Je pourrai en dire beaucoup plus,
mais que vaut une description face à la matière brute de la musique. Non, il
faut écouter. J'espère vous avoir fait partager mon goût pour ce groupe.
"This is The End, my only friend, The End".



1001 Albums You Must Hear Before You Die



The Doors' profound influence on the evolution
of rock music in the late Sixties is attributable not only to Jim Morrison's
compelling voice, dark poetry, and persona! charisma but also to the assured
interaction between Ray Manzarek's keyboards, Robby Krieger's guitar, and John
Densmore's drums. Morrison's was the face of the group (quite literally on the
cover, Guy Webster's photograph reducing the other Doors to mere satellites), but
this album's impact is down to the dynamic interplay between all four
musicians.



The Doors drew on a rich range of
genres-including rock, blues, jazz, and flamenco-for their sound. Opener "Break
On Through" is a passionate call-to-arms for the psychedelic generation,
while the hypnotic "Soul Kitchen" demonstrates the subtle shifts in
dynamics that were to become a characteristic of the group. "The Crystal
Ship" showcases Morrison as crooner (Sinatra was one of his heroes)
against some spellbinding keyboard work from Manzarek. Indeed, so firmly do The
Doors assert their musical authority that adaptations of Brecht/ Weill 's
"Alabama Song" and blues track "Back Door Man" sound like
originals.



The two longest tracks did most to establish
the band (and to help drive the album to No. 2 in America). The much-covered
"Light My Fire" (a U.5. No. 1, in edited form) is a glorious
jazz-influenced paean to sexual desire. But it is with "The End" that
The Doors' ethos is most fully realized-an 11 -minute-plus Oedipal epic of lust
and death, in which thé group provide a stunning polymorphous foil to
Morrison's captivating narration. Rock theater starts here



TRACKLINSTING 

1Break On Through (To The Other Side)2:27
2Soul Kitchen3:32
3The Crystal Ship2:32
4Twentieth Century Fox2:32
5Alabama Song (Whisky Bar)
Written-By – Bertolt BrechtKurt Weill
3:17
6Light My Fire7:00
7Back Door Man
Written-By – Chester BurnettWillie Dixon
3:34
8I Looked At You2:22
9End Of The Night2:50
10Take It As It Comes2:18
11The End11:41
Bonus Tracks
12Moonlight Drive (Version 1)2:43
13Moonlight Drive (Version 2)2:30
14Indian Summer (8/19/66 Vocal)2:36

Sociétés, etc.

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