| Anna-Mikhalkov.mkv | 1.72 GB |
Anna.1995.DVDRIP.Multi.X264

Origine : France, Russie
Réalisateur : Nikita Mikhalkov
Acteurs : Anna Mikhalkov, Nikita Mikhalkov
Genre : Documentaire
Durée : 1h 36min
Date de sortie : 15 Mars 1995
Année de production : 1994
Titre original : Anna : ot 6 do 18
Critiques Spectateurs :
3.4
Plus d'information sur allocine : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=11817.html
De 1980 à 1991, Nikita Mikhalkov filme sa fille ainée Anna, entre 6 et 17 ans, en lui posant année après année cinq questions : Qu'est-ce qui t'effraie le plus ? Quel est ton plus fort désir ? Que détestes-tu plus que tout ? Qu'est-ce que tu aimes par-dessus tout ? Qu'attends-tu de la vie ?
(d'après https://www.telerama.fr/cinema/films/anna-de-6-a-18-ans,35268.php)
"C'est le film d'un illuminé. Il faut l'être passablement pour songer, dans une URSS pétrifiée, où tout cinéaste doit justifier du moindre mètre de pellicule qu'il tourne, à réaliser un film « hors normes ». Hors critères et, donc, hors la loi. Un film qui tenterait d'expliquer l'évolution d'une petite fille comme les autres dans un pays qui ne l'est pas.
Donc, grâce à des amis qui, à leurs risques et périls, dérobent puis développent quelques bobines de film, Nikita Mikhalkov entreprend son projet insensé. A partir de 1980 et jusqu'en 1991, le voilà qui, chaque année, pose à sa fille, Anna, cinq questions. Toujours les mêmes : « Qu'est-ce qui t'effraie ? Que désires-tu ? Que détestes-tu le plus ? Qu'est-ce que tu aimes par- dessus tout ? Qu'attends-tu de la vie ? »
Et Anna répond. Des enfantillages, d'abord. Et puis, assez vite, des phrases toutes faites qu'on lui a inculquées à l'école ou ailleurs. Quand, coup sur coup, les premiers secrétaires cacochymes d'un Parti qui ne l'est pas moins tombent comme des mouches (Mikhalkov fait de ces deuils successifs une vraie farce macabre), Anna, les larmes aux yeux, récite la leçon qu'on lui a apprise.
Ce n'était pas une écervelée, mais la voilà devenue une décervelée. Le plus important, alors, n'est pas ce qu'elle raconte, mais la façon dont Mikhalkov l'écoute. Ce qu'il découvre. Dans ces moments, il ressemble vaguement à Kotov, le héros de Soleil trompeur. Kotov, qui, brusquement, réalisait la fausseté de Staline, cette idole qu'il avait aidée à prospérer...
En fait, la vision de Mikhalkov dans Anna rejoint celle de Bertrand Tavernier dans L'Appât : tous deux peignent un monde informe qui provoque et l'effroi et le vertige. Si ce n'est que le film de Tavernier est un constat, et celui de Mikhalkov, un pamphlet. Un pamphlet contre l'absence de Dieu.
Ah, ce n'est pas forcément ce que les Occidentaux attendent. Mais qu'attendons-nous exactement des cinéastes russes, sinon qu'ils nous montrent uniquement ce que nous voulons voir ! Quand Pavel Lounguine tourne Taxi Blues, on applaudit : les bas-fonds, la déglingue, la noirceur burlesque, c'est OK ! On comprend moins le même Lounguine lorsqu'il réalise Luna Park : ce cinéaste trop vite fêté n'aurait-il pas une vision un rien primaire de la vie et de sa patrie ? Et lorsque, après Bouge pas, meurs, ressuscite, Vitali Kanevski tourne Nous, les enfants du XXe siècle, enquête virulente sur les gamins paumés de Moscou, la stupeur l'emporte. Réac, vous avez dit réac ?
Réac ou pas, Mikhalkov est formel. « En Occident, en France notamment, vous avez la loi. La seule loi que les Russes aient jamais connue, c'est Dieu. En supprimant Dieu, le pouvoir communiste a extirpé les racines du peuple, qu'il s'agit de retrouver. » Car Mikhalkov le répète assez ni l'art ni l'âme slaves ne peuvent se concevoir sans cette trinité : la foi, l'espérance et l'amour.
Comme Anna est un pamphlet, Mikhalkov se permet quelques outrances (Jean-Paul Gaultier pour symboliser la décadence, c'est un peu ridicule, a-t-on envie de lui dire). Mais l'originalité du film et sa force , c'est d'avoir su, par l'itinéraire d'une enfant (plutôt) gâtée, refléter le vide d'un pays. Mieux : l'expliquer. Clairement et tendrement. Et puis, il y a aussi ces instants lyriques où Mikhalkov prouve que son art n'a rien perdu de sa magie. Notamment la séquence où, tandis que la voix de Nikita évoque les souvenirs de réveillons enfuis, une datcha enneigée s'illumine soudain dans la nuit. Scène où passé et présent se rejoignent dans la recherche du temps perdu.
"
-- Pierre Murat

Qualité : DVDRIP
Langue :
True French,
Russe
Sous-titre :
True French
Débit Global : 2458kbps
Codec vidéo : x264
Codec audio : AAC à 128kbps
Découpage : Aucun
Tailles des fichiers : 1 x 1764 Mo
Taille totale : 1764 Mo
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| 1.5 GB | sulagyn62 | 1 year | 13 | 0 |
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