[Classique] Ravel - Piano Concertos | Samson Francois, Andre Cluytens (1960/2012) [FLAC HD]

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[Classique] Ravel - Piano Concertos | Samson Francois, Andre Cluytens (1960/2012) [FLAC HD] (Size: 711.63 MB)
  01 - Piano Concerto in G major- I. Allegramente.flac 148.7 MB
  02 - Piano Concerto in G major- II. Adagio assai.flac 161.26 MB
  03 - Piano Concerto in G major- III. Presto.flac 79.1 MB
  04 - Piano Concerto in D major (for the left hand).flac 320.85 MB
  Ravel - Piano Concertos - Samson Francois, Andre Cluytens.nfo 2.76 KB
  cover © EMI Music France.jpg?042148 69.81 KB
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  03 - Piano Concerto in G major- III. Presto.flac.png 1.28 MB
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  03 - Piano Concerto in G major- III. Presto.flac_report.txt 2.73 KB

Description




Ravel - Piano Concertos | Samson Francois, Andre Cluytens


1960/2012 (Remaster)

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Samson François, né le 18 mai 1924 à Francfort-sur-le-Main et mort le 22 octobre 1970 à Paris, est un pianiste français....(...page Wiki...)

André Cluytens, né le 26 mars 1905 à Anvers (Belgique) et mort le 3 juin 1967 (à 62 ans) à Neuilly-sur-Seine (France), est un chef d’orchestre français d’origine belge....(...page Wiki...)

Au sein de l'école française de piano, Samson François est un personnage atypique. Par rapport au style clair fluide et souvent objectif, comme on peut l'entendre chez les plus purs représentants de ladite école, Samson François apparaît comme un singulier poète romantique. Sa manière est inimitable, car subjective, une subjectivité qui n'est pas un «ego trip» mais une éthique musicale.
Hors des États-Unis, qui ne juraient que par Robert Casadesus, Samson François fut «le» pianiste français des années 50 et 60: le premier invité en URSS (1956), le premier à aller en Chine (1964). Par chance pour nous aujourd'hui, son talent avait été repéré par Pathé-Marconi (devenu EMI) dès 1952.
Au fil des années soixante, la vie nocturne parisienne et surtout un art qui s'accommode de plus en plus mal de jaillir précisément à 20h30, tel soir sur telle scène, rongent l'artiste. La musique déteint sur la vie de cet Icare du clavier, qui se brûle les ailes. On ne peut s'empêcher de penser à Christian Ferras, le violoniste, tout aussi génial, tout aussi perdu. Engager Samson François représente alors un risque pour les promoteurs. Ce qui reste de cette vie de scène l'épuise, alors qu'il reste impeccable et suprême en studio. En février 1968, à Strasbourg, il a un premier infarctus. Mais il ne ralentit pas. Son coeur lâchera définitivement le 22 octobre 1970.
Le pianiste libre.
Sans forfanterie, Samson François a imposé un style, un vent de liberté qui, sans détourner les oeuvres, accorde à la narration un rôle primordial. Les partitions deviennent comme de petites scènes de vie. C'est pour cela que la redécouverte des valses de Chopin de 1958 (CD 2) est importante, car ces 14 valses concentrent à elles seules l'essence de cet art de la réinvention. «Un achat qu'il vaut la peine de considérer», avons-nous écrit un peu plus haut. Et, à une époque d'objectivité et de perfection technique, c'est cela qu'on achète avec ce coffret: un peu de liberté, d'air, d'audace et d'invention. Que l'on soit d'accord ou pas, Samson François respire la musique pour mieux la raconter et, parfois, la réinventer.
Ce qui a changé depuis? Le «respect» de la lettre et, surtout, l'exploration purement sonore du piano et des univers musicaux. C'est pour cela, par leur recherche millimétrée de l'effet sonore, qu'aujourd'hui des pianistes comme Alexandre Tharaud ou Jean-Efflam Bavouzet sont précieux. Il ne me viendrait pas à l'idée de dire que l'un ou l'autre est «meilleur».
À l'opposé, Samson François travaille sur la phrase et son mouvement. Ce qui est évocateur d'images lui réussit, ce qui est contraint ou formaté semble parfois l'ennuyer. C'est pour cela que, dans Ravel, son Gaspard de la nuit est phénoménal alors que, dans les À la manière de... ou le Tombeau de Couperin, il n'a en fait rien à dire. Le défi technique (Prokofiev) ou le diabolique (Liszt) lui réussissent fort bien aussi.
Profitons de cet art de la réinvention de l'éphémère: l'apparition d'un Samson François de notre temps est quasiment inenvisageable. Qui accepterait de se dévoiler ainsi et de prendre de tels risques?...(...source...)

Les deux concertos ont été enregistrés en 1960 et l'enregistrement de Gaspard de la nuit remonte à 1967. Les rénovations sont de première classe, de sorte que tout petit détail est aussi pointu qu'une rotule de mouche. L'écriture des pp pour la harpe et les bois dans le premier mouvement, par exemple, est aussi claire que l'on pourrait souhaiter et les brins des textures souvent complexes de Ravel sont parfaitement transparents.
Comme le dit Bryce Morrison dans ses notes de CD les plus intéressantes, Samson François était «un génie mercuriel ... (qui) croyait essentiellement à la frisson et à l'ambiance du moment qui rendait ses spectacles sauvagement imprévisibles». Les conducteurs doivent avoir approché la plate-forme de concert avec inquiétude chaque fois qu'ils l'ont partagé avec ce génie erratique. Vous sentez cette glorieuse spontanéité par le siège dans le fameux enregistrement. Les mouvements extérieurs du Concerto G-Major, ici, sont vibrants et passionnants. La lecture de François donne un excitant sentiment d'improvisation inspirée; Astucieux, agité, dynamique. Dans la finale, il est magnifiquement imprécis pour un crescendo raide, par exemple, au lieu d'une descente fortisimo marquée, et il court dangereusement devant Cluytens, mais sans risquer la structure, l'équilibre ou la sensation de l'ensemble. Bien qu'il rapporte bien l'énoncé du beau thème de rêve poignant de l'ouverture en solo du mouvement central d'Adagio assai, d'une part avec un accompagnement plutôt consolateur dans l'autre, je me suis senti déçu par sa manière décontractée, plutôt détachée. Mais plus tard dans le même mouvement, il impressionne par des courses magnifiquement moulées sous le cor anglais et les autres instruments à vent alors qu'ils réitèrent le thème. Voici la délicatesse des gouttes de pluie rayonnées de soleil dans le sillage d'une douche d'avril.
Dans le Concerto pour la main gauche, il entre comme un tigre et dans les sections plus silencieuses, est aussi tendre qu'un agneau (j'aimerais juste qu'il ait été expressif dans le mouvement lent de l'autre concerto) seulement pour se lier tout en feu. Encore une fois, comme l'observe Bryce, "... sa performance garde tout le monde sur le calme. Rien n'est consciemment travaillé ...". Cluytas évoque des accompagnements impressionnants et vivement colorés, des animations vibrantes et virtuoses de toutes les sections de l'orchestre français. Vous êtes emportés par leur jeu épicé de la nature et dangereux au limpide et au pellucide. Votre attention est prise et maintenue toujours. Les éléments de jazz, particulièrement forts dans le concerto G-Major, se jouent avec une insouciance et une insolence spirituelles. Il s'agit d'un accompagnement de concerto à la main gauche, fier et fier; Les pages d'ouverture sombres sont aussi troublantes qu'elles arrêtent. Le jouet-soldat aime marcher au milieu des marches avec le juste mélange de hauteur et d'ironie et à la finale l'orchestre s'en va avec un coup de foudre.
Gaspard de la nuit est, bien sûr, un ensemble de trois pièces atmosphériques pour piano solo. L'Ondine de François suggère l'entrave des ondulations sur l'eau mouillée par le soleil, mais avec des contraintes sombres et peut-être dangereuses. Il dirige Le Gibet dans un certain détachement à travers le paysage sinistré, désolé, abandonné et staccato abandonné et son Scarbo semble être un vagabond maladroit, malicieux et horriblement malveillant, pas un seul à se retourner en jugeant le portrait effrayant de François....(...source en anglais...)


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Maurice Ravel (1875-1937)

1. Piano Concerto in G major: I. Allegramente[07:47]
2. Piano Concerto in G major: II. Adagio assai[08:40]
3. Piano Concerto in G major: III. Presto[04:01]
4. Piano Concerto in D major (for the left hand)[18:19]

Samson François piano
Paris Conservatoire Orchestra, André Cluytens



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Label : Warner Classics/Erato
Parution: 1960/16 mars 2012 (Remaster)
Codec:Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels: Stereo / 96000 HZ / 24 Bit
Bitrate : 2445 kbps
Duration : 00:38:46
Inclus : Cover, nfo

Source & Preview:
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