| 01.La_Terre_des_hommes.1966.Muet.VO.DVDRIP.XviD.MP3.avi | 165.49 MB | ||
| 02.Au_Début.1967.Muet.VO.DVDRIP.XviD.MP3.avi | 129.44 MB | ||
| 03.Nous.1969.Muet.VO.DVDRIP.XviD.MP3.avi | 232.14 MB | ||
| 04.Les_habitants.1970.Muet.VO.DVDRIP.XviD.ADPCM.avi | 85.07 MB | ||
| 05.Les_Saisons.1972-1975.Muet.VO.DVDRIP.XviD.MP3.avi | 349.04 MB | ||
| 06.Notre_Siècle.1982.Muet.VO.DVDRIP.XviD.MP3.avi | 599.59 MB | ||
| 07.Fin.1992.Muet.VO.DVDRIP.XviD.MP3.avi | 95.55 MB | ||
| 08.Vie.1993.Muet.VO.DVDRIP.XviD.MP3.avi | 84.7 MB |
Compilation de 8 Films d’Artavazd Pelechian
01. Le Pays des hommes,ou La Terre des hommes
Synopsis: L'être humain et ses constructions techniques, sources de pouvoir et d'enfermement.
Synopsis: Le film est dédié au cinquantième anniversaire de la révolution d'Octobre 1917. Pelechian expérimente avec ce film ce qu'il ne cessera de développer dans les films ultérieurs, à savoir un montage d'images préexistantes, alternant passé, présent et futur, dont la trame forme une représentation symbolique qui dépasse la seule histoire de la Russie. On y voit des mouvements de révolte populaire, des défilés, des figures emblématiques, côtoyer des images d'explosions, de cadavres ou de machines en mouvement, avec ce flux rythmique si particulier à l'esthétique du cinéaste. "Le premier élément conducteur du montage consiste en une série de plans : les mains de Lénine en mouvement, l'apparition du titre "Au début" et des gens en train de courir à l'époque de la révolution d'Octobre. Le second élément conducteur, c'est le dernier épisode durant lequel le titre "Au début" apparaît de nouveau et l'on voit une multitude de gens en train de courir, mais cette fois le plan est tiré de la chronique contemporaine de la lutte sociale dans les différents pays du monde. [...] De ces deux "éléments" principaux, il résulte que tous les thèmes, même éloignés les uns des autres, se trouvent dans diverses positions d'interdépendance compositionnelle, et dans un même temps ils forment un tout fini."
3.0Synopsis: "J'ai décidé de présenter l'histoire d'un peuple non pas en présentant les monuments du passé, mais en observant le présent, les gens d'aujourd'hui."
Artavazd Pelechian
Film réalisé à partir d’images d’archives des Archives centrales d’État et du Studio de films documentaire d’Erevan. Un montage alternant images préexistantes et fabriquées, qui composent une lyrique inquiète, d’un humanisme vibrant, où les regards succèdent aux visages, où le peuple arménien semble résister à toutes les blessures, à toutes les épreuves dont le quotidien rappelle symboliquement la teneur : dramatique avec un enterrement, comique et tragique à la fois, lorsque le conducteur d’un triporteur disparaît dans les gaz d’échappement du véhicule qui le précède, bouleversante lors de la séquence des retrouvailles, où hommes et femmes s’embrassent, s’enlacent, jusqu’au vertige. Sous le regard d’un visage d’enfant, visage primitif, visage douloureux dont la répétition souligne une volonté farouche de partage, de reconnaissance, et de paix universelle.
"Comment oublier ce peuple arménien en larmes dans les images d’archives des rapatriements successifs (de 1946 à 1950) : retour au pays, étreintes, retrouvailles, corps déportés par l’émotion et le montage qui, au sein de ces images, vrille comme un tourbillon, un vertige, une défaillance ?"
Serge Daney, Libération, 11 août 1983
3.1Synopsis: Le film semble s'organiser autour d'une grande menace aux allures de la rumeur ; une représentation du chaos au travers des fugues apocalyptiques de troupeaux d'animaux, terrorisés, dont les regards caméra semblent quelquefois des appels désespérés, mais dont l'inertie dans la fuite trouve le contrepoint avec l'envol apaisé de nuées d'oiseaux échappant à la terre et aux hommes, qui la colonisent au bruit des fusils.
"Le film est construit sur l'idée d'une relation pleine d'humanité avec la nature et le monde animal. Il est question bien sûr des agressions perpétrées par l'homme contre la nature, et de la menace que constitue la destruction de l'harmonie naturelle."
Artavazd Pelechian
Synopsis: La mise en scène lyrique de quelques moments forts de la vie quotidienne de bergers d'Arménie qui s'inscrivent dans le cycle des saisons : la fenaison, la transhumance sont les principaux leitmotivs de ce poème cinématographique. Glissades à flanc de montagne sur des traîneaux de paille, brebis égarées dans un torrent bouillonnant, Pelechian et sa caméra se laissent emporter par une ronde de la vie menée par les bergers arméniens. Moissons, transhumances, les saisons se suivent, prolongeant les rites de ces éleveurs dans un éternel recommencement. Sans commentaire et d’une force visuelle qui fonctionne comme un effet de boucle, ce n’est pas un documentaire mais un véritable poème qui nous hypnotise. Une intuition cosmogonique de l’Arménie et du monde.
3.1Synopsis: Une méditation sur la conquête de l'espace, les mises à feu qui ne vont nulle part, le rêve d'Icare encapsulé par les Russes et les Américains, le visage des cosmonautes déformés par l'accélération, la catastrophe imminente...
3.0Synopsis: Un train avance vers... "Fin". Tourné caméra à l’épaule dans le train Erevan-Moscou. Musique de La Passion selon St Jean de Bach.
Dans le train de Moscou à Erevan, Pelechian filme, caméra à l'épaule, des hommes et des femmes, d'âges et d'ethnies différentes.
Tous pris dans le défilement du voyage, un voyage sans horizon, dans ce lieu communautaire, ensemble malgré eux, où toute figure se dilue dans sa contemplation et tourne à l'abstraction. Jusqu'à ce qu'un tunnel assène une "fin" au film, fin provisoire puisque le film suivant, Vie (Kiank) semble prolonger le questionnement.
Pelechian les propose ainsi comme un diptyque.
Synopsis: Images d’accouchements, son d’un cœur qui bat, musique du Requiem de Verdi. Suite du film Fin. Tourné à Erevan et à Moscou.
"Le profil d'une femme, tendu, défiguré - comme dans la jouissance - ainsi qu'en amorce, des gestes ancestraux. Le port de l'enfant qui vient de naître, magnifié par un ralenti, une contre-plongée et l'abstraction de l'espace qui l'entoure, évoque une iconographie religieuse tout comme le portrait de la mère et l'enfant."
Jacques Kermabon
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