| 01 - Holiday in France.flac | 27.1 MB | ||
| 02 - No Facho (Dub Spirit).flac | 35.87 MB | ||
| 03 - Elvis (martyr et tortionnaire).flac | 26.38 MB | ||
| 04 - Les Meutes.flac | 28.46 MB | ||
| 05 - L'Œuf.flac | 31.58 MB | ||
| 06 - Subliminable.flac | 44.04 MB | ||
| 07 - Justice pour tous.flac | 12.55 MB | ||
| 08 - Le Désordre.flac | 29.05 MB | ||
| 09 - Nouveau Monde.flac | 34.56 MB | ||
| 10 - Baise ta vie.flac | 35.19 MB | ||
| 11 - Really TV.flac | 29.38 MB | ||
| 12 - Irie Style.flac | 41.28 MB |
Lofofora
Lofofora (1995)
des fusionneurs Français
FLAC (16 bit)
posté aussi en MP3 (320 Kbs) 

Lofofora, vétéran de la scène métal/punk française mais toujours prêt à combattre, est devenu grâce à son métal incisif, tant par la musique que les paroles, le parrain de beaucoup de groupes français. Respecté c'est le moins que l'on puise dire, un des premiers groupes présent sur Sriracha il le sont toujours, 18 ans à arpenter les salles de France, des scènes les plus imposantes aux salles intimistes, Lofofora aime son public et transpire la bonne vibration.
C'est en 1989 lors d'un concert d'Iggy Pop à Antibes que se rencontrent Phil Curty (basse), Erik Rossignol (batterie) et Reuno Wangermez (chant). Avec un certain Karl à la guitare, ils décident de former le groupe Lofofora, en référence à l'autre appellation du Peyotl, un cactus hallucinogène mexicain. Les premières années riment avec répétitions au studio Luna Rossa à Paris. Dans un premier temps, ils jouent une musique proche des influences du groupe (Bad Brains, Dead Kennedys, Fugazi, Granmaster Flash, Public Enemy) et aboutissent rapidement à une dizaine de titres. En 1990-1991, le groupe commence à effectuer ses premiers concerts. Des rencontres avec Edgar Mireux (batteur) et Pascal Lalaurie (guitare) vont leur permettre de trouver une stabilité mais aussi d'élaborer les premières maquettes. Cette même année (1992), ils intègrent le collectif Sriracha Sauce qui leur permet de répéter à l'Hopital éphémère et de décrocher une cinquantaine de concerts l'année suivante. Autre rencontre déterminante, celle de Patrice Bonnetaud qui leur permet d'obtenir des subventions du Fair (Fonds d'action et d'initiative rock) avec lesquelles ils vont financer leur premier 5 titres qui contient notamment une reprise du "Zobi la mouche" des Négresses vertes. Celui-ci est pressé à 2800 exemplaires et sera commercialisé en 1993. Le groupe fait son petit bonhomme de chemin dans le paysage rock français : ils tournent même avec Iggy Pop durant une quinzaine de dates mais surtout ont les honneurs d'un passage aux Transmusicales de Rennes. Lofofora signe un contrat d'édition chez Polygram en 1994 grâce auquel ils enregistreront un premier album chez David Weber au studio Forces Motrices à Genève. C'est finalement Virgin qui prendra Lofofora sous son aile et sortira ce premier opus commercialisé en mars 1995. Cette même année verra également le départ de Pascal et l'arrivée de Farid Tadjene (ex-Fast Unity) à la guitare. Le groupe bénéficie d'une certaine popularité mais reste hélas toujours dans l'ombre des No One Is Innocent et autres Silmarils. Plus d'une décennie après, on peut dire que les Lofofora ont plutôt bien rattrapé ce retard sur ces formations en se taillant une réputation de groupe live hors-du commun via des kilomètres et des kilomètres de concerts. Les Lofofora ont connu une petite période de crise après l'album Dur commer fer et ont vu les départs consécutifs de Farid (guitare) et Edgar (batterie) remplacés par Daniel Descieux (Noxious Enjoyment) et Pierre Belleville (ex-Artsonic). En 2009, Vincent, batteur de Zoe, vient remplacer Pierre à la batterie. La solide discographie du groupe est aujourd'hui constituée par des albums studios, des lives ainsi que par un album mi-reprises mi-live (double).
Une bio bien détaillée
Genre : Crossover / Fusion / Metal Rap / Punk-Reggae
tag perso : rapfunkmetaldruide / fusion90sdruide
Origine : France 

line-up :
Reuno Wangermez : Chant
Phil Curty : Basse
Farid « Ridfa »Tadjene : Guitare
Edgar Mireux : Batterie

Lofofora reprend Justice pour tous des Moskokids et invite le DJ d'Oneyed Jack, Cavanna Scratch, sur Holiday in France ; les chanteurs d'Human Spirit, Jam et Jah Jason, sur No facho ; le chanteur et le batteur de Dirty District, Miguel Sagoba et Ifif, sur Irie Style et Baise ta vie.
Deux extraits sonores de films sont utilisés : un de Départ en vacances de Daniel Delume pour Holiday in France et un de Carne de Gaspar Noé.
Il s'agit de l'album de Lofofora qui a connu le plus grand succès en termes de vente (disque d'argent).
Critique de l'Album
Ce premier album fut celui de la révélation, le groupe décrochant automatiquement un contrat chez Virgin et bénéficiant d'une promotion dans les médias sans précédent pour un groupe de métal. Imaginez que « l'Oeuf » passait en boucle sur Fun Radio et Skyrock (qui n'a jamais aussi mal porté son nom) en 1995, et oui c'était le bon vieux temps ou les radios nationales avaient encore l'esprit rock…
Le terme « fusion » colle à merveille pour décrire LOFOFORA, qui mixe avec bonheur des riffs simples issues du hardcore, du rock ou du punk, avec un chant tantôt enjôleur, tantôt rageur, mais toujours engagé. Reuno est définitivement LA voix du métal français, avec un timbre de voix maintes fois copié mais jamais égalé.
Outre un charisme indéniable, le monsieur se paye le luxe d'être également un auteur talentueux, abordant dans des textes toujours très inspirés des sujets variées: que ce soit le racisme avec « No Facho » et « l'Oeuf », la biographie d'un pauvre hère avec « Elvis (Martyr et Tortionnaire) », ou bien encore une critique malheureusement toujours bien actuelle des Etats-Unis (« Le Nouveau Monde »?), chaque texte est un plaisir à lire, on a beau apprécier les textes des groupes anglophones, on se sent toujours plus proche d'un texte dans sa langue natale, surtout quand elle est aussi bien maîtrisé (à ce titre, les textes de « Elvis (Martyr et Tortionnaire) » devraient être inclus au Panthéon des meilleures œuvres du métal français).
Chaque chanson est sujette à des expérimentations variés, entre le punk pur et dur de « Les Meutes » et de « Justice pour Tous » au passage reggae de « No Facho » ou bien encore le free jazz de « Subliminable ». On ne peut reprocher à cet album de ne pas être varié, et là ou il est facile de se disperser en partant dans trop de directions LOFOFORA arrive à garder une cohérence certaines entre chaque morceau. Cet album est clairement une réussite, et LOFOFORA marque définitivement son empreinte sur la scène métallique française avec ce premier coup d'éclat. « L'avenir appartient à tous ceux qui le prennent » disait Reuno dans « Subliminable », et bien LOFOFORA a su saisir sa chance et cet album n'est que le début d'une carrière très prometteuse…
"plusieurs avis valent mieux qu'un"
Premier album du futur groupe phare du métal français. Dix ans... Il y a dix ans que ce premier opus est sorti et a commencé à alimenter un buzz énorme parmi les jeunes à l'époque. Les hardcoreux et les fans de rock, certains fans de reggae ou de ska, on se surprenait à aimer "Lofo" et à trouver l'album chez les autres. C'est avec Peuh! que Lofofora va réellement s'engager sur la route du succès, mais tout a commencé par ça. Premier essai pour un groupe inclassable, et premier carton: cet album éponyme est accrocheur, varié et déjà très bien interprété. Ça s'appelle un bon début.
Décrire la musique de Lofo est toujours un exercice délicat, surtout au vu de la variété musicale présente sur cet album. Je pense que l'on peut dire honnêtement que la base est hardcore, en particulier en ce qui concerne les riffs de gratte et la manière dont ils se posent sur la batterie. Lofo c'est "jumpy", ça fait balancer la tête et/ou sauter partout, comme le hardcore est censé le faire. Mais la basse est très en avant et insuffle un groove énorme, en particulier lorsqu'il délivre ses lignes de slap bien méchantes. Et il reste le chant, exemple unique. Je pense que si on devait s'amuser à faire un top 5 des meilleurs voix métal françaises Reuno y figurerait forcément (et perso j'y mettrais bien Candice d'Eths, Poun de Black Bomb A et Ben d'Heavenly, mais après c'est juste moi). Reuno est le chanteur polymorphe par excellence, et son charisme vocal sert des textes qui ont forgé la réputation du groupe et su lesquels je reviendrai. Mais en termes purement vocaux il s'affirme déjà comme un rappeur, un chanteur et un hurleur catégorie A voire A+, sachant qu'en plus l'infâme va se permettre en suite de progresser d'album en album. Quand je dis "rappeur", ne vous imaginez pas un style banlieusard-yo, un flow de type hip-hop français clichesque : Reuno c'est un flow mélodique unique. Le simple grain de sa voix parlée est hypnotique, on comprend tout ce qu'il dit et son placement rythmique est nickel. Sur "Baise Ta Vie", son chant fait sauter partout au même titre que les autres instruments.
Et donc aussi il hurle, car comme on l'a dit la base est hardcore. Et il hurle bien, le cochon. Surtout sur les refrains, car les couplets donnent souvent dans un groovy-funky qui lui permet de poser ses textes et son propos avant que les gros riffs du refrain ne lui permettent de laisser libre cours à sa furie. Une chanson comme "Really TV" est un exemple typique de titre qui rend Lofofora inclassable: le riff rock jouissif autant bluesy que groovy du couplet, les alternances hardcore old-school et funk qui passent merveilleusement unifiées par ce chant modulé toujours pertinent, ça impressionne pour un premier album précédé uniquement par une démo-collector. Et les styles cités dans la chanson en question sont savamment saupoudrés sur tout l'album. On peut rajouter le punk dans l'hymne (live, surtout) "Justice Pour Tous", ce qui est logique vu que la base est hardcore. Mais le groupe se permet un titre comme "Subliminable", axé sur un thème jazz (miam, cette basse...) sur lequel Reuno croone avant de partir en hardcore efficace et haineux. On regrette un peu dans ces moments-là que la guitare ne sonne pas suffisamment heavy en saturé, car le son reste trop rock à mon sens et manque de violence quand il en faudrait.
J'ai fait exprès de ne pas évoquer les "tubes" de cet album tout de suite, car le succès de cet album de Lofo s'est aussi fait grâce à une petite brochette de titres explosifs tant au niveau des paroles que de la zique. L'album s'ouvre un échange de répliques devenu immédiatement culte et enquille "Holiday In France", "No Facho", "Elvis", "Les Meutes" et "L'Oeuf". Autant de chansons qui se sont immédiatement imposées comme des "classiques" (et qui le sont aujourd'hui). Ah, ce premier titre et son texte cynique sur l'esprit du vacancier... Les paroles font vraiment mal («Et ça fait marrer les mouettes!»?), le titre enchaîne hardcore et passages ragga avec brio, les samples donnent un petit côté néo au tout, yipee.
"No Facho (Dub Spirit)" porte bien son nom et enchaîne des petites merveilles de riffs thrash/heavy/hardcore avec des passages mixtes –gros riff plus voix raggae- puis un long pont ragga-dub. C'est un certain style de "métal français typique" qui est en train de se créer là... Les dernières compilations de métal français permettent de mesurer l'influence énorme du combo. L'histoire d'"Elvis (Martyr Et Tortionnaire)" est vraiment un exemple de réelle écriture dont on peut créditer Reuno. Le riff hypnotique du couplet sert parfaitement ce destin de loser que vous découvrirez vous-même en écoutant la chanson. "Les Meutes" tape également dans le hardcore violent aux accents parfois ragga, et "L'Oeuf" est LE titre qui est resté gravé dans le marbre. Le riff est un exemple d'efficacité incisive capable de faire sauter une foule entière sans souci, Reuno explore son potentiel vocal et le slogan «une seule race pour plusieurs couleurs» reste d'une justesse simpliste plus que jamais d'actualité.
En bref pour un premier effort c'est vraiment plus que pas mal. Le style Lofo des débuts est incroyablement ouvert, intégrant une palette de styles assez imposante. Le charisme vocal et les textes de Reuno auraient pu à eux seuls assurer l'identité du groupe, mais la musique elle-même se permet d'être porteuse d'un style très affirmé. Bon, il reste des titres moins balaises sur l'album, et les influences ragga finissent par sonner redondantes quand on l'écoute plusieurs fois. La recette groove dans le couplet / gros refrain qui crie est également un poil trop usitée. De plus le son bien que clair n'a pas ce côté "mur" qui caractérise les sorties suivantes du groupe. Reuno abuse aussi de certaines formules et les répète jusqu'à plus soif (et lassitude de l'auditeur) comme sur "Le Désordre". Et... Et j'ai fait à peu près le tour des gros reproches à faire à cet album. En conclusion il reste à la fois intéressant, violent, festif, intelligent et bien exécuté. Pour un début ça méritait d'être salué.
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
pour ceux qui ne voient pas les vidéos, un extrait est caché

Format : FLAC (16 bit)
durée totale : 52 mn 14 s
présence pochette & livret : non
les titres de l'album :
1. Holiday In France
2. No Facho (Dub Spirit)
3. Elvis (Martyr Et Tortionnaire)
4. Les Meutes
5. L'Oeuf
6. Subliminable
7. Justice Pour Tous
8. Le Désordre
9. Nouveau Monde
10. Baise Ta Vie
11. Really TV
12. Irie Style
Hébergeur : seedbox
Nombre de fichiers : 12
Total du post : 375 Mo
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| torrent name | size | uploader | age | seed | leech |
|---|---|---|---|---|---|
| 945.56 MB | Anonymous | 4 years | 0 | 1 | |
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All Out War (USA) - Give Us Extinction (2017) [mp3@320] [Thrash Metal/Crossover/Hardcore] Posted by
Gorilla1969 in Music
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93.45 MB | Gorilla1969 | 7 years | 1 | 0 |
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M.O.D. (USA) - Busted, Broke & American (2017) [mp3@vbr] [Thrash Metal/Hardcore/Crossover] Posted by
Gorilla1969 in Music
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65.87 MB | Gorilla1969 | 7 years | 0 | 1 |
| 120.15 MB | Hathelya | 8 years | 0 | 0 | |
| 99.19 MB | Hrund | 8 years | 0 | 0 |
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