Ikiru (Akira Kurosawa, 1952) [960x720 ST Fra, Ang, Jap]

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Ikiru (Akira Kurosawa, 1952) [960x720 ST Fra, Ang, Jap] (Size: 954.98 MB)
  Ikiru (1952) [720p BRRiP x264 AAC Team Nanban] ... ST Anglais Team Nanban .srt 84.9 KB
  Ikiru (1952) [720p BRRiP x264 AAC Team Nanban] ... ST Anglais édition BRD Criterion .srt 91.1 KB
  Ikiru (1952) [720p BRRiP x264 AAC Team Nanban] ... ST Français Catherine Cadou CMC .srt 87.74 KB
  Ikiru (1952) [720p BRRiP x264 AAC Team Nanban] ... ST Français G.B. révision intégrale 2020 .srt 97.58 KB
  Ikiru (1952) [720p BRRiP x264 AAC Team Nanban] ... ST Japonais .srt 108.25 KB
  Ikiru (1952) [720p BRRiP x264 AAC Team Nanban].mp4 954.52 MB

Description



critique-vivre-kurosawa1.jpeg

Ikiru (« Vivre »), film japonais de 1952 réalisé par Akira Kurosawa, relate les derniers mois de la vie de Kanji Watanabe, fonctionnaire dans une mairie d’arrondissement de Tokyo, chef d’un service des « Affaires publiques » où l’on est censé recueillir les doléances de la population, mais où en réalité on ne fait rien sinon tuer le temps[1], et qui comme bon nombre de ses collègues s’est peu à peu laissé anéantir par la mécanique bureaucratique, son pointillisme absurde, ses querelles intestines, ses lâchetés quotidiennes, ses corruptions soigneusement camouflées, malgré les prétentions affichées d’agir pour le bien public. En apprenant qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac (maladie alors incurable, que même les médecins refusent de nommer — là aussi le souci de bienséance l’emporte sur l’exigence de vérité), il sombre d’abord dans un profond désespoir, puis se met à errer, sans en avertir personne, négligeant brusquement son poste à la mairie, tentant maladroitement de rattraper le temps perdu, de goûter aux plaisirs qu’il a négligés ou qu’il s’est refusés pendant tant d’années (notamment pour être présent auprès de son fils, Mitsuo, après la mort de son épouse — mais il réalise en parallèle l’ingratitude de celui-ci qui, désormais adulte, ne se soucie guère de son père, sinon pour son argent). Il est d’abord soutenu dans cette quête par un écrivain excentrique rencontré par hasard dans un bar, qui l’initie aux plaisirs nocturnes de Tokyo ; mais il n’en retire finalement qu’un surcroît de mélancolie. Puis M. Watanabe se laisse charmer par une ancienne employée de son service, une jeune femme nommée Toyo Odagiri, dont il envie la vitalité (suscitant la vive réprobation de son fils, persuadé qu’elle est sa maîtresse et va dilapider ses économies). Celle-ci, d’abord enthousiaste, accepte un temps de l’accompagner lors de diverses sorties, mais elle finit par se lasser, le trouvant de plus en plus collant, voire inquiétant. C’est alors qu’il lui révèle sa maladie, sa fin prochaine, inéluctable, son intense désarroi, et la supplie de lui montrer comment faire pour se sentir aussi vivant qu’elle, avant qu’il soit trop tard. Fort embarrassée, elle ne sait que répondre, n’ayant aucun véritable secret à lui révéler, mais le met néanmoins sur la voie en lui confiant le plaisir qu’elle ressent à fabriquer des jouets pour enfants, son nouveau travail. Il repense à un comité de mères venues à la mairie quelques semaines plus tôt pour demander l’assainissement d’un terrain insalubre, en vue de sa réhabilitation en parc de jeux pour leurs enfants, et qu’il avait, comme à l’accoutumée, négligemment renvoyées vers un autre service (chaque service faisant de même et négligeant d’agir sous les prétextes les plus divers, aucune demande n’aboutit jamais) ; soudain revigoré, il décide de consacrer toute son énergie à la réalisation de ce parc, en dépit des maints obstacles de la bureaucratie, de l’immobilisme politicien (personnifié par le maire adjoint), et même des intimidations des Yakuzas.
Ainsi, ce qui s’annonce initialement comme le récit d’une agonie est en réalité le récit d’une renaissance : comment un homme qui a vécu comme une « momie » et pour qui tout semble perdu peut-il donner un sens à sa vie, un sens à la fois personnel et universel, en accomplissant un acte à la fois simple et presque impossible, en réalisant quelque chose d’à la fois dérisoire et grandiose ?

Conversion 960x720 (ratio d’aspect 4:3 d’origine), signée “Team Nanban”, avec en complément :
– deux fichiers de sous-titres en français, dont ma propre “rétro-traduction”[2] (faite à partir de deux versions en anglais, recoupées avec des traductions automatiques de sous-titres japonais / espagnols / portugais / roumains / turcs, plus l’aide précieuse d’un membre de Reddit pour un passage particulièrement épineux vers la fin, quasiment incompréhensible dans toutes les autres versions), et une version officielle signée Catherine Cadou / C.N.C. (possiblement celle qui figure sur l’édition BRD Criterion)
– deux fichiers de sous-titres en anglais : ceux de l’édition BRD Criterion, et ceux qui étaient inclus d’origine avec ce transfert, signés “Team Nanban” (dans l’ensemble proches de la version Criterion, mais avec des variantes éclairantes, caractérisées par une plus grande liberté de ton, confinant parfois à l’anachronisme[3])
– un fichier de sous-titres japonais
Tous les fichiers de sous-titres sont synchronisés avec le fichier vidéo inclus.


[1] Toute ressemblance avec une administration française au 21ème siècle... ne serait probablement pas le fruit de votre imagination...
[2] J'avais entrepris cette tâche quelque peu insensée (ne maîtrisant pas le japonais) en constatant la piètre qualité des sous-titres français que j'avais trouvés alors (provenant de l'édition DVD), très sommaires, incomplets, bourrés de maladresses, mal synchronisés... Ce n'est qu'après en avoir terminé (le peaufinage s'est étalé sur plus de quatre ans, puisque j'avais commencé fin 2015 !) que j'ai trouvé la version C.N.C., de bien meilleure qualité, mais comportant néanmoins quelques incohérences ou passages confus (en particulier une scène vers la fin du film où des employés de mairie, réunis pour les funérailles de Kanji Watanabe, et peu à peu échauffés par les bols de saké, tiennent des propos un brin décousus, mais néanmoins importants, car il y révèlent chacun la vérité de leur être, laissent pour une fois tomber le masque de la bienséance — soit pour dévoiler une noblesse insoupçonnée comme pour M. Kimura ou M. Ohara, soit pour confirmer leur irrémédiable vide intérieur, comme pour M. Ohno, le futur successeur de M. Watanabe au poste de chef du service des « Affaires publiques »).
[3] Par exemple, cette version fait dire à un émissaire Yakuza qui tente d’intimider M. Watanabe : “Don’t fuck with me!” — ce qui fait plus penser aux films de gangsters produits aux U.S.A. depuis les années 1980 (ou à un fameux sketch des Inconnus).

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