John Coltrane - My Favorite Things - 1961 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit

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John Coltrane - My Favorite Things - 1961 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit (Size: 253.37 MB)
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  CD 0.0 - 02. John Coltrane-Every Time We Say Goodbye.flac 30.7 MB
  CD 0.0 - 03. John Coltrane-Summertime.flac 73.54 MB
  CD 0.0 - 04. John Coltrane-But Not for Me.flac 61.56 MB

Description


John Coltrane - My Favorite Things - 1961

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ARTISTE
Saxophoniste de jazz et
compositeur américain (1926, Hamlet, Caroline du Nord – 1967, Huntington)



Meneur du courant avant-gardiste
dans les années 1960, John Coltrane est aujourd’hui considéré comme l’un des
saxophonistes les plus révolutionnaires et influents de l’histoire du jazz.
Explorateur de nouveaux timbres, harmonies et sonorités, Coltrane élargit la
conception des capacités musicales du saxophone. Sa musique à la fois
improvisée, personnelle et dynamique fait de lui l’une des figures majeures du
jazz.



Initié à la musique dès son plus
jeune âge par son père musicien, John Coltrane étudie d’abord le cor et la
clarinette. Il découvre au collège les musiques de Lester Young et Johnny
Hodges inspiré par ces musiciens, il se met au saxophone. Il se perfectionne
aux Granoff Studios à Philadelphia et à l’école de musique Ornstein. Pendant
son service militaire dans la marine, il intègre l’orchestre militaire de swing
« MelodyMasters » afin de continuer sa formation musicale. Après son service
militaire, il rejoint le groupe Eddie « Cleanhead » Vinson, expérience
révélatrice pour Coltrane - qui élargit sa compréhension musicale. Il étudie la
théorie du jazz aux côtés du guitariste et compositeur Dennis Sandole.



Le 5 juin 1945, Coltrane assiste
à un concert de Charlie « Bird » Parker, événement très influent dans sa
carrière. Il avoue plus tard : « la première fois que j’ai entendu Bird jouer,
ça m’a bouleversé ». John Coltrane explore l’expérimentation musicale avec
Jimmy Heath avant d’intégrer le DizzieGillespieBand ; il travaille également
avec le grand saxophoniste Earl Bostic et le pianiste Thelonious Monk. En 1958,
Coltrane collabore avec le Miles Davis Quintet la musique de Miles Davis lui
offre une liberté musicale jusqu’alors inconnue, lui permettant d’expérimenter
son style et sa technique. Lors de ses collaborations avec Davis et Monk, il
développe la technique singulière appelée par les critiques « lescouches de son
», la technique d’improvisation et d’arpèges denses et rapides afin de créer
l’illusion de plusieurs « couches » musicales. En 1960, il enregistre son
premier album pour le label Atlantic Records « GiantSteps », et il forme son
propre quartet, le John Coltrane Quartet, constitué du pianiste McCoyTyner, du
batteur ElvinJones et du bassiste JimmyGarrison, que rejoindront ensuite
EricDolphy et PharoahSanders.



Suite à une expérience religieuse
en 1957, il parvient à surmonter une dépendance à l’héroïne et à l’alcool dont
il souffre depuis 1948. Selon Coltrane, il est nécessaire de contribuer aux
changements positifs dans le monde. Il fait de sa propre musique un instrument
capable de créer des modèles de pensée positive dans l’esprit des gens. Après
cette révélation, les œuvres de Coltrane témoigneront toutes d’une spiritualité
et de la puissance de « Dieu » (dit dans le sens universaliste). Sa
spiritualité devient progressivement liée à son exploration musicale, notamment
à l’exploration des musiques du monde, telle que la musique indienne et les «
ragas ». Cette spiritualité mène à plusieurs changements dans le style musical
de Coltrane. Infusée d’influences indiennes, d'expérimentations modales et
d'une curiosité pour le free-jazz, l’évolution du style de Coltrane divise les
critiques et les publics ; il est hué lors d’un à Paris en 1960 et nommé
musicien « d’Anti-Jazz » par le magazine de jazz Downbeat en 1961. Malgré ça,
Coltrane continue à développer un style centré sur l’improvisation rythmique et
mélodique avec une harmonie statique. Son album « A LoveSupreme » de 1964, ode
à l’amour et la grandeur de Dieu, est un album décisif dans sa carrière. Même
après la mort prématurée de Coltrane en 1967, l’influence de sa musique
continue à se propager sur toute l’histoire du jazz : il est même canonisé par
l’Eglise Orthodoxe Africaine, nommé Saint John William Coltrane.



John Coltrane en 6 dates :



  • 1945 Coltrane assiste à un
    concert de Charlie Parker
  • 1947 Coltrane commence à
    apprendre le saxophone
  • 1960 Coltrane forme son propre
    quartet, le John Coltrane Quartet
  • 1972 "A Love Supreme"
    est certifié disque d’or
  • 1982 La RIAA [Recording Industry
    Association of America] attribue à John Coltrane à titre posthume un Grammy
    Award pour « Meilleure Performance de Jazz Solo » sur son album « Bye Bye
    Blackbird »
  • 1997 Le Lifetime Achievement
    Award, prix prestigieux du RIAA, est attribué à Coltrane













L’ALBUM



Sens Critique



My Favorite Things est la
première collaboration entre John Coltrane McCoy Tyner et Elvin Jones, ces noms
à l’oreille font frémir certains amateurs de jazz et pour beaucoup, c’est sans
aucun doute l’un des meilleurs groupes connus jusqu'à ce jour. On n’oubliera
pas de citer Steve Davis à la contrebasse, même si son rôle est moindre dans
cet album.



On commence par le titre phare de
l’album et qui porte aussi son nom, je n’aurais pas besoin de le citer, vous
l’aurez sans doute deviné. Sur ce morceau la basse et le piano se contente dès
lors d’un ostinato basé sur une note pédale. Cette configuration permet de
libérer basse et piano d’une contrainte harmonique trop stricte tout en
revalorisant par contraste le jeu débridé de la batterie et du saxophone : qui
continue, lui, d’improviser sur un schéma harmonique complexe.



Dans cet album, on sent une
volonté de poursuivre jusqu’au bout sa démarche d’improvisation, exploitant de
courts motifs jusqu’à l’épuisement ; sur des successions harmoniques ardues, en
dépit des réticences de son public et même de ses musiciens…un comble quand on
pense au résultat !



Avec cette œuvre, Coltrane
réussit le tour de force de maintenir un solide rapport à la tradition, tout en
se dégageant un espace d’expérimentation. Nous sommes toujours dans la
définition classique que donnait Ralph Ellison du jazz, pourtant peu féru
d’avant-garde : « True jazz is an art of individual assertion within and
against the group. »



On comprend donc que l’évolution
du style coltranien au cours des années soixante n’est pas uniquement mue par
une sorte de fuite en avant formaliste, typique des avant-gardes musicales au
xxe siècle. Elle ne se résume pas à une dynamique « eurologique » pour
reprendre un concept du musicologue George Lewis. Au contraire, sa musique ne
perd jamais de vue, non pas l’écoute du public mais l’improvisation-création
collective, et le beat puissant qui continue de façonner le visage du quartet.



La signature de Coltrane : une
valse à trois temps extraite de la comédie musicale The Sound Of Music que
Coltrane transforme littéralement, grâce au saxophone soprano, en un véritable
hymne lyrique. Cet instrument qui n'avait été utilisé en studio que très
sobrement sur les deux albums précédents, Coltrane Jazz et The Avant-Garde, est
ici définitivement adopté. Il faut aussi accorder une mention spéciale à McCoy
Tyner pour son long solo central de piano : ses myriades de notes qui
scintillent comme autant d'étoiles contribuent à faire de cette simple ballade
une mélopée sans fin. Après les changements d'accords, Coltrane s'immerge dans
la musique modale qu'il transforme en un art ensorcelant.



My Favorite Things est un album
du feu de Dieu, c'est clair. Coltrane et son quatuor emmène l'auditeur haut
dans le ciel. Il serait idiot de passer à côté, ne serait-ce que pour le titre
éponyme qui justifie à lui-seul l'achat de cette galette.



Sublime : c’est le mot !



Rock Fever



Qui n'a pas entendu au moins une
fois dans sa vie le titre My Favorite Things repris de Richard Rodgers et Oscar
Hammerstein II par Coltrane ? En tous cas, celui qui ne l'a jamais entendu, je
le plains et sincèrement... Coltrane disait en 1962 que ce titre était le
meilleur qu'il ait enregistré. En fin de compte, personne ne peut lui donner
tort car il atteint la perfection avec cette valse. La formation pour la
session de cet album était toute nouvelle, elle comprenait McCoy Tyner au
piano, Steve Davis à la contrebasse, Elvin Jones à la batterie et enfin
Coltrane au saxophone soprano (première face) et au saxophone ténor (seconde
face). My Favorite Things atteint un niveau tel que même les anges succombent à
l'écoute de ce titre de treize minutes. Tour à tour sublime et magistrale, le
titre s'interprète différemment selon les humeurs de chacun. Aussi, le quatuor
ne se gênait pas pour le jouer à des tempos différents en live car il se
révélait toujours d’une manière différente !



Malheureusement, je trouve que
tout le fatras autour de cet album est bien trop disproportionné par rapport à sa
qualité réelle. L'autre album comportant ce même quatuor, Coltrane's Sound, est
bien meilleur selon moi. En fait, tous les morceaux de cet album n'ont pas été
composés par Coltrane. Il les a juste remodelés à sa sauce et aucun des trois
autres titres de cet album n'atteint la perfection de My Favorite Things.
Pourtant, le niveau est là. On sent que Coltrane et ses trois acolytes
s'amusent mais ne se transcendent pas. Aussi, je pense que le titre donnant son
nom à l'album serait mieux s’il était placé en dernière position. Car, après
une telle, déferlante même la superbe reprise de Summertime de Gershwin déçoit.
Pourtant, hormis le titre éponyme, tous les titres sont excellents. Everytime
We Say Goodbye est une pièce majestueuse durant laquelle Coltrane et Tyner
dépeignent un New York nocturne. Ce titre est une reprise de Porter. Enfin, But
Not For Me est un autre titre de Gershwin. Sautillant et frais, ce titre est un
autre grand moment de la carrière de Coltrane.



My Favorite Things  est un album du feu de Dieu, c'est clair.
Coltrane et son quatuor emmène l'auditeur haut dans le ciel. Malheureusement,
je ne peux m'empêcher de penser que, à l'instar, de Pink Floyd, cet album
souffre de sa trop grande notoriété. Les fans, en tous genres, l'immisçant
facilement aux cimes de la carrière de Coltrane. Cet album est excellent, c'est
clair. Mais, je ne peux m'empêcher de penser qu'il n'a ni l'audace d'un Giant
Steps ni l'aura d'un Meditations. Toutes fois, il serait idiot de passer à
côté, ne serait-ce que pour le titre éponyme qui justifie à lui-seul l'achat de
cette galette. Sublime mais pas essentiel.



Eklektik



Giant Steps, tout brillant qu’il
est, n’est pas pour tout le monde je le conçois. Trop plein, trop rapide, trop
verbeux, trop… démonstratif ? C’est une conception particulière et
jusqu’au-boutiste d’un style extrême, fut un temps : le (hard-)bop. Mais il
fait indubitablement partie des incontournables, de ceux qui ont laissé des
traces indélébiles dans sa carrière et dans l’histoire. Si ça vous passe au-dessus
de la tête, sachez que tout n’est pas perdu ! Il y a tant d’autres albums, tant
d’autres choses chez Coltrane… mais pour l’heure, j’ai choisi de m’arrêter sur
trois albums de la période Atlantic ; et voici le deuxième : My Favorite
Things. Ah, » My Favorite Things » …



Composé à l’origine par Rodgers
& Hammerstein, cette valse réarrangée est un morceau emblématique, si ce
n’est LE morceau emblématique de Coltrane et à plus d’un titre. En effet, après
» Central Park West » sur Coltrane’s Sound, voici son deuxième essai au
saxophone soprano : ses aigus pénétrants et son timbre velouté presque
charmeur, que l’on retrouve aussi sur le deuxième titre, vous tatouent
instantanément.



Sereine, rêveuse et baignée d’une
mélancolie douce, la reprise est portée par un Coltrane au son divin qui trouve
du répondant dans le jeu rythmique du pianiste McCoy Tyner, aussi capable de
belles enluminures. A la lumière de la révolution modale héritée de Kind of
Blue, c’est sûr près de 14 minutes que la mélodie va être déclinée par les deux
acolytes, auxquels s’ajoutent Steve Davis et Elvin Jones, bassite et batteur à
temps plein d’une formation plus stable.



Mais la légende de ce morceau
tient aussi dans sa longévité puisque Coltrane – qui le considérait
‘’parfait’’- le joua des tripotées de fois, dans des versions parfois aux
antipodes de celle d’origine (cf. son tout dernier enregistrement disponible
The Olatunji Concert : The Last Live Recording). Ainsi, » My Favorite Things »
est devenu en quelque sorte, aux yeux du public, sa carte de visite, un indice
sur la direction musicale de son groupe à l’instant T.



Je vous parlerais bien de
‘’Summertime’’, qu’on retrouve ici dans une interprétation osée et réussie, de
‘’But Not For Me’’ ou du tranquille ‘’Everytime We Say Goodbye’’, trois autres
standards tous de premier choix (cet album ainsi que Ballads ne comportent
aucune composition originale) mais tous s’écrasent devant le morceau titre…



TRACKLINSTING 

1My Favorite Things
Written-By – Oscar Hammerstein*, Richard Rodgers
13:41
2Everytime We Say Goodbye
Written-By – Cole Porter
5:39
3Summertime
Written-By – Du Bose Heyward*, George Gershwin
11:31
4But Not For Me
Written-By – George & Ira Gershwin
9:35

Sociétés, etc.

Crédits

Notes

Originally released in 1961. 
Mastered at MTX Mastering Studio, St-Légier, Switzerland.

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