| La.Traque.1975.Serge.Leroy.FRENCH.2160.REMUX.BluRay.10bits.HEVC.mkv | 49.91 GB |


Origine du film : France
Réalisateur : Serge Leroy
Acteurs : Mimsy Farmer, Jean-Luc Bideau, Michael Lonsdale, Michel Constantin, Jean-Pierre Marielle, Philippe Léotard, Paul Crauchet, Michel Robin, Gérard Darrieu.
Genre : Drame, Thriller
Durée : 1 h 37 min
Date de sortie : 01 janvier 1975 (France)
En vue de louer une propriété, Helen Wells, Anglaise trentenaire travaillant à l’Université de Caen, se rend dans un hameau situé près d’Alençon. Elle y fait la connaissance de quelques bourgeois et parvenus liés par une passion commune : la chasse. Parmi eux, les frères Danville, Albert et Paul, ferrailleurs de profession. Le cadet, Paul, tombe immédiatement sous le charme de Helen. Tandis qu’elle se promène dans la forêt, la jeune femme croise à nouveau les deux hommes, accompagnés de leur ami Chamond. Les deux frères se montrent grossiers, le ton monte jusqu’à l’altercation. Paul se jette sur Helen et la viole, sous le regard complaisant d’Albert. Mais un autre drame va bientôt survenir…
Note de l'uploader
Sept hommes lancés dans une chasse à l’homme, ou plutôt « à la femme », en l’occurrence interprétée par Mimsy Farmer ? D’où sort ce film ? Longtemps invisible et/ou indisponible, La Traque est un thriller foudroyant, un survival magistral doublé d’un drame social virtuose, qui agit toujours comme un vrai coup de tonnerre au sein du cinéma français. Devant nos yeux horrifiés, Mimsy Farmer, beauté diaphane, devient une proie poursuivie par des rapaces, comme un insecte pris au piège dans une forêt humide (magnifique photo de Claude Renoir, qui fait le lien avec La Règle du jeu de son oncle) qui s’apparenterait à une toile d’où elle essaierait de s’extraire afin d’échapper à des araignées bien déterminées à la dévorer. Comme Le Vieux fusil de Robert Enrico, sorti d’ailleurs la même année, La Traque demeure une référence aussi bien pour les cinéphiles que pour les réalisateurs français ayant abordé le genre. C’est ce qu’on appelle plus communément un uppercut, un film coup de poing, un chef d’oeuvre dont le goût métallique du sang reste longtemps dans la bouche du spectateur.
Sept hommes se retrouvent au petit jour dans une maison forestière, sept « amis » comme on dit, liés par la compromission, le mensonge, l’intérêt, le passé, bref, par l’entente vindicative mais éternelle d’un même clan social. Les voici, scindés en deux groupes, qui traquent le sanglier ! Jusqu’au moment où les joyeux frères Danville, accompagnés du timide Chamond, croisent la route d’Helen Wells, une Anglaise arrivée le matin même dans cette ville de la province normande, afin d’y louer un ancien rendez-vous de chasse, « La Guettière ». Sous l’oeil désapprobateur de Chamond, Albert et Paul violent la jeune fille. Mais celle-ci parvient à blesser Paul avant de s’enfuir dans les bois. Pour éviter le scandale, Albert se lance alors à sa poursuite avec l’intention de lui proposer un mutuel silence. De son côté, Chamond prévient les autres de l’« accident de chasse » dont Paul aurait été victime… Cependant, les dits « autres » découvrent la vérité et, après s’être concertés, se décident, eux aussi, à étouffer l’affaire au plus vite. Philippe Mansart manifeste, seul, quelques scrupules, mais il se fait vite rappeler à l’ordre par Sutter, le mari de sa maîtresse, qu’il doit ménager en vue d’élections au Conseil Général.
Dans La Traque, plus l’étau se resserre autour du personnage d’Helen, magnifiquement interprété par Mimsy Farmer (un an après Le Parfum de la dame en noir – Il profumo della signora in nero de Francesco Barilli), plus celle-ci devient une bête aux abois, au sens propre comme au figuré. Son « help » déchirant lancé désespérément pendant qu’elle s’enfonce dans les marais, renvoie au cri d’un animal se sachant pris au piège, tandis qu’un collet aquatique et poisseux se referme autour de son cou. Et des images comme celles-ci il y en a des tas dans La Traque, troisième long-métrage réalisé par Serge Leroy (1937-1993) après Ciel bleu (1971) et Le Mataf (1973). Le passé documentaire du metteur en scène, également ancien journaliste, se ressent dans la première partie de La Traque qui pose tout d’abord son décor, automnal, froid. Même si la gare de Villeherviers trahit son tournage dans le Loir-et-Cher, le récit est supposé se dérouler en Normandie, où l’on suit l’arrivée cette jeune femme britannique, paumée au milieu de nulle part. Le contraste entre sa nationalité, sa frêle silhouette, la végétation mousseuse et l’environnement rustique est déjà saisissant, comme si Helen n’avait pas à être là et bouleversait aussi bien l’équilibre de la région que celui de ses habitants bien installés. Puis, vient la présentation des protagonistes masculins, saisis caméra à l’épaule, au petit matin, attablés et déjà le verre de vin à la main, le saucisson ou le jambon dans l’autre, tandis que la soupe à l’oignon bout dans la marmite. Serge Leroy capte ces instants en leur donnant un aspect de reportage, en entremêlant les discussions simultanées. Les propos se brouillent, mais les pions se mettent en place comme sur un échiquier.
Albert Danville (Jean-Pierre Marielle), ferrailleur de son état, est la “grande gueule” du groupe. Il est accompagné de Paul (Philippe Léotard), son frère cadet, exerçant la même profession, dont le caractère imprévisible semble être canalisé par le premier. Avec l’assureur Chamond (Michel Robin), un dénommé Rollin (Paul Crauchet), bigot et alcoolique repenti, le capitaine Nimier (Michel Constantin, déjà présent dans Le Mataf), ancien militaire devenu concessionnaire automobile, tout ce beau petit monde se réunit autour de David Sutter (Michael Lonsdale), riche propriétaire terrien, qui leur offre son terrain pour une partie de chasse. Guidés par Maurois (Gérard Darrieu), le garde-chasse de Sutter, ces hommes sont rejoints par Philippe Mansart (Jean-Luc Bideau), gendre d’un sénateur, ambitionnant un mandat électif, qui en secret entretient une relation avec Françoise (Françoise Brion), l’épouse de Sutter. Après cette exposition étourdissante où Serge Leroy parvient à caractériser ses personnages, tout en faisant perdre leurs repères aux spectateurs, obligés de jongler entre plusieurs conversations, cette poignée d’hommes, des nantis pour la plupart, sont lancés dans l’arène comme des bêtes sauvages assoiffées de sang.
Progressivement, Serge Leroy tisse les liens, on en revient cette fois encore à cette métaphore de l’araignée, qui rattachent chaque personnage (observé par Serge Leroy avec l’oeil d’un entomologiste), chacun ayant visiblement besoin de l’autre afin de servir son intérêt personnel. C’est alors qu’ils tombent sur Helen Wells, jeune universitaire de Caen, que Paul avait déjà remarqué et sur laquelle il se jette, tandis que son frère Albert la maintient à terre. Également présent, Chamond n’intervient cependant pas. Les frères Danville se relèvent, laissant là leur victime, figée, anesthésiée, meurtrie. A l’instar d’un gibier sur lequel les chasseurs auraient tiré, ce qui est d’ailleurs le cas si l’on se place d’un point de vue métaphorique où le fusil serait en fait un prolongement voire le véritable pénis des Danville, Helen parvient un temps à retourner la situation à son avantage, en blessant Paul avec son propre fusil. La situation échappe aux chasseurs, qui se mettent d’accord et se mettent à la poursuite d’Helen, seule, ne sachant où aller, alors que les autres connaissent les lieux sur le bout des doigts.
Au-delà de cette expérience viscérale, faux Rape & Revenge, vrai thriller que l’on pourrait qualifier d’anthropologique, anxiogène et d’une intelligence redoutable, Serge Leroy, à partir d’un scénario écrit par André-Georges Brunelin (Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini, Madame Claude de Just Jaeckin) fustige, notamment à travers des dialogues implacables, la petite bourgeoisie de province en montrant des notables unis dans le crime. Des êtres solidaires et déterminés à conserver leur place dans la société, où la haine anime autant leurs motivations que leurs relations. Tous ces éléments ont contribué à faire de La Traque un vrai film notoire.
Le Blu-ray était déjà sidérant, mais l’édition 4K également disponible appuie encore plus les contrastes, la luminosité, les teintes automnales concoctées par Claude Renoir, mythique directeur de la photographie. Le mixage DTS-HD Master Audio Mono instaure un très bon confort acoustique. Les dialogues sont ici délivrés avec ardeur et clarté. La propreté est de mise, les effets riches et les silences denses, sans aucun souffle. Aussi, j'ai laissé la qualité originale sur l'ensemble des version proposées en x265 en compléments à la version Remux.
Qualité : Remux HD2160 depuis Blyrau 4K des éditions Le Chat qui fume !. Édition limitée à 1000 exemplaires.
Format : MKV
Codec et débit vidéo : HEVC à 71,7 Mb/s, 24.000 im/s
Codec audio :
Français: DTS XLL, 2 canaux à 2 056 kb/s, 24 bits
Langue(s) : Français
Sous-titres : Français
Chapitrage : Non
Nombre de fichier(s) : 1
Taille total : 49.92 Go
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Ligne.Rouge.Deserteurs.Russes.la.grande.traque.2025.DOC.FRENCH.720p.WEB-DL.H264-THESYNDiCATE Posted by
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