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Linda Perhacs 1970 Parallelograms.francepop.FLAC

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Linda Perhacs 1970 Parallelograms.francepop.FLAC (Size: 335.29 MB)
  01 Chimacum Rain.flac 15.49 MB
  02 Paper Mountain Man.flac 18.26 MB
  03 Dolphin.flac 14.53 MB
  04 Call Of The River.flac 18.68 MB
  05 Sandy Toes.flac 17.24 MB
  06 Parallelograms.flac 22.56 MB
  07 Hey, Who Really Cares.flac 13.49 MB
  08 Moons And Cattails.flac 20.03 MB
  09 Morning Colors.flac 22.96 MB
  10 Porcelain Baked Cast Iron Wedding.flac 24.65 MB
  11 Delicious.flac 21 MB
  12 If You Were My Man (demo).flac 17.13 MB
  13 If You Were My Man.flac 15.61 MB
  14 Hey, Who Really Cares (with intro).flac 14.21 MB
  15 Chimacum Rain (demo).flac 21.03 MB
  16 spoken intro to Leonard Rosenman.flac 12.26 MB
  17 Chimacum Rain (demo with sounds).flac 23.14 MB
  18 I Would Rather Love.flac 21.75 MB
  art
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  cover.jpg?042148 429.8 KB
  parallelograms.txt 1.16 KB
  ▲ 30 total files

Description


Parallelograms

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Label : Kapp Records / Sunbeam Records
Nombre de disques : 1
Genre : Folk, Psychedelic Folk
Date de sortie : 1970

   1 Chimacum Rain [03:25]
   2 Paper Mountain Man [03:14]
   3 Dolphin [02:54]
   4 Call Of The River [03:46]
   5 Sandy Toes [02:58]
   6 Parallelograms [04:33]
   7 Hey, Who Really Cares ? [02:38]
   8 Moons And Cattails [04:03]
   9 Morning Colors [04:34]
  10 Porcelain Baked Cast Iron Wedding [04:01]
  11 Delicious [04:08]
  12 If You Were My Man (demo) [03:30]
  13 If You Were My Man [02:59]
  14 Hey, Who Really Cares ? (with intro) [03:02]
  15 Chimacum Rain (demo) [03:46]
  16 spoken intro to Leonard Rosenman [02:21]
  17 Chimacum Rain (demo with sounds) [04:16]
  18 I Would Rather Love [03:06]

Playing Time.........: 01:03:22

Format : FLAC 16
Découpé avec : Aucun
335 Mo

Le Monde 16 août 2013 :
"En 1970, Linda Perhacs est une dentiste épanouie. La semaine, elle détartre à tout-va dans une clinique huppée de Los Angeles. Le week-end, elle folâtre avec son mari dans les prés alentour, où elle sème et cueille les idées alors dans le vent : le pouvoir des fleurs, les énergies positives, l'amour, pas la guerre, ce genre de floraisons. Aux yeux de certains, l'écart paraît grand. L'un des patients avec lesquels Linda s'entend le mieux, Leonard Rosenman, s'étonne ainsi qu'une hippie de son acabit manie avec autant d'attention la fraise, la roulette et le davier. "Il m'a dit : "Linda, je ne peux pas croire que tu ne fasses rien en dehors de la clinique !"", se souvient-elle.
Ledit Leonard n'est pas le premier venu. Il a composé la musique de grands succès hollywoodiens – A l'est d'Eden, d'Elia Kazan, La Fureur de vivre, de Nicholas Ray, bientôt Barry Lindon, de Stanley Kubrick ; bref, il en impose. Pour ne pas le contrarier, Linda lui répond qu'elle écrit quelques chansons, de-ci de-là, à ses heures perdues. "Formidable, s'enthousiasme l'autre. Enregistrons-les !" Aussitôt dit, aussitôt fait : l'huile hollywoodienne réserve un studio, débauche d'habiles musiciens de session, dégote un label – Kapp Records.
L'album, intitulé Parallelograms, est une splendeur. Cocréditée aux arrangements – avec Rosenman et le guitariste Steve Cohn –, Linda chante sur la douzaine de morceaux du disque, tous de sa composition. Elle les peaufine depuis l'adolescence, au grand dam de ses parents un brin traditionnels, qui réprouvent d'aussi futiles et licencieuses activités. Ce sont des chansons d'amour et d'eau fraîche, où glissent la pluie (Chicamum Rain), le fleuve (Call of the River), le dauphin (Dolphin), la solitude (Hey, Who Really Cares ?) et l'être aimé (If You Were My Man). Comme échappée d'un filet minéral et cristallin, sa voix est belle à pleurer, alors on la double, on la triple, on la quadruple – sur certains morceaux, on dirait que mille Linda vocalisent en chœur et en cascade. Face à tant de grâce, nul besoin d'en rajouter. L'accompagnement est frugal : ici, quelques arpèges de guitare ; là, des volutes de flûte ; ailleurs, une poignée d'effets au synthétiseur, et l'affaire est dans le sac.
Lequel, hélas, est passablement troué. Le label se désintéresse inexplicablement du projet, et en saborde la sortie : ni concert, ni promotion. Pis, le pressage vinyle, d'une qualité exécrable, ne rend guère justice à la richesse harmonique de Parallelograms. Et puis l'époque – l'orée des années 1970 – est paradoxalement défavorable. Le marché des auteures-compositrices-interprètes, il y a peu inexistant, se trouve subitement saturé depuis que Joni Mitchell et Carole King ont prouvé que les femmes étaient capables de mettre en musique leurs propres émois. D'autres consœurs, tout aussi douées (Buffy Sainte-Marie, Judee Sill, Laura Nyro, Bridget St John...), se bousculent au portillon, et l'on a tôt fait de ranger Linda dans le même panier.
Le disque ne se vend pas, si ce n'est à Hawaï, dans le Colorado et en Alaska. Et Linda de poursuivre sa brillante carrière dentaire – après tout, elle n'a pas obtenu le diplôme de la prestigieuse USC (University of Southern California) pour rien. Les années passent, l'auguste praticienne écope d'une, de deux, bientôt de trois décennies dans les gencives, quand, en 2003, elle reçoit un coup de fil d'un certain Michael Piper, responsable du label Wild Places. Cela fait deux ans, dit-il, qu'il essaie de retrouver sa trace ; les admirateurs de Parallelograms, assure-t-il, se comptent par milliers ; il faut à tout prix rééditer l'album.
Passé le légitime sentiment de surprise, Perhacs ne se fait pas prier, exhume les bandes d'origine, aide à les remastériser avec soin, loin du massacre initial. Une première réédition gagne les bacs en 2005, une seconde en 2008 (chez Sunbeam Records). L'une et l'autre finissent d'asseoir la stature de lady Linda, intronisée égérie "indie" à mesure qu'une ribambelle d'artistes citent ses ritournelles, des combos les plus électriques (Sonic Youth) aux plus électro (Prefuse 73). En 2007, le folkeux Devendra Banhart l'invite à faire les chœurs de son album Smokey Rolls Down Thunder Canyon, et les deux robots de Daft Punk incluent If You Were My Man sur la bande originale de leur film Electroma.
En pleine vogue rétromaniaque, cette reconnaissance tardive est d'autant plus manifeste qu'elle est internationale : voici Chicamum Rain sur la bande-son du Léopard d'or du festival de Locarno en 2011, Trois sœurs, de l'Argentine Milagros Mumenthaler ; voilà Linda enregistrant, dans le même temps, deux albums – non publiés à ce jour – avec l'Anglais Ben Watt, connu pour ses travaux au sein du duo Everything But the Girl ; un autre disque, The Soul of All Natural Things, produit avec Fernando Perdomo et Chris Price, serait en cours de finalisation.
Qu'est-ce que ce succès inespéré dit, au juste, d'elle et de nous ? Il rassure autant qu'il effraie : derrière chaque dentiste, suggère-t-il, se cache une pythie folk en puissance. Devenue l'emblème des chemins de traverse musicaux, l'histoire de Linda Perhacs en recouvre mille autres : Charles Ives, assureur le jour, compositeur criblé de doutes et de génie la nuit ; Sixto Rodriguez, travaillant sur des chantiers pour oublier que ses cathédrales folk ont à ce point pu être ignorées ; Terry Callier, devenu informaticien après que ses joyaux acoustiques sont tombés dans l'oreille de sourds ; Vashti Bunyan, bergère injustement rangée du troupeau folk ; Flop, French, Stéphane Massy, Emmanuelle Parrenin, eux professeurs, elle thérapeute, quand leurs chansons bienfaitrices les promettaient à de plus vastes bienfaisances. Certains viennent d'être redécouverts, d'autres le seront demain. Certains se désolent de ces revers de fortune, d'autres s'en accommodent. Mais, de part et d'autre de leur double vie, tous chantent, pareils à Linda, l'étrange beauté des parallélogrammes." Merci à Aureliano Tonet pour LM.Excellente présentation par le journal du soir (mais on n' en attend pas moins). Comme pour Sibylle et Vashti déjà présentées, Linda Perhacs (née Arnold) fait son truc dans son coin d' abord pour elle ; et si les autres aiment ça tant mieux, sinon, tant pis. Entre la Joni Mitchell du premier album (1968 pour le passé) et Mariee Sioux (pour le - lointain - futur). 


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