Marc Copland, Gary Peacock - What it Says - 2004 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit

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Marc Copland, Gary Peacock - What it Says - 2004 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit (Size: 206.86 MB)
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  CD 0.0 - 01. Marc Copland, Gary Peacock-Ladder.flac 18.63 MB
  CD 0.0 - 02. Marc Copland, Gary Peacock-Vignette.flac 21.3 MB
  CD 0.0 - 03. Marc Copland, Gary Peacock-Watching the Silence.flac 16.62 MB
  CD 0.0 - 04. Marc Copland, Gary Peacock-Around in the Air.flac 21.44 MB
  CD 0.0 - 05. Marc Copland, Gary Peacock-Colors of Hue.flac 11.04 MB
  CD 0.0 - 06. Marc Copland, Gary Peacock-Talkin' Blues.flac 22.08 MB
  CD 0.0 - 07. Marc Copland, Gary Peacock-Calls & Answers.flac 14.58 MB
  CD 0.0 - 08. Marc Copland, Gary Peacock-In a Dance.flac 20.89 MB
  CD 0.0 - 09. Marc Copland, Gary Peacock-From the Well.flac 17.87 MB
  CD 0.0 - 10. Marc Copland, Gary Peacock-Skim.flac 10.08 MB
  CD 0.0 - 11. Marc Copland, Gary Peacock-Requiem.flac 15.32 MB
  CD 0.0 - 12. Marc Copland, Gary Peacock-Vignette.flac 17.01 MB

Description


Marc Copland, Gary Peacock - What it Says
- 2004



EAC Rip [FLAC]
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ARTISTES



Marc Copland



La carrière de Marc Copland n'a
pas connu les débuts fulgurants qui propulsent certains musiciens très tôt sur
le devant de la scène. Elle s'est affirmée sur le tard, à l'aube de la
quarantaine, après des détours inhabituels. Marc Copland, en effet, a débuté sa
carrière à Philadelphie, sous le nom de Marc Cohen, en qualité de saxophoniste
alto, gagnant New York au début des années 1970 où il joua avec le guitariste
John Abercrombie (qui reste l'un de ses plus fidèles partenaires) et le batteur
Chico Hamilton (il enregistra avec ce dernier des disques qui n'ont jamais vu
le jour). Une insatisfaction grandissante, cependant, quant à son
accomplissement musical, notamment au plan harmonique, le pousse à rompre avec
le saxophone pour se consacrer à l'étude du piano, un instrument sur lequel,
une décennie plus tard, il se révèlera un soliste des plus singuliers.



Pendant presque dix ans, après un
séjour en Californie, il est principalement actif sur la scène de Washington.
De retour à New York en 1983, on le retrouve comme sideman auprès de nombreux
chanteurs et musiciens dont les plus connus se nomment Bob Belden, Joe Lovano, James
Moody ou Bill Stewart. Progressivement, Marc Copland a consolidé son assurance
comme pianiste, ainsi que l'illustrent les premiers disques qu'il a réalisés à
la fin des années 1980, l'un en trio avec Gary Peacock et Billy Hart, l'autre à
la tête d'un quintet plus énergique (avec Randy Brecker et Bob Berg). Marqué
par Bill Evans, Keith Jarrett et Herbie Hancock, avec lesquels il partage un
fort ancrage dans la culture pianistique post-impressionniste européenne, il
s'est progressivement dégagé de ses influences les plus évidentes à l'orée des
années 2000. Cultivant les contextes intimistes, notamment à l'occasion de
projets phonographiques nombreux, Copland a développé un travail approfondi non
seulement en solo, mais aussi en multipliant des associations qui ont tendance
à se prolonger dans le temps et à se nourrir de rencontres renouvelées. C'est
ainsi qu'on l'a entendu s'exprimer en duo avec le trompettiste Tim Hagans
(2000), le guitariste Vic Juris (2001), le saxophoniste Dave Liebman (2002), le
saxophoniste alto Greg Osby (deux albums remarqués en 2003) ou encore le
contrebassiste Gary Peacock (2004)…



Qu'il investisse la configuration
d'un trio classique (avec deux musiciens plus jeunes, Drew Gress et Jochen
Rueckert) ou celle d'un trio plus inhabituel aux allures chambristes (avec le
trompettiste Kenny Wheeler et le guitariste John Abercrombie), Marc Copland
conserve entières certaines caractéristiques qui l'ont, en toute discrétion,
distingué comme un pianiste parmi les plus sensibles du jazz contemporain : un
toucher délicat, peu heurté, une approche coloriste de l'harmonie, un phrasé
toujours très legato, comme estompé dans ses contours par un recours très
fréquent aux pédales. Admirateur des peintres impressionnistes, il semble
vouloir en reproduire la manière, travaillant à approcher les variations de
couleurs harmoniques plutôt que la mélodie, dans un jeu feutré, adeptes du
scintillement des faibles intervalles et attentif aux nuances, pour mieux
atteindre à une forme de sensualité. En outre, à la manière d'un Monet
cherchant à capter les variations infinies de la lumière sur la façade de la
cathédrale de Rouen, Marc Copland a pris l'habitude, en disque ou en concert,
d'interpréter à plusieurs reprises un même morceau qu'il diffracte selon le prisme
de son imagination, rappelant que dans le jazz, le thème est d'abord prétexte à
des variations infinies. Adeptes des tempos lents et des ballades, le pianiste
se révèle un maître des interprétations délicates sans tomber dans le
maniérisme : « Jouer des ballades est, à bien des égards, le défi absolu. Les
valeurs musicales qui sont importantes ailleurs sont absolument essentielles :
la sensibilité, la couleur, les dynamiques, l'économie et la clarté. »
Enregistrant abondamment (dix-sept disques entre 2000 et 2005) comme pour mieux
rattraper le temps perdu ou assouvir une créativité en pleine épanouissement,
il manifeste une constance rare dans l'improvisation et voit enfin son talent
reconnu à une plus juste mesure grâce au soutien de plusieurs labels indépendants
européens.



Gary Peacock



Gary Peacock est un contrebassiste
de jazz américain, né le 12 mai 1935, à Burley (Idaho).



Il entame l'étude du piano, mais
aussi de la batterie, à l'école, en 1948. Pendant son service militaire (en
1954, en Allemagne), il est pianiste-bugliste de l'orchestre du régiment (et
joue dans une petite formation locale). Démobilisé, il travaille comme bassiste
en RFA. En 1958, il retourne aux États-Unis, à Los Angeles, où il travaille
avec des musiciens comme Barney Kessel, Bud Shank, Art Pepper, Ravi Shankar
mais aussi Don Ellis, qui lui présente Paul Bley. Il se marie en 1960 avec
Annette Peacock.



Il s'installe ensuite à New York,
où il collabore avec Paul Bley, fait partie du trio de Bill Evans (avec Paul
Motian), du trio d'Albert Ayler, avec Sunny Murray. Il fait aussi quelques
concerts avec Miles Davis, en tant que remplaçant de Ron Carter.



Vers la fin des années 1960,
Peacock se retire au Japon, délaissant la musique pour étudier la philosophie
zen. Il revient aux États-Unis en 1972, étudie la biologie à l'Université de
Washington, Seattle, et enseigne la théorie de la musique au Cornish College of
the Arts de 1976 à 1983. Il reprend la musique et la composition, et forme des
duos avec, notamment, Ralph Towner et Jan Garbarek.



Gary Peacock est surtout connu
pour être le bassiste du trio Standards de Keith Jarrett, créé en 1983 avec
Jack DeJohnette, soit six ans après le premier enregistrement de cette
formation sous le nom de Gary Peacock dans Tales of another.



Juillet 2015 : Gary Peacock qui a
peu enregistré avec des musiciens français (outre Martial Solal "Just
Friend"), a récemment enregistré à New York, dans les studios Avatar, avec
le pianiste Robert Kaddouch. "53rd Street" a obtenu le CHOC de
Classica.



L’ALBUM



D’abord l’immense plaisir
d’entendre à nouveau le piano de l’américain Marc Copland, quelques mois après
le splendide recueil solitaire Poetic motion paru voici quelques mois sur le
même label ; ensuite et surtout, celui d’une rencontre presque évidente :
Copland et Gary Peacock se fréquentent depuis plus de vingt ans, leur première
rencontre à Seattle (en 1983) leur ayant réciproquement fait, de leur propre
aveu, une assez forte impression. Ils se retrouvèrent par la suite dans
différents contextes, notamment au sein d’un trio avec le batteur Billy Hart
(début des années 1990) et, bien sûr, dans cinq des albums publiés par le
pianiste depuis quinze ans. Ce duo enregistré en septembre 2002 semble
toutefois témoigner d’un pas supplémentaire franchi dans la compréhension
mutuelle et l’appropriation par chacun de l’univers de l’autre : c’est ainsi
qu’on a la surprise de découvrir au répertoire de What it says Vignette, un
morceau composé par Peacock pour la plus célèbre des formations à laquelle il a
participé, le trio « Standards » (avec Keith Jarrett et Jack DeJohnette) ou
plus exactement son ébauche, c’est-à-dire l’album Tales of another publié sous
le nom du bassiste à la fin des années 1970.



En osant reprendre et transformer
à sa manière ce pan historique et légendaire de la musique de son partenaire
(et par surcroît en doublant la reprise et en en faisant la conclusion du
disque !), Copland prouve combien il se sent à l’aise vis-à-vis de celui qu’il
aime à nommer son « frère jumeau aîné » (my older twin brother) ; réunis par
leur goût des harmonies complexes et une intelligence commune des ressorts de
l’improvisation, les deux musiciens coulent leur monde l’un dans l’autre avec
un naturel et une spontanéité tout à fait remarquables, si bien qu’il devient
hasardeux d’espérer distinguer à la première écoute les pièces signées par le
pianiste (le splendide Talkin’blues), le bassiste ou les deux. Après avoir affronté
les souffrances d’un cancer dont il a gardé une fatigue tenace, le bassiste
revient en force ces derniers temps, en pleine possession de ses moyens. La
rondeur et la précision du son de sa contrebasse, magnifiquement capté par les
micros de Gérard de Haro, décuplent la puissance des couleurs éblouissantes et
limpides du piano de Copland. Un univers d’une rare élégance, un disque
parfait.



TRACKLINSTING 

1Ladder5:02
2Vignette5:08
3Watching The Silence4:22
4Around In The Air5:36
5Colors Of Hue3:12
6Talkin' Blues5:32
7Calls & Answers3:45
8In A Dance5:01
9From The Well4:47
10Skim2:35
11Requiem4:08
12Vignette4:34

Sociétés, etc.

Crédits

Notes

Recorded September 16 & 17, 2002 at The Studio, New York City 
Mixing, editing, mastering at Studio La Buissonne, Pernes les Fontaines 

Distributed by Harmonia Mundi (HM79)

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