| 01 - A Mirage.mp3 | 4.45 MB | ||
| 02 - Drifting.mp3 | 2.68 MB | ||
| 03 - In Tears.mp3 | 6.75 MB | ||
| 04 - Nothing.mp3 | 5.71 MB | ||
| 05 - The Waves Of Death.mp3 | 3.95 MB | ||
| 06 - The Happiness.mp3 | 3.94 MB | ||
| 07 - Lollipop.mp3 | 4.57 MB | ||
| 08 - Years Of Doubt.mp3 | 5.18 MB | ||
| 09 - Fire.mp3 | 4.34 MB | ||
| 10 - The Death Cell.mp3 | 8.64 MB | ||
| 11 - A Monument Of Trust.mp3 | 5.23 MB | ||
| 12 - A Mirage (Extended Version).mp3 | 8.25 MB |

Curiosity : part II
Deuxième opus de nos clones des Cure. Alors, déjà, autant vous l'annoncer, en outre de retrouver le charme attachant du premier album Purity, ce Monument of Trust, enregistré en 1987, renferme quelques perles. Nous allons, si vous le voulez bien, les expertiser une à une. Ça changera un peu ma façon de faire la prez.
1) A Mirage — On démarre par une guitare folk rythmique doublée – enregistrée deux fois sur deux pistes séparées et réparties, l'une à droite, l'autre à gauche, dans le panorama ; effet qui s'entend plus nettement au casque que sur enceintes –, cela apporte une bonne dynamique. L'entrée du couple basse-batterie propulse bien le morceau, l'arrangement a été écrit pour accrocher direct l'oreille. Au jeu des Cure-correspondances (qui se ramassent, vous l'imaginez bien, à la pelle ; aussi je ne vais pas toutes les pointer, ce serait chiant autant pour vous que pour moi), à 2:36, Hans Diener dit : « Your eyes like ice » Difficile de ne pas songer à Cold (album Pornography) : « Your name like ice into my heart (...) Ice in my eyes and eyes like eyes don't move » Évidemment, la tournure de Robert Smith, tout en assonances, est plus belle, plus forte. Mais Hans, je pense, ne cherche pas ici à imiter. C'est un clin d'œil, juste un clin d'œil. Ceci étant, quand on écoute l'affaire qu'il nous raconte dans son Mirage – morceau efficace, je répète —, ok, le mirage de l'objet aimé, image de l'autre qui hante et intrigue, sollicitant le désir ou la haine, toussa toussa, c'est une forte récurrence chez Robert Smith ce thème-là, non ? C'est même carrément ce qui a fait son style. Avec lui, cela se passe souvent comme si, d'autrui, il n'atteignait guère qu'une figure vaporeuse prête à disparaître. A Forest, c'est ni plus ni moins ça. Ou encore « Every mirage I see is a mirage of you », dans The Blood (album The Head on the Door). Mais : STOP ! Sinon on n'en finirait plus... Bon morceau ; point.
2) Drifting — Les petites percussions derrière (claves-tambourin) apportent une jolie couleur. Hyper court (1:57), Hans nous livre ici un sentiment capturé sur le vif. De fait, ce Drifting suscite la réécoute, on a envie de retrouver son émotion adolescente, sa naïveté. Bon là, faut être honnête, sur les mots « Die », « Away », « Again », notre ami Hans cherche distinctement à imiter son idole. Il force l'intonation. Le plus fou c'est qu'il y arrive, le bougre ! On croirait entendre Smith.
3) In Tears — Comme le titre l'indique, on est dans la ballade sentimentale puissance 1000. La ligne de basse médiator, digne de Simon Gallup, chante et ce qu'elle chante est furieusement beau. L'effet reverse sur la caisse claire, les nappes de synthé, la voix placée dans le tunnel du Mont-Blanc, tout épouse cette basse mélodique sur laquelle repose notre destin. Et ça tient la route. On voit des images. Oui, cela fonctionne très bien.
4) Nothing — Une batterie motrice avec un jeu au charley subtil, légèrement ouvert sur les temps faibles, une basse sautillante à plaisir, une guitare delay jouant en arpèges sur les harmoniques, le tout "nappé" par trois notes de synthé bien senties, Nothing est in-dé-nia-ble-ment une perle ! Craché, juré. Par conséquent on va éviter le jeu des correspondances. Même si ça sonne Cure, ce morceau c'est Môssieur Hans qui l'a écrit, et faut l'écrire ce machin ! La vache ! Ah ouais, à écouter potards à fond !

5) The Waves of Death — Euh... ouais, mais là, après le morceau d'avant, c'est d'une mièvrerie sans nom. En outre, le piano est trop devant dans le mix. Il finit par casser les cou... – oreilles. Je passe. Peut-être j'suis trop sévère, excusez, mais j'ai envie de rester sur la bonne impression de Nothing. Comment s'appelle ce morceau ? The Waves of Death ? Ouais, si tu veux...
6) The Happiness — Ça démarre bien, les toms-batterie accompagnent la basse comme il faut. Après... après j'sais plus. Purée, on ne retrouve plus le niveau de Nothing, j'ai l'impression. Bon, je vais m'acheter un paquet de Z'animo au Super U. Non... je passe le morceau. Ouais ouais, faut qu'on avance.
7) Lollipop — Ça y'est, on est remonté d'un cran. La batterie, couplée à une petite percu (shaker), joue un bon pattern. Les instruments (basse-synthés) viennent bien se greffer dessus. Hop hop hop... à 0:46, le synthé mélodique (trop riche en sucre, mais, en même temps, c'est raccord avec le titre) est un flagrant délit !!! Il s'inspire à fond du thème de Six Differents Way (album The Head on the Door). C'est quand même un coquin, cet Hans ! À part ça, cette sucette douce-amère (traduisez gai et mélancolique) a bon goût. Cela me fait repenser qu'il faut que je passe de toute façon au Super U, j'ai plus rien dans le frigo.
8) Years of Doubt — On repart en ballade. Et une ballade, ma foi, très honnête. Hans appuie toujours autant sur « away ». Tout est rentré dans l'ordre, quoi.
9) Fire — Morceau de transition. Sans grand intérêt.
10) The Death Cell — Et le voilà, l'intérêt ! Le voilà ! Le morceau d'avant sert à nous livrer sur un plateau cette seconde perle ! Oulaaaa... quelle claque, les zamis ! Une tourne obsessionnelle tournant à l'obsession, The Death Cell a été pensé pour être écouté en mode repeat. Mais il a surtout ce que la pensée humaine ne pourra jamais prévoir, c'est-à-dire la magie. Jamais la voix de Hans n'a été autant investie, inspirée. On oublie carrément Robert, on s'en tape même, Hans Diener est hanté, là. Ah ouais, c'est du très très bon.
11) A Monument of Trust — Euh... je passe.
12) A Mirage (extended version) — Comme le nom l'indique, c'est le maxi du premier morceau. L'ingé-son bouscule les choses en s'amusant avec les pistes, toussa, toussa.
Voilà, les copains. Ce Monument of Trust, dans sa simplicité, est un très plaisant voyage. Si vous hésitez encore à embarquer, je vous offre en bonus l'une des deux perles avec un clip amateur plutôt marrant. À vous de voir.

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