Pascal Rambert - Architecture (Avignon IN) 2019 [x264 TVrip]

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Pascal Rambert - Architecture (Avignon IN) 2019 [x264 TVrip] (Size: 2.34 GB)
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Description


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PASCAL RAMBERT
ARCHITECTURE
FESTIVAL D'AVIGNON IN
~ 2019

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Production : FranceTv - structure production - La Compagnie des Indes

Mise en scène : Pascal Rambert

Réalisation : Dominique Thiel

Auteur : Pascal Rambert

Titre : Architecture

Date : 2019

Langue : Français

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La Cour d’honneur du palais des Papes s’offrait jeudi 4 juillet au chaos verbal de Pascal Rambert. Un spectacle total, plein de panache,
mais alourdi par quelques passages inaboutis. Qui n’effacent pas une distribution exceptionnelle et quelques intenses moments d’émotion.

"Audacieux pari artistique que d’offrir la Cour d’honneur du palais des Papes — pour cette 71e édition du Festival d’Avignon — à un auteur, metteur en scène, chorégraphe
et plasticien au langage radical, Pascal Rambert, 57 ans. Certes, le prolifique dramaturge faisait déjà des débuts remarqués, provocants et provocateurs au festival voilà
juste trente ans, avec Les Parisiens : sept heures de spectacle-fleuve sur le désir et la mort du désir.

Et il y a remporté d’exceptionnels et mérités succès, tel Clôture de l’amour, en 2011, où l’on voyait s’affronter via un flux de mots violent un couple au bord de la déchirure,
incarné jusqu’au sang par deux magnétiques comédiens : Stanislas Nordey et Audrey Bonnet.

Si on les retrouve aujourd’hui dans Architecture — toujours aussi exceptionnels —, il n’est pas sûr que cet ultime opus soit le meilleur de son créateur cosmopolite et
touche-à-tout, qui écrit non sans panache, mais en vrac, en torrents, en jets, en mouvements, pour le meilleur comme pour le pire. Pas d’ellipse, pas de non-dit chez
Pascal Rambert. Il croit trop au pouvoir du langage. Tout est balancé à cru, à la gueule d’un public stupéfait par tant de chaos verbal. On se demanderait même parfois
si Rambert se relit, pour que ne lui sautent pas aux yeux les redondances, temps morts et coupes à faire.

Des rôles sur mesure
Architecture est un projet ambitieux, concocté pour des acteurs et actrices frères et sœurs en art. L’auteur leur compose d’ailleurs des partitions sur mesure — leurs
personnages portent toujours leurs prénoms —, il sait jusqu’où ils peuvent aller avec lui, quelles frontières ils peuvent encore avec lui dépasser. Ainsi leurs rôles
leur ressemblent, et pas… Juste assez proches pour que les comédiens y pénètrent comme chez eux, pour s’y sublimer ensuite à merveille. Les grands solistes et hommes et
femmes de troupe qu’ils sont incarnent ici une brillante famille d’intellectuels et d’artistes viennois du début du XXe siècle, de 1911 au début de la Seconde Guerre mondiale.

Au centre, le père, un architecte célèbre du vieil empire (Jacques Weber), qui a fait régner la terreur chez lui et castré à jamais ses deux fils (Denis Podalydès, un musicien
qui bégaie, et Stanislas Nordey, un philosophe qui n’arrive pas à vivre son homosexualité), comme ses deux filles (Emmanuelle Béart, psychiatre sexuellement frustrée, et
Anne Brochet, éthologue au bord de la névrose).

Tous les cinq — et leurs conjoints non moins doués (Marie-Sophie Ferdane, poétesse, Laurent Poitrenaux, écrivain, Audrey Bonnet, musicienne) – vont traverser l’époque
mouvementée et tortueuse de l’entre-deux-guerres, en mesurant leur impuissance face aux dangers politiques qui grondent, aux menaces fascistes et antisémites, contre
lesquels ils se cognent vainement, juste capables de ruminer de voyage en voyage, d’exil en exil, leur vieille et immature haine du père. Juste capables de sans fin ratiociner.

La radicalité du théâtre nô
Dans l’espace uniformément blanc qu’a choisi Pascal Rambert — mobilier, plateau de la Cour d’honneur, costumes —, on traverse le temps et l’espace de scène en scène. Avec la
simplicité et la radicalité du théâtre nô japonais, auquel l’auteur fait ici de multiples clins d’œil, comme il en fait aussi aux premières mises en scène de Tchekhov
(1860-1904) montées par Stanislavski, quelques années avant la date où se déroule Architecture. Et n’y rêve-t-il pas encore à Wittgenstein ou Schoenberg à travers les
personnages de Nordey et Podalydès ?

On chante, on danse aussi dans Architecture. Pour dénoncer l’impuissance des artistes, des intellectuels d’hier face aux tragédies de l’Histoire, leur incapacité viscérale
à changer le monde et l’inanité de tout langage — le sien compris… —, le metteur en scène a voulu un spectacle total où les morts et les vivants se rencontrent, où l’Histoire
se conjugue à l’intime avec sensualité et réflexion conjuguées.

Sans doute cherche-t-il à alerter, le plus vivement possible, sur les incapacités des artistes et intellectuels d’aujourd’hui. Mais le discours, l’engagement restent flous.
On se rappellera plutôt quelques intenses moments d’émotion : la scène érotique — rien qu’en mots — où Jacques Weber et son épouse handicapée, Marie-Sophie Ferdane,
parviennent à la jouissance ; les bouleversants aveux de solitude de Stanislas Nordey qu’on a rarement vu aussi poignant. Il porte entièrement la représentation.

Apparaît hélas à la toute fin une très inaboutie séquence de « théâtre dans le théâtre » qui déglingue l’ambitieuse aventure. N’est pas Shakespeare ou Pirandello qui veut.
Rambert veut trop en faire. A quoi sert, par exemple, ce cheval qui apparaît, maladroitement guidé par son dresseur, fait un petit tour, s’allonge sur le sol et disparaît ?
Un inutile et coûteux gadget. Reste qu’on va aussi — surtout ? — au théâtre pour les comédiens, pour les voir empoigner un texte sublime, ou pas. Et la distribution rassemblée,
dirigée par Pascal Rambert — c’est aussi son talent — est magnifique." ( T Télérama)

Avec: Emmanuelle Béart, Audrey Bonnet, Anne Brochet, Marie-Sophie Ferdane,
Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey, Denis Podalydès, Jacques Weber




3H34mn de plaisir... RARE ! / NON commercialisé

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Source/Qualité : TVrip (stream web pure) / 1024x576 - DébitGlobalMoyen: 1560 kbps

Débit Vidéo/Audio : 1432 kbps - VBR / 128 kbps - VBR - 48 kHz

Format : AVC - H.264 (MKV) / AAC (2 ch.)

Système Vidéo : PAL

Nombre de fichiers : 2 dont nfo

Total du post: 2,34 Go


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***** début du programme à 00:05:03 *****

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