Paul Doumer - Le Livre de Mes Fils (pdf)(epub)(+ Version BNF)(1906)

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Description


Paul Doumer - Le Livre de Mes Fils
(pdf)(epub)(+ Version originale BNF)(1906)


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-Vuibert & Nony Editeur (1906), édition d'origine scan BNF

-Version 2016, traitement de texte par la XIX BNF

Langue: français

Formats: pdf et epub

Taille totale du dossier: 12.6 mb

345 pages pour l'édition intégrale de 1906 Vuibert & Nony Editeur (version scannée BNF)

256 pages pour l'édition intégrale XIX 2016 (traitement de texte par la BNF)


ISBN-13: 979-1095509035

ASIN: B01ALQOAPS

EAN : 9782346057443 


Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition 

de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Présentation du livre:


Paul Doumer, député de gauche et futur 13ème Président la République française, publie en 1906 le Livre de mes fils, 

ouvrage de morale pour la jeunesse. Le patriarche entend élever les cœurs et les âmes des enfants de la France, 

au premier rang desquels ses propres fils. Lorsqu’arrive la Grande Guerre, des fils Doumer partis défendre la France, 

quatre n’en reviendront pas, tombés pour la Patria, la terre des aïeux.


« Les peuples modernes, la France surtout, hélas ! ont aujourd’hui leurs sophistes. Ils prêchent un cosmopolitisme 

dissolvant qui détruirait, si l’on n’y prenait garde, et le patriotisme et la Patrie elle-même. 

  Qu’on les écoute, et c’en est fait de nous. La décomposition intérieure ou l’invasion étrangère, 

l’une et l’autre peut-être, mettraient fin à notre existence nationale.

La race glorieuse, dont nous serions les fils indignes, finirait dans le déshonneur. Non, non ! cela ne peut pas être ; 

cela ne sera pas. »

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Biographie de l'auteur:


Paul Doumer, né le 22 mars 1857 à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le 7 mai 1932 à Paris, est un homme d'État français,

président de la République française de 1931 à sa mort.


Joseph Athanase Paul Doumer est issu d'une famille modeste du Quercy, dont les membres sont habituellement manouvriers 

ou cultivateurs. Il est le fils de Jean Doumer, né en 1821 et de Victorine David, née en 1823. 

Il a deux sœurs : Aimée (1852)/Renée (1854) et Thérèse (1855).


Lors de sa naissance, son père est poseur de rails de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans. 

Peu après, la famille quitte Aurillac pour Mende (Lozère), puis pour Paris ; Jean Doumer meurt et sa veuve 

travaille comme femme de ménage. Paul est scolarisé à l’école communale du 63 rue de Clignancourt, à Paris 18e (plaque).


Membre du Parti radical, ministre des Finances à trois reprises, puis président du Sénat, 

Paul Doumer vit sa carrière couronnée par son élection à la présidence de la République, en 1931. 


L'élection se déroule sans la présence du très populaire président Doumergue qui a décidé de ne pas se représenter. 

Le scrutin ne fait guère de doute quant à son issue puisque le président du Sénat, Paul Doumer, candidat malheureux en 1906, 

part de nouveau favori. Il s'achemine d'ailleurs vers une élection sans candidat sérieux, lorsque, à deux jours du vote, 

on apprend la candidature du plus prestigieux homme politique du moment, Aristide Briand (candidat pacifiste et cosmopolite appuyé par le GODF).


Lors du premier tour de scrutin, le radical se détache assez nettement, sans obtenir néanmoins la majorité absolue 

nécessaire à sa victoire. Le ministre des Affaires étrangères se retire alors de la course. 

La gauche, prise de court par ce retrait, décide de présenter Pierre Marraud. 

Cela n'empêche pas Doumer, soutenu par la droite, de remporter l'élection.

Il fut assassiné moins d'un an après par un socialiste russe révolutionnaire agrarien anti-bolchevique qu'on fit passer pour un "fasciste".


Citation célèbre: 


"N'écoutez pas les sophistes qui professent un cosmopolitisme dissolvant,
qui nient la patrie et qui répudient le devoir. 

Ce sont des ennemis publics. S'ils étaient suivis, ils précipiteraient la France
vers la décadence et la mort, 
comme leurs aînés ont fait de la Grèce et de Rome."
(Le Livre de mes fils, page 339, 1906). 


Paul Doumer est opposé à l'idée d'une république universelle qui serait par essence chaotique. Dans ses écrits on constate 

un puissant sentiment patriotique ainsi qu'un attrait pour le nationalisme. C'est un homme politique qui à l'image 

du radicalisme politique est difficile à cerner. 


Il est assassiné moins d'un an après son investiture, en 1932, par un jeune émigré russe, Paul Gorgulov (non pas fasciste mais socialiste révolutionnaire proche de Boris Viktorovitch Savinkov ).


Le 6 mai 1932, le président Doumer se rend à l'hôtel Salomon de Rothschild, afin d’inaugurer une grande exposition consacrée 

aux écrivains de la Grande Guerre. 


Le chef de l'État salue courtoisement les écrivains présents et achète quelques livres, dans le but de les offrir à son épouse. 

Alors qu'il converse avec l'écrivain Claude Farrère, en compagnie de son ami le parlementaire et ministre François Pietri, 

Député de Corte, plusieurs coups de feu retentissent. Le président est atteint par deux balles, à la base du crâne 

et à l'aisselle droite. 

Il s'écrie « Tout de même ! », puis s'effondre au beau milieu de l'assistance, médusée. Le tireur Paul Gorgulov 

a fait feu avec un pistolet Browning M1910 (aujourd'hui conservé au musée de la Préfecture de Police). 

Il est déstabilisé par Farrère qui, après avoir tenté de sauver le président en détournant l'arme du criminel, 

reçoit lui-même plusieurs balles au bras. Une quatrième balle se fiche dans le décor.

 L'agresseur de Doumer est immédiatement maîtrisé par les inspecteurs de la Sûreté, puis arrêté.

Lorsque le 6 mai 1932, le Russe Pavel Gorguloff, fondateur (et unique membre) d’un parti fasciste russe 

créé par la police française, tire sur Paul Doumer, treizième président de la IIIe République française élu à peine un an 

plus tôt contre Aristide Briand (cosmopolite et pacifiste), c’est l’incarnation même du modèle républicain et patriote qui 

est touchée en plein cœur. Il faut comprendre entre les lignes le tiraillement entre une vision minimaliste 

et une vision maximaliste de la république, entre une vision internationaliste et une vision nationaliste.

Paul Doumer répond à ces problèmatiques avec son coeur et sa passion. Trop réactionnaire pour l'époque ? 

Comment serait-il traité aujourdh'hui ? C'est la vengeance que réserve les cosmopolites à ceux qui ont dévié du droit chemin. 

La libre pensée n'était plus la pensée libre. La démocratie s'était trompée ? 

On corrige l'erreur. Un magnifique "false flag" digne des meilleurs réseaux d'ingénierie sociale ? 


Engagement humaniste et bisbilles maçonniques:

 

Tragique apothéose, ultime sacrifice pour un homme qui, quelques années plus tôt, a successivement perdu 

quatre de ses cinq fils, victimes de la Grande Guerre. Connu pour sa détermination réarmer la France face à la montée 

des périls, Doumer se savait menacé. Qualifié tout à la fois de « régicide républicain » et de « Sarajevo de la 

Seconde Guerre mondiale » par les contemporains, le 6 mai 1932 apparaît comme un événement charnière : 

quatorze ans après la « der des ders », la France passe de l’après-guerre à un nouvel avant-guerre en pleine 

et inexorable montée des fascismes en Europe. 


Paul Doumer a été franc-maçon au Grand orient de France. Initié le 1er décembre 1879 (à 22 ans) dans la loge 

« L’Union fraternelle », il passa Compagnon et Maître le même jour, le 5 novembre 1880. Affilié à de nombreuses loges 

de province et parisiennes au gré de ses mandats parlementaires, il siégea au Convent puis au Conseil de l’Ordre du GODF 

dont il fut le secrétaire en 1892 (à 35 ans).


Il prend ses distances avec la franc-maçonnerie à la suite de l'affaire des fiches, jugeant le cabinet Combes excessivement 

sectaire, ce que lui reprochent les membres de l'obédience et ce qui lui vaut d'être exclu par la loge « La Libre Pensée » 

(Orient de Paris). 


Il quitte donc le GODF d'abord provisoirement, en 1905, pour marquer sa désapprobation du jeu auquel 

s'est alors livré l'obédience, puis définitivement, en 1906, à la suite de sa défaite lors de l'élection à la présidence 

de la République face à Armand Fallières. Doumer n'est ainsi plus franc-maçon depuis des années lorsqu'il 

devient chef de l'État, en 1931.

Le présent livre marque la rupture avec les fils de la veuve. Paul Doumer préfère les fils de France. C'est le testament politique, moral et spirituel d'un homme qui se savait menacé. 


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Table des matières:


PRÉFACE


I - L’HOMME


CHAPITRE PREMIER - LA VOLONTÉ ET LE CARACTÈRE

CHAPITRE II - LE DEVOIR

CHAPITRE III - LE COURAGE

CHAPITRE IV - L’ACTION ET LE TRAVAIL 

CHAPITRE V - CULTURE MORALE

CHAPITRE VI - LA JUSTICE ET LA FRATERNITÉ

CHAPITRE VII - LA LIBERTÉ ET LA TOLÉRANCE

CHAPITRE VIII - CULTURE INTELLECTUELLE

CHAPITRE IX - ACTION DU MORAL SUR LE PHYSIQUE


II - LA FAMILLE 


CHAPITRE X - LES PARENTS

CHAPITRE XI - L’AMOUR

CHAPITRE XII - LE MARIAGE

CHAPITRE XIII - LES ENFANTS

CHAPITRE XIV - BONHEUR ET RICHESSE

CHAPITRE XV - DÉPOPULATION 

 

III - LE CITOYEN


CHAPITRE XVI - LA RÉPUBLIQUE

CHAPITRE XVII - LA CONSTITUTION

CHAPITRE XVIII - DEVOIRS CIVIQUES

CHAPITRE XIX - ÉGALITÉ DES DROITS

CHAPITRE XX - LIBERTÉS PUBLIQUES

CHAPITRE XXI - ENSEIGNEMENT 

CHAPITRE XXII - ASSISTANCE ET PRÉVOYANCE


IV - LA PATRIE 


CHAPITRE XXIII - LE PATRIOTISME

CHAPITRE XXIV - LES SOPHISTES

CHAPITRE XXV - LA FRANCE

CHAPITRE XXVI - LES FORCES NATIONALES

CHAPITRE XXVII, - LA GUERRE

CHAPITRE XXVIII - L’HUMANITÉ


RÉSUMÉ 


PRÉCEPTES ET CONSEILS  I . II . III . IV