[Prog Rock] Magellan - Hour of Restoration (1991) [MP3-320].OK

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[Prog Rock] Magellan - Hour of Restoration (1991) [MP3-320].OK (Size: 98.49 MB)
  01 - Magna Carta.mp3 33.6 MB
  02 - The Winner.mp3 4.81 MB
  03 - Friends Of America.mp3 7.84 MB
  04 - Union Jack.mp3 20.89 MB
  05 - Another Burning.mp3 11.53 MB
  06 - Just One Bridge.mp3 5.1 MB
  07 - Breaking These Circles.mp3 11.97 MB
  08 - Turning Point.mp3 2.74 MB

Description


Magellan
Hour of Restoration (1991)


MP3 (320 Kbs)

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Les frères Gardner ont grandi dans une famille de musiciens : leur père jouait de la clarinette dans diverses formations et leur mère enseignait le piano. Trent, lui, a commencé la musique à l'age de 9 ans, influencé par sa soeur qui jouait en boucle "Magical mystery tour", "Three dognight" et d'autres morceaux plutôt

psychédéliques. Après avoir naturellement débuté par la clarinette et le piano, ce n'est qu'au lycée que Trent s'est mis au saxophone puis au trombone tout en conservant une pratique multi-instrumentale. Wayne, quant à lui, s'est orienté vers la guitare et la basse. Trent reconnait qu'il a eu un super prof qui lui a fait découvrir la musique et lui a beaucoup apporté tout au long de son apprentissage. "Il s'appelle Rick Luther et sans lui, je ferais sûrement autre chose aujourd'hui. Quelqu'un comme ça, a une influence sur vous plus grande que vous ne pouvez l'imaginer". Les goûts musicaux des frères Gardner se sont ensuite rapidement orientés vers le rock progressif des années 70 (Rush, Kansas, Jethro Tull, Yes...) ainsi que vers des groupes tels que Chicago, Earth Wind and Fire ou encore Blood Sweet and Tears. Bien qu'il ait été primé au conservatoire, Trent décida rapidement de ne pas poursuivre des études "classiques" afin de se consacrer à ses propres compositions, désireux qu'il etait d'expérimenter et de s'éloigner des règles musicales établies. A cette époque, la musique ne représentait

pas une activité à temps plein pour les frères Gardner. En effet, Trent travaillait comme officier de police dans le quartier de la Baie et Wayne, dans le domaine de l'application de la loi. A propos de son poste, Trent ajoute : "D'une certaine façon, cette expérience m'a aidé dans ce que je fais aujourd'hui. J'avoue sincèrement qu'il est plus facile d'arrêter un criminel l'arme au poing que de produire un album de rock progressif".

Après avoir joué dans plusieurs groupes locaux, en 1985 les frères Gardner forment un groupe de prog du nom de "Streamline", puis en 1990, sur les conseils de Ian Anderson, ils optent pour Magellan, un nom plus en phase avec leur musique. De 1985 à 1987, une intense activité créative aboutit à l'enregistrement d'une démo "Never Revolution Go Backward" qui leur permettra de concrétiser sur face digitale le monstrueux jet harmonique qu'est "Hour Of Restoration". Cette démo leur apportera deux satisfactions non négligeables : tout d'abord, elle leur ouvrira les portes de la distribution, grâce à Magna Carta. Quant à la seconde, ce sera d'avoir reçu une lettre du Chaman Ian Anderson, de Jethro Tull qui, n'allant guère de main morte, qualifiera carrément leur travail comme "la musique la plus mûre qu'il ait reçu depuis longtemps". Peu de temps après la sortie de ce premier album, Trent rendra son insigne pour se consacrer entièrement à la musique et Wayne en fera de même. En 1991, cet album frappe par son originalité et attire rapidement l'attention de la spère musicale rock. Changements de tempo et ruptures de rythmes incessants, lyrisme éblouissant, claviers emphatiques forment l'empreinte du groupe. Magellan récidive en 1994 avec un deuxième album, le monumental "Impending Ascension" où l'enchevêtrement rythmique très technique et les structures mélodiques complexes apparaissent comme l'élément moteur de composition du groupe, au contraire d'une virtuosité gratuite. Ce disque confirme que les frères Gardner sont une force montante du Prog sur laquelle il faut désormais compter. En 1997 l'album "Test of Wills" marque une évolution dans la jeune carrière du groupe : un son plus heavy et une nouvelle vitalité appuyée par l'arrivée d'un batteur (en lieu et place des batteries programmées) permettent à Magellan de continuer de se démarquer et d'affirmer son identité en proposant une musique plus organique. Trent précise "Comme Magellan, mais dans le monde de la musique uniquement, nous souhaitons êtres des explorateurs. Je n'imagine pas, en tant que musicien, jouer les mêmes mélodies pendant des années. Il faut que cela bouge, que cela évolue, il faut oser être aventureux. C'est là le sens de notre démarche".

Parrallèlement, Trent s'investit dans de nombreux projets solo tels qu' "Explorers Club" ou encore "Leonardo, the absolute man", un opéra rock basé sur la vie de Léonard De Vinci. Toutes ces sessions lui permettent de travailler avec des légendes du prog (Steve Walsh, Steve Howe, Ian Anderson...) et d'illustres noms de la scène actuelle (James Labrie, John Petrucci, Derek Sherinian...). Magellan participe également à de nombreux albums hommage (Genesis, Pink Floyd, Yes, Jethro Tull, ELP, Rush), initiés par Magna Carta ; Trent collabore également à différents albums solo en tant que musicien, compositeur et/ou producteur (Mullmuzzler, Steve Walsh...). Durant les années 90, toutes ces opportunités d'enregistrements alliées au manque de moyens financiers de leur label empêchent les frères Gardner de tourner, excepté dans les clubs locaux de Vacaville, ce qui représente pourtant leur souhait le plus cher. En 2001, Trent retourne toutefois sur scene au trombone avec "Time Bandits", un groupe de la côte ouest californienne.

En 2002, sort le très attendu 4ème album de Magellan, un concept album "Hundred Year Flood" sur lequel Trent aborde la mort de son frère Jack, décédé durant la guerre du Vietnam. Une fresque épique de plus de trente minutes, riche et dense où se mêlent un flot d'émotions.

L'anné 2003 représente un tournant pour Magellan puisque le groupe quitte Magna Carta et signe avec l'écurie progressive Inside Out, un label digne d'apporter enfin au groupe la juste reconnaissance qu'il mérite. Avec "Impossible figures" le premier album de cette ère nouvelle, Magellan atteint le but qu'il s'était fixé, à savoir, rester fidèle à son style tout en continuant d'intégrer des éléments modernes capables de faire évoluer sa musique. Ce 5ème album conjugue à la fois des guitares agressives et des arrangements de claviers somptueux. La grande classe !!!

Trent est membre de la NMPA (National Music Publishers Association) avec sa maison d'édition "Soul of the Sasquatch Music" ; il est affilié à BMI comme producteur et auteur, et il est membre actif de la NARAS (National Association of Recording Arts and Sciences).



Genre : Rock Progressif
Origine : Vallejo, Californie (USA)


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line-up :
Trent Gardner : Chant, Claviers, Trombone
Wayne Gardner : Chant, Guitare, Basse
Hal Stringfellow Imbrie : basse
Magellan : batterie et percussions


Critique de l'Album


Hour Of Restoration est commercialisé fin 1991. Ce premier album, bien que n'ayant pas eu le succès du Images And Words de Dream Theater, paru l'année suivante, marque néanmoins un tournant dans l'histoire du progressif. La musique, qui se base principalement sur les claviers, dans la lignée d'un ELP, puise son originalité dans l'adjonction de guitares inspirées du hard (avec une influence du heavy-metal des années 80), et de mélodies percutantes, à la Kansas, pour une symbiose génératrice d'une remarquable puissance. La pulsation électrique des guitares est ainsi comme l'océan agité sur lequel navigue un vaisseau aux multiples claviers, autant de voiles entraînant la musique vers davantage d'emphase. Quand à la voix de Trent Gardner, elle possède un timbre personnel, clairement reconnaissable, une puissance et une capacité de modulation importante, avec un placement majoritairement aigu (certaines poussées accentuant cet aspect). On pourrait invoquer un croisement des gênes de Phil Collins, surtout, de Greg Lake et d'un zeste de ceux de Jon Andersen. L'allusion à ce dernier n'est pas innocente, tant la qualité et l'importance des vocaux (Wayne Gardner et Hal Imbrie assurant les chœurs) rappellent Yes.

Les textes sont d'ailleurs particulièrement denses, poétiques, et le verbe omniprésent («Breaking These Circles» étant un extrême en la matière), Trent Gardner enchaînant fréquemment les vers avec peu de respiration, rendant l'appropriation des mélodies plus difficile, mais happant aussi l'auditeur dans ce tourbillon vocal. L'attrait de Trent Gardner pour l'histoire, sensible à travers le choix du nom du groupe, se remarque également dans les thèmes de plusieurs titres de l'album, en particulier les deux morceaux les plus épiques. «Magna Carta», qui dure pratiquement un quart d'heure, narre ainsi la conquête par la noblesse anglaise de la Grande Charte, concédée par Jean sans Terre en 1215, un texte essentiel qui constitue un frein à la mise en place de l'absolutisme royal. De même, «Union Jack» est une critique de l'intervention anglaise aux Malouines en 1982, et un appel à la fraternité entre les peuples sur une planète qui appartient à tous. La culture (littéraire, en particulier) de Gardner se double en effet d'un engagement politique, comme en témoigne aussi «Friends Of America», critique très ironique de la fierté américaine, «The Winner», qui stigmatise la course à la réussite moderne, ou «Another Burning», dénonciation (déjà !) de la guerre menée par les États-Unis au Vietnam.

La structure de tous ces morceaux est généralement complexe, avec de nombreux changements de tempo («Another Burning»?) et des breaks tumultueux, ce qui rend la rareté des soli parfaitement supportable. Seuls quelques très rares titres relèvent de la ballade («Just One Bridge»?). L'album se termine d'ailleurs avec un bref morceau d'un peu plus d'une minute, «Turning Point», l'accalmie après la tempête sonore, une déclaration d'amour intimiste qui est aussi un appel à suivre le groupe dans ses voyages... Pour autant, cette première réalisation à la production relativement honnête n'est pas exempte de défauts. Le principal concerne la section rythmique. Le groupe utilise en effet des boites à rythme, qui, bien que mises au service de partitions variées, s'avèrent trop mécaniques, pesantes (étant de surcroit mixées en avant), et manquent de la subtilité nécessaire («The Winner» est à cet égard symptomatique), la basse de Hal Imbrie ne suffisant pas à corriger cette faiblesse. On peut également relever un relatif manque de fignolage, plus sensible sur certains morceaux. La sortie de Hour Of Restoration apparaît en tout cas comme un acte fondateur du hard-prog, dans un style très différent de Dream Theater, et marque un jalon dans le renouveau du progressif (le titre choisi pour le disque est à cet égard prémonitoire).


"plusieurs avis valent mieux qu'un"
Fondé en 1984 par les frères Trent et Wayne GARDNER, ce groupe à nul autre pareil prit le nom de MAGELLAN à l'occasion de son premier opus "Hour Of Restoration", près de sept ans plus tard. Cet album contient déjà tous les ingrédients, parfois surpenants, qui ont fait des Etasuniens un phénomène unique en son genre, le rock Progressif... Le chant andersonnien énervé (!) ainsi que les claviers grandiloquents et monumentaux du leader Trent GARDNER, cotoîent les guitares "hardeuses" de son frère, la basse étant généralement synthétique, et la batterie assurée par une boîte à rythmes... Bien programmée, rassurez-vous ! A sa sortie en 1993, "Impending Ascension" a été un véritable raz-de-marée, impressionnant tant la critique que le public. Une expérience véritablement unique et indescriptible, l'une de celles qui n'arrivent pas souvent dans une vie de fan de rock Progressif ! "Test Of Wills" (1997) voit l'arrivée d'un véritable batteur. Si vous osez mettre l'un de ses disques sur votre platine, préparez-vous pour près d'une heure de déchaînement musical ininterrompu, si ce n'est que très rarement, pas assez néanmoins pour vous laisser reprendre votre souffle ! Par cet aspect, l'oeuvre de MAGELLAN peut être comparée à celle de GERARD. Au fil du temps et des albums, la musique des frères Trent & Wayne GARDNER a perdu en originalité ce qu'elle a gagné en efficacité, se rapprochant même d'une certaine école du heavy-metal Progressif. Témoin d'une nouvelle phase d'évolution, le septième opus "Innocent God" (2008?) délaisse les ambitions classisantes de son prédécesseur "Symphony For A Misanthrope" (2005), au profit de compositions plus concises et moins démonstratives. Serait-ce l'album de la mâturité ? Notons aussi qu'après avoir employé une cohorte d'invités au fil du temps, MAGELLAN est enfin un véritable groupe, puisque Robert BERRY (GTR, THREE, Jack FOSTER III...) rejoint le duo en tant que multi-instrumentiste. Et le meilleur reste à venir: cherchant sans doute à compléter la trilogie des labels majeurs du genre, après avoir fréquenté Magna Carta puis InsideOut, voici que MAGELLAN rejoint la galaxie Musea ! Pour le reste, c'est à vous de jouer...

Format : MP3 (320 Kbs)

durée totale : 42 mn 53 s
présence pochette & livret : non

les titres de l'album :
1. Magna Carta
2. The Winner
3. Friends of America
4. Union Jack
5. Another Burning
6. Just One Bridge
7. Breaking These Circles
8. Turning Point



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