~ Providence de Alain Resnais (1977) VOSTFR + ENG ~

INFORMATIONS FILMTitre original : Providence Origine : Suisse, FranceRéalisateur : Alain Resnais Acteurs : Dirk Bogarde, John Gielgud, Ellen Burstyn, David Warner, Elaine StritchGenre : DrameDurée : 1 h 42 minAnnée : 1977
SYNOPSIS DU FILMÀ la veille de son soixante-dix-huitième anniversaire, auquel il a convié ses fils Kevin (David Warner) et Claud (Dirk Bogarde), ainsi que Sonia (Ellen Burstyn), l’épouse de ce dernier, l’écrivain à succès Clive Langham (John Gielgud) se confronte l’espace d’une nuit à quelques-uns des points les plus interrogeants de sa longue existence. L’âge, mais aussi la maladie, rendant la mort de plus en plus proche, le romancier en vient ainsi à procéder à une manière d’examen de conscience. Parmi les points existentiels sur lesquels se penche Clive, dominent notamment ses relations avec Kevin, Claud et Sonia mais aussi avec sa défunte femme, Molly (Elaine Stritch). La paternité et la conjugalité ne furent pas pour Clive des expériences de tout repos...
INFORMATIONS UPLOADQualité : DVDRIPFormat : AviLangue : AnglaisSous-titres : Français, AnglaisTaille de l'image : 720 x 432 pixelsCodec vidéo : XviD à 1897 kbpsCodec audio : AC3 à 160 kbpsDébit global moyen : 2 066 kb/sTaille des fichiers : 1 x 1490 Mo
À PROPOS DU FILM...Providence est le nom de la villa lugubre où vit le vieux Clive Langham (John Gielgud), un romancier qui conçoit, dans la douleur, un livre intitulé... Providence. C'est, aussi, la ville natale de H.P. Lovecraft, l'un des auteurs préférés d'Alain Resnais, à qui ce film doit plus que son titre : une plongée fascinante dans les vertiges du temps et des rêves.
Pendant une heure trente, le réalisateur de L'Année dernière à Marienbad détaille la nuit de cauchemars d'un artiste misanthrope, en proie à la déchéance physique. Les personnages, détestables, que Langham invente sous nos yeux prennent le visage de ses proches, leurs aventures puisent dans sa propre vie. L'écrivain calmant son angoisse à coups de chablis, le puzzle mental de Providence ressemble souvent à un delirium tremens : les couleurs sont blafardes, les décors se transforment au sein d'une même scène, les sons se déforment. Comme tout alcoolique, Langham se montre à la fois tragique et grotesque, et sa création balbutiante relève de la même dualité, entre scènes d'angoisse résolument contemporaines (le stade transformé en charnier) et visions dignes des Monty Python (un footballeur boxant dans un salon).

Le retour final à la réalité ne dissipe pas l'étrangeté du film, bien au contraire. Le spectateur se retrouve alors dans la situation du dormeur qui après avoir rêvé d'un ami pendant la nuit le revoit le lendemain et peine à distinguer ses songes du passé réellement vécu. Magistral et, malgré la noirceur du récit, étonnamment ludique. (Samuel Douhaire)
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