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| 04 - Out-Bloody-Rageous .flac | 89.98 MB | ||
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SOFT MACHINE
THIRD
1970 
*** Nouveau post ***
CYCLE ROCK PROGRESSIF
SPÉCIAL CANTERBURY (n°11)
__________________
SOFT MACHINE :
Mike Ratledge : orgue, piano électrique
Robert Wyatt : batterie, chant, claviers, basse (n°3)
Elton Dean : saxophone alto, saxello
Hugh Hopper : basse
+
Nick Evans : trombone
Jimmy Hastings : flûte, clarinette basse
Lyn Dobson : saxophone soprano, flûte
Rab Spall : violon
__________________
Titres :
1. Facelift (Hugh Hopper)
[18:46]
2. Slightly All the Time (Mike Ratledge)
[18:13]
3. Moon in June (Robert Wyatt)
[19:08]
4. Out-Bloody-Rageous (Mike Ratledge)
[19:14]
Total minutage : 01:15:21 
de g à dr: Ratledge, Hopper, Wyatt, Dean (devant le Royal Albert Hall 1970)
LE CULTISSIME SOFT MACHINE !!
RAPPEL DE L'HISTORIQUE CANTERBURY (Prez d'Arzachel / n°174) :
[ C'est à Canterbury, petite ville anglaise du Kent que va naître le plus important des mouvements musicaux de l'époque: la "Canterbury music". Le premier groupe qui lança le "style Canterbury", The Wild Flowers, naquit en 1963 et comportait Hugh Hopper, Robert Wyatt et Kevin Ayers (3 futurs Soft Machine), Richard Sinclair, David Sinclair, Richard Coughlan et Pye Hastings (4 futurs Caravan), puis Daevid Allen (futur fondateur de Gong). C'est sur cette base ainsi que sur celle des groupes Uriel (Dave Stewart, Steve Hillage) et Delivery des frères Miller (Phil et David), qu'écloront donc tous les groupes de ce mouvement et de cette ville, comme Egg (le groupe de Dave Stewart), puis Gilgamesh ou Matching Mole (la formation de Robert Wyatt), jusqu'à Hatfield & the North et National Health.
Suite à la séparation des membres des The Wild Flowers en 1967, Pye Hastings, les cousins Sinclair (Richard et David) et Richard Coughlan partent fonder Caravan, alors que Robert Wyatt et Kevin Ayers étaient déjà partis, depuis fin 66, fonder Soft Machine). Si au départ ce courant musical se veut d'approche expérimentale et psychédélique, d'influence jazz, de musique contemporaine et de musique répétitive, il va se structurer petit à petit et dépasser ce stade pour proposer une musique plus écrite et plus élaborée: Soft Machine et Gong évolueront franchement vers le jazz-rock, quand Caravan proposera un rock progressif plus "pop" et mélodique à l'image de ce qui se faisait dans le reste de l'Angleterre. Toute cette évolution artistique, ces différentes orientations musicales vont engendrer le groupe ultime, un véritable nectar musical, subtile mélange de la musique expérimentale façon Soft Machine et de la Pop progressive de Caravan, la synthèse de ces années écoulées et de toutes ces expériences riches en terme de créativité: Hatfield & the North ! Après le départ de Richard Sinclair, le groupe continuera dans la même voie sous le nom de National Health, avec un nouveau bassiste, développant une musique plus complexe encore, d'une grande qualité, mais peut-être sans la magie Sinclair, lui qui apportait un côté si mélodique et une chaleur tellement prenante. ]

de g à dr: Hopper, Wyatt, Dean, Ratledge
Certainement l'un des groupes les moins accessibles de la scène Canterbury (au début), mais ô combien important. A la croisée du rock et du jazz, Soft Machine va développer une musique avant-gardiste de premier plan, laissant, tout comme le Floyd de Syd Barrett, une large place à l'expérimentation sonore. Ce groupe mythique qui va influencer tant de monde, va s'articuler autour du prodigieux Mike Ratledge, sorcier des claviers, trafiqueur d'orgue et fan de free jazz. Le groupe va se former en 1966 avec quatre membres des Wilde Flowers (le groupe qui lança tout le mouvement Canterburien): le fantastique batteur (et chanteur) Robert Wyatt, le bassiste-guitariste-chanteur Kevin Ayers, le guitariste Daevid Allen (futur fondateur de Gong) et l'organiste Mike Ratledge. Cette première mouture (avec de temps à autre le renfort de Hugh Hopper, un autre fondateur des Wilde Flowers), va s'illustrer dans les clubs londoniens comme l'un des groupes les plus novateurs de l'underground anglais, se réclamant, comme Frank Zappa, du "Dadaïsme" et de "l'Art dégénéré". Le premier single du quartet, "Love lakes sweet music", sortira chez Polydor en février 1967, soit un mois avant le "Arnold Layne" de Pink Floyd, ce qui en fait la première sortie discographique psychédélique anglaise (les 2 titres sont signés Kevin Ayers). Lors de leur première tournée en France, Daevid Allen se voit empêché de rentrer en Angleterre pour un visa périmé et se trouve contraint de rester à Paris. Il quitte donc le groupe et formera dans la foulée le tout aussi mythique Gong.
Partageant les mêmes producteurs, Soft Machine est engagé pour faire la première partie de la tournée américaine du Jimi Hendrix Experience de 1968. Leur premier album "Soft Machine" sort entre deux tournées, un album de rock-psyché contenant le fameux "We did it again" que le groupe jouait sur scène dans des versions titanesques de 3/4 d'heure. Après un bref intérim d' Andy Summers (futur guitariste de Police) puis le départ d' Ayers et son remplacement par Hooper, le groupe sort son second LP "Volume Two" en septembre 1969. Mais c'est le 3ème, l'importantissime double album "Third", qui va marquer les esprits, un disque très novateur et dans la ligne directe du "Bitches Brew" de Miles Davis, une fusion accomplie entre le jazz et le rock-psyché, avec le renfort d'un quatrième musicien et non des moindres, le saxophoniste Elton Dean. Mais après la sortie du "Soft 4", premier album entièrement instrumental, des divergences musicales importantes apparaissent, et Robert Wyatt va quitter Soft Machine pour s'en aller former un groupe plus en rapport avec sa vision musicale, l'excellent Matching Mole. Son remplaçant, Phil Howard, ne fera pas long feu puisqu'après la tournée Européenne de 1971, il s'en ira lui aussi en désaccord avec la ligne musicale du groupe, et ce en plein milieu de l'enregistrement du "Soft 5". C'est le prodigieux John Marshall, batteur de l'excellent groupe de jazz-rock progressif Nucleus, qui s'installera derrière les caisses pour finir le travail, et restera le batteur de Soft jusqu'à la fin. Nouveau chamboulement avec le départ d' Elton Dean en 1972 parti vers des horizons plus jazz, remplacé par le gallois Karl Jenkins, un multi-instrumentiste de génie (hautbois, sax, flûte, piano, claviers...) en provenance lui aussi de Nucleus. Le groupe prend alors une tournure résolument jazz-rock avec l'album "Soft 6". Avec le départ de Hopper en 1973, ils vont persister encore plus dans cette voie avec l'arrivée de deux nouveaux ex-Nucleus, le bassiste Roy Babbington pour l'album "Seven" (fin 1973), puis Allan Holdsworth, le maître absolu de la guitare, pour le mythique "Bundles" (1975), un chef d'oeuvre du genre. Après cela, le groupe va décliner inexorablement, et le leader emblématique Mike Ratledge va raccrocher définitivement lors de l'enregistrement de "Softs" (pâle copie du précédent) avec John Etheridge en remplacement d' Holdsworth. Le groupe sans lui continuera de tourner jusqu'à 1984, articulé autour de Jenkins et Marshall (un album en 1981, Land of Cockayne"). L'héritage reste énorme et nombreux anciens se réuniront ça et là sous les appellations "Soft Ware" et "Soft Works" dans les années 2000. La contribution musicale apportée par Soft Machine aura été énorme et primordiale, d'abord avec un rock-prog expérimental puis par un jazz-rock canterburien extrêmement novateur.
Soft Machine est un des piliers du rock progressif.

de g à dr: Ratledge, Wyatt, Hopper
Suivant les pas tracés par Frank Zappa, le premier à avoir su faire cohabiter le rock et le jazz sans avoir dénaturé ni l'un ni l'autre, Soft Machine va pondre cet album dont beaucoup diront qu'il fut de loin le meilleur et un rouage essentiel dans l'évolution de la musique anglo-saxonne de l'époque. Et cette évidence saute bien évidemment aux yeux (aux oreilles plutôt) tant cette modernité surprend lors de la première écoute. Ce double album est composé de quatre pièces de plus de 18 minutes, chacune occupant une face. A part les premières minutes enregistrées en studio, tous les autres passages du morceau d'ouverture, le fascinant "Facelift" de Hugh Hopper, sont enregistrés en direct live lors de deux concerts de janvier 1970. Le titre se développe lentement après une introduction complètement déjantée de Ratledge malmenant son orgue, installant un climat progressivement plus jazz avant de basculer dans un rock prog énergique (quel batteur ce Wyatt !) au chorus d'orgue et de sax totalement débridés.
Avec le somptueux "Slightly All the Time" (écouter-> c'est ici) de Ratledge, nous sommes dans l'univers jazz total, celui de Cannonball et de Coltrane. Beaucoup de tempos tour à tour lents puis enlevés (on sent les musiciens possédés par ce style musical comme on pu l'être également ceux de Magma). Succession de chorus de sax jazzy de toute beauté, d'orgue saturé à la "Canterbury", de flûte, le tout sur une rythmique sublime, une basse ronde et volubile et un Wyatt plus qu'efficace: une grande claque que ce morceau. On bascule dans un univers plus Canterburien" avec le splendide "Moon in June" (écouter-> c'est ici) de Robert Wyatt et chanté par lui de sa voix légère si représentative du mouvement Canterburien. Ce morceau est comme une respiration au milieu des ces 3 autres suites plus portées sur le jazz, une respiration car beaucoup plus accessible et plus dans la lignée "Canterbury". Il préfigure déjà la musique d' Hatfield & the North et l'on comprend, après son écoute, qu'il fut inévitable que des dissensions apparaissent entre les musiciens, Wyatt se reconnaissant de moins en moins dans la voie empruntée par les trois autres. Avec les influences de Stravinsky, Berg et consort, ajoutées à celles venues du free jazz (notamment celui de Cecil Taylor) on obtient ce cocktail fantastique qu'est la longue et dernière suite de Mike Ratledge, "Out-Bloody-Rageous", combinant à merveille le saxophone jazz de Dean et les chorus d'orgue très "Canterbury" de Ratledge, au son si particulier qu'il inventa en trafiquant son instrument, son qui sera repris par tous les claviers de cette école, David Sinclair et Dave Stewart en tête. Cette pièce alterne les longs passages planants et très contemporain, le rock-prog à la "Canterbury", le jazz improvisé et les passages répétitifs à la Steve Reich. Cet album est une grande claque derrière les oreilles. (Xanthul)
LE PLUS GRAND ALBUM DE SOFT !!

Fichier audio : FLAC / 16 Bit / 44100Hz
Taille : 385 Mo
Durée : 01:15:21
Genre : Rock Progressif
Label : CBS
Année : 1970
CD : (1991)
BONNE ÉCOUTE A TOUS
Mes albums de Canterbury music :
(Arzachel (Uriel) - Arzachel 1969)
(Kevin Ayers - Joy of a toy 1969)
(Kevin Ayers - Whatevershebringswesing 1971)
(Caravan - Caravan 1969)
(Caravan - In the land of grey and pink 1971)
(Caravan - Waterloo Lily 1972)
(Delivery - Fools meeting 1970)
(Egg - Egg 1970)
(Egg - The polite force 1971)
(Gilgamesh - Gilgamesh 1975)
(Gong - Camembert electrique 1971)
(Gong - Gazeuse 1976)
(Hatfield & the North - Hatfield & the North 1974)
(Hatfield & the North - The Rotters' Club 1975)
(Henry Cow - Leg end 1973)
(Henry Cow - Unrest 1974)
(Henry Cow - In praise of learning 1975)
(Steve Hillage - Fish rising 1975)
(Khan - Space Shanty 1972 )
(National Health - National Health 1977)
(Soft Machine - The Soft Machine (Vol. 1) 1968)
(Soft Machine - Volume Two 1969)
(Soft Machine - Third 1970)
(Soft Machine - Bundles 1975)
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Mes autres albums de Rock Progressif
| torrent name | size | uploader | age | seed | leech |
|---|---|---|---|---|---|
| 235.59 MB | Mariacallas | 3 years | 0 | 1 | |
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Richard Wright - Wet Dream (1978) Reissue 1994 - (Flac 16Bit 44,1kHz)[Rock Progressif](Bookadic) Posted by
Mariacallas in Music
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349.76 MB | Mariacallas | 3 years | 0 | 0 |
| 1.1 GB | Mariacallas | 3 years | 0 | 0 | |
| 533.54 MB | Mariacallas | 3 years | 0 | 0 | |
| 816.77 MB | Mariacallas | 3 years | 0 | 0 |
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