Supertramp - Paris (1979) - FLAC

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Supertramp - Paris (1979) - FLAC (Size: 552.15 MB)
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  CD1-01. School.flac 34.32 MB
  CD1-02. Ain’t Nobody but Me.flac 36.65 MB
  CD1-03. The Logical Song.flac 25.94 MB
  CD1-04. Bloody Well Right.flac 46.04 MB
  CD1-05. Breakfast in America.flac 18.69 MB
  CD1-06. You Started Laughing.flac 22.14 MB
  CD1-07. Hide in Your Shell.flac 42.91 MB
  CD1-08. From Now On.flac 43.44 MB
  CD2-01. Dreamer.flac 20.47 MB
  CD2-02. Rudy.flac 44.8 MB
  CD2-03. A Soapbox Opera.flac 28.67 MB
  CD2-04. Asylum.flac 42.4 MB
  CD2-05. Take the Long Way Home.flac 32.3 MB
  CD2-06. Fool’s Overture.flac 63.27 MB
  CD2-07. Two of Us.flac 8.23 MB
  CD2-08. Crime of the Century.flac 41.87 MB
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Description


Supertramp – Paris - 1979



EAC Rip [FLAC]



 

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ARTISTE



Supertramp est un groupe rock progressif anglais fondé
à Londres en 1969 par Rick Davies et Roger Hodgson. Il réalisa ses plus grosses
ventes dans les années 1970.



Initialement, la musique de Supertramp est composée
d'ambitieux albums-concepts, mais le groupe sera plus connu pour ses chansons
comme Dreamer, Give a Little Bit, The Logical Song, Goodbye Stranger, It's
Raining Again et Breakfast in America.



Supertramp est créé en 1969 à la suite de l'audition
de Roger Hodgson par Rick Davies. Ces deux musiciens composeront ensuite la
majeure partie des chansons du groupe, dont ils seront en quelque sorte les
leaders.



Rick Davies est né en 1944 dans une famille
d'ouvriers. Il découvre la batterie à 12 ans, et découvre dans le même temps
Gene Krupa et son morceau Drummin' Man, qui exerce sur lui une forte influence.
À l'âge de 15 ans, il entre dans une fanfare, puis dans un groupe de rock,
Vince and the Vigilantes. Il écoute alors du rhythm and blues, notamment Little
Richard, Fats Domino et Chuck Berry. À la Swindon Art School, il monte un
groupe de blues avec Raymond O'Sullivan (qui prendra plus tard le nom de
Gilbert O'Sullivan et connaîtra un succès international), Rick's Blues, qu'il
dissout pour aller travailler comme soudeur lorsque son père tombe gravement
malade. Il rejoint les Lonely Ones, un groupe de musique soul mené par Noel
Redding (futur bassiste de Jimi Hendrix Experience), en septembre 1966. Les
Lonely Ones partent en tournée en Europe et s'installent à Genève en 1967, où
ils se rebaptisent The Joint.



Roger Hodgson est né en 1950 dans une famille aisée.
Il commence à jouer de la guitare à 12 ans, âge auquel il est envoyé dans un
pensionnat pour garçons par sa mère. Il quitte l'école à 18 ans et fonde un
groupe, People Like Us, avec lequel il enregistrera un 45 tours intitulé Duck
Pond, qui sort en mai 1968. Le groupe est rapidement dissous mais, notamment
grâce à l'aide d'un roadie de Traffic, Hodgson enregistre quelques morceaux en
studios, dont Mr. Boyd avec Elton John, inconnu à l'époque.



Création
(1969-1972)



Constitution
initiale du groupe : Genuine Opportunity



En 1969, Rick Davies se produit au P.N. Club de Munich
avec son groupe The Joint. Cette prestation est remarquée par un millionnaire
néerlandais, Stanley August Miesagæs (Sam). David Llywelyn, alors manager du
groupe, réussit à convaincre Miesagæs de financer le groupe.



Mais Sam décide après quelques mois d'arrêter d'aider
The Joint. Le groupe se dissout alors. Cependant, Sam, impressionné par le
talent de Rick Davies, lui propose un soutien financier s'il crée un nouveau
groupe. Davies place alors une annonce dans le journal musical Melody Maker
pour une audition baptisée « Genuine Opportunity ».



Roger Hodgson, poussé par sa mère, se présente à
l'audition avec une guitare acoustique, et joue Dear Mister Fantasy de Traffic.
Rick Davies, fasciné par la voix d'Hodgson, le choisit. La première version de
Supertramp est alors composée de Rick Davies, du chanteur, guitariste et
pianiste Roger Hodgson, ainsi que de Richard Palmer (guitare, balalaïka,
chants), un passionné de The Band et de Traffic qui plus tard deviendra
parolier pour King Crimson, et de Robert Millar (percussions, harmonica),
parfois appelé Bob Millar. À cette époque, les membres du groupe s'entendent
très mal.



Le groupe va brièvement se choisir le nom de Daddy
pendant quelques mois avant de devenir, sur les conseils de Richard Palmer,
Supertramp, d'après le nom d'un roman écrit par William Henry Davies en 1908,
intitulé Autobiography of a Supertramp (littéralement, L'Autobiographie d'un
super-clochard).



Sam finance donc le groupe mais celui-ci est loin de
vivre dans l'opulence. De ce fait, Sam Miesagæs paie le matériel et avance de
temps à autre un peu d'argent lorsque cela s'avère indispensable. Le groupe
retourne donc se produire au P. N. Club de Munich, à un rythme de cinq à sept
concerts par semaine.



Premiers
albums



De retour au Royaume-Uni, Supertramp émet le souhait
de sortir un 33 tours. Sam va alors utiliser son carnet d'adresses et en parler
à Bill Wills, manager de Peter Sellers. Au fil des contacts, le groupe obtient
un contrat chez A&M Records.



Supertramp répète aux Morgan Sound Studios de Londres
et décide, comme Spooky Tooth et Traffic, de travailler uniquement la nuit
entre minuit et six heures du matin environ, et de s'autoproduire.



Leur premier album, Supertramp, sort en août 1970. Les
morceaux ont globalement été écrits par Hodgson, Davies et Palmer, les deux
premiers écrivant la musique, et Palmer les paroles. Le chant est
essentiellement assuré par Hodgson. La pochette de cet album représente un visage
enclos dans une rose, sur fond noir. Il ne connaît pas le succès commercial.



Dave Winthrop (flûte et saxophone) rejoint le groupe
pour son premier concert au festival de l'île de Wight. Fin 1970, Richard
Palmer quitte le groupe - en 1973 il se retrouvera avec King Crimson comme
parolier, remplaçant ainsi Peter Sinfield, sur trois albums sous son nom
complet Richard Palmer-James -, suivi de Robert Millar, début 1971.



Désireux de trouver le succès, Davies et Hodgson
essaient de changer de style musical et de recruter d'autres membres pour leur
prochain album. Frank Farrell (basse) et Kevin Currie (percussions) remplacent
Millar et Palmer. Roger Hodgson passe de la basse à la guitare.



Leur nouvel album, Indelibly Stamped, présente un son
plus rock, ressemblant à certains morceaux de la dernière période des Beatles,
mais avec des influences variées allant de Led Zeppelin (chanson Potter) aux
Doors (long morceaux d'orgue dans Aries). La patte de Richard Davies s'affirme,
tant au chant (il interprète la majorité des chansons) que dans la composition
qui lorgne clairement vers le rock progressif (avec des teintes de rhythm and
blues). La pochette, plus racoleuse, représente une poitrine de femme tatouée.
Malgré cela, les ventes n'augmentent pas, et on parle plus de la photo de la
pochette que de l'album.



Dissolution
de la première version du groupe



Sam Miesegæs doit rembourser 60 000 € à 150 000 £ de
dettes pour le matériel et les enregistrements. Il ne soutient plus le groupe
mais leur laisse les instruments. Supertramp se dissout, et Hodgson et Davies
repartent de zéro. C'est durant cette période que Hodgson s'essaye pour la
première fois au LSD, il dira que cette expérience a changé sa vie et sa vision
des choses et avoir été déçu par le fait que Davies ait refusé d'en prendre.



En 1973, ils participent à l'album You and Me avec
Chick Churchill, le claviériste de Ten Years After.



SUCCES
(1972-1983)



Arrivée
de nouveaux membres



Durant l'été 1972, une importante recherche de
remplaçants aboutit au recrutement de Dougie Thomson (basse), Bob Siebenberg
(batterie) et John Helliwell (saxophone et autres instruments à vent, occasionnellement
claviers et chœur).



Dougie Thomson est né en 1951 à Glasgow, en Écosse.
Recruté par audition, il a déjà joué auparavant dans un groupe de jazz, le Alan
Bown Set, avec John Anthony Helliwell.



Bob Siebenberg est un Américain de Los Angeles né en
1949, fan de Procol Harum. Il apprécie particulièrement Levon Helm (batteur de
The Band), B.J. Wilson (de Procol Harum), Art Blakey, Sandy Nelson, Jim Capaldi
(de Traffic). Il a été remarqué par Davies et Hodgson alors qu'il jouait avec
les Bees Make Honey, un groupe de pub rock.



John Anthony Helliwell est né en 1945 à Todmorden
(dans le West Yorkshire). Il a commencé à apprendre le piano à 9 ans, et la
clarinette à 13 ans. À l'âge de 15 ans il commence à s'intéresser au jazz
moderne, notamment avec Julian Cannonball Adderley et Sonny Rollins. Sans pour
autant abandonner la musique, il étudie l'informatique et devient programmeur
pour la société International Computers Ltd. En parallèle de son travail, il
joue avec The Dicemen, un groupe de rock, puis dans un groupe de blues appelé
Jugs O’Henry. Peu de temps avant de rejoindre Supertramp, il jouait dans une
formation du nom de Pete Lancaster, qui tournait dans des bases militaires
américaines en Allemagne. Après cette tournée, de retour au Royaume-Uni, son
ami Dougie Thomson lui téléphone pour qu'il vienne assister à une répétition de
Supertramp, et c'est à la suite de cette répétition qu'il jouera un morceau et
entrera dans le groupe.



Le groupe ainsi complété peut alors écrire un nouvel
album. Rick Davies et Roger Hodgson commencent à écrire et composer chacun de
leur côté.



Mais Supertramp a encore des problèmes financiers, et
Roger Hodgson envisage alors de tout abandonner pour partir en Inde. Dave
Margereson, qui travaille chez A&M Records, est séduit par les nouvelles
maquettes du groupe. A&M Records prend en charge en quelque sorte le groupe
et loue une ferme près de Southcombe dans le comté de Somerset (en Angleterre),
afin qu'ils puissent répéter, et demande à Ken Scott, le producteur de David
Bowie, de travailler avec eux. Le groupe s'isole alors pour travailler pendant
plusieurs mois, de novembre 1973 à février 1974, certains membres du groupe
ayant amené avec eux leur famille. Cet isolement pose parfois quelques
problèmes mais globalement, les membres du groupe apprennent à se connaître et
à travailler ensemble sur leur nouveau projet.



Cette nouvelle formation sort en mars 1974 le single
Land Ho/Summer Romance, qui passe quasiment inaperçu.



Crime
of the Century : un tournant



Le groupe enregistre son projet au Trident Studios de
Londres, et sort en 1974 Crime of the Century, qui marque le début du succès du
groupe, tant au niveau des critiques qu'au niveau commercial. Bien qu'ils
écrivent et composent séparément, toutes les chansons sont créditées « Davies
& Hodgson », les deux auteurs voulant associer leurs noms à la manière de «
Lennon & McCartney ». L'album se veut conceptuel et les thèmes abordés
sont, dans l'ensemble, assez sombres et ironiques. Crime of the Century traite
de l'aliénation physique et mentale, en opposant à la fois tout ce qui tient de
la norme, du cadre (le système scolaire et l'éducation avec School, Bloody Well
Right) ; du repli sur soi et de la folie (Hide in Your Shell, Asylum) ; ou
encore de la rêverie et de l'errance (Dreamer, Rudy). Au fur et à mesure que
s'égrènent les chansons se posent ces deux questions : où se trouve la
frontière entre raison et folie ? Et qui décide de cette frontière : eux ou moi
(Crime of the Century) ? La pochette de l'album représente les barreaux de la
fenêtre d'une cellule de prison, à laquelle s'accrochent deux mains, flottant
dans l'espace.



Cet album devient disque d'or au début de l'année
1975. Il se classe premier au Royaume-Uni, où le single Dreamer entre au Top
10. La face B, Bloody Well Right, monte en mai 1975 au Top 40 des États-Unis,
où l'album devient disque d'or la même année. Siebenberg pense que le groupe a
atteint un sommet artistique avec ce troisième album, mais leurs plus grands
succès commerciaux viendront plus tard. Les morceaux les plus connus de cet
album sont Dreamer (13e au hit-parade britannique), Crime of the Century,
Bloody Well Right (ces deux titres sont classés 35e au Royaume-Uni) et School.



Supertramp accompagne Crime of the Century d'une
tournée de concerts « son et lumière » au Royaume-Uni et aux États-Unis. Le
groupe n'est toutefois pas encore connu dans le monde entier. En effet,
seulement huit tickets sont vendus lors d'un concert au Bataclan à Paris. En
réalité, il y avait environ deux cents spectateurs (qu'on peut entendre sur
l'enregistrement du concert diffusé sur France Inter en 1979 lors d'une
émission de Bernard Lenoir, Feedback) mais cent cinquante d'entre eux étaient
des invités. Le manager avouera même plus tard (en 1979, lors d'un autre
concert à Paris) avoir acheté six des huit tickets pour que les membres du
groupe ne soient pas trop démoralisés.



Supertramp
connaît le succès



Supertramp interrompt son Crime Tour of America en
raison d'une blessure au bras de Roger Hodgson. Les membres du groupe
s'installent séparément dans des appartements de Venice Beach à Los Angeles.
Ils enregistrent une partie de Crisis? What Crisis? aux studios de A&M
Records à Los Angeles, et terminent l'enregistrement aux Scorpio Studios et
Ramport Studios de Londres. Dans le même temps, Ken Scott remixe Land Ho en vue
de son éventuelle intégration dans le prochain album (en fait, ce remix ne sera
publié qu'en 2005 sur la compilation Retrospectacle) alors que Hodgson
l'enregistre dès 1987 sur son album Hai Hai. Au moment de commencer
l'enregistrement aux studios de Los Angeles, le groupe n'avait pas encore de
maquette ni de projet bien défini : l'album a été en fait élaboré petit à petit
en studio. Les plages de Californie n'étant pas propices à la concentration,
Supertramp décide de regagner Londres. Crisis, What Crisis? sort en novembre
1975. Cet album aborde dans l'ensemble des thèmes plus légers que Crime of the
Century (l'amour, la vie quotidienne, la famille) et laisse plus de place au
saxophone de Helliwell. La pochette de l'album représente un homme, en short
sur une chaise longue sous un parasol jaune, au beau milieu d'une ville
industrielle grise et polluée.



Le groupe entame une tournée mondiale de huit mois,
Lady Tour, en commençant par le Royaume-Uni à la fin de l'année 1975 pour
poursuivre en Europe, revenir au Royaume-Uni pour un concert au Royal Albert
Hall, continuer vers les États-Unis (notamment à Las Vegas, passage assez rare
pour un groupe de rock), le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande et
l'Australie en 1976. Cette tournée est plus importante que la précédente, avec
plus d'effets de lumière. À la fin de l'année 1976, les membres du groupe
s'installent en Californie.



En 1977, pour Even in the Quietest Moments le groupe
engage Geoff Emerick, l'ingénieur du son des Beatles, et s'isole dans les
montagnes du Colorado, au Caribou Ranch, pour l’enregistrement. Celui-ci,
initialement prévu pour deux semaines, durera en réalité entre deux et trois
mois, ce qui causera quelques tensions au sein du groupe, dues en grande partie
à l'isolement.



Puis Supertramp retourne à Los Angeles pour mixer
l'album avec les ingénieurs du son Geoff Emerick et Peter Henderson, chez
Record Plant. Des photographes retournent dans le Colorado pour réaliser la
pochette de l'album : un piano dans la neige. En juillet 1977, Even in the
Quietest Moments est déjà disque d'or. Give a Little Bit est diffusé à grande
échelle sur les radios du monde entier. Alors que le mouvement punk commence à
prendre de l'essor, cet album traite de thèmes positifs comme l'épanouissement
personnel par les sentiments (Give a Little Bit), l'amour (Lover Boy) et la
fraternité.



En 1978, Supertramp, le premier album du groupe, est
réédité. Le groupe entame une tournée de 130 dates aux États-Unis, au Canada,
en Europe et au Royaume-Uni. Leurs concerts sont de plus en plus soignés,
laissant moins de place à l'improvisation, les effets de lumière étant calés
sur les morceaux avec une grande précision.



Breakfast
in America



En avril 1978, après cette tournée et un peu de repos
Supertramp commence à travailler chez Rick Davies, à Los Angeles, sur un nouvel
album. Puis le groupe part enregistrer aux studios Village Recorder avec le
producteur Peter Henderson. L'enregistrement, qui devait initialement durer deux
mois, se termine fin 1978. En effet l'album devait avoir pour thème principal
les différences et différends entre Davies et Hodgson mais le groupe a changé
d'idée en cours de route et décidé de faire une critique de l'Amérique et du
rêve américain.



D'abord nommé Working Title, puis Hello Stranger (sans
doute une référence à la chanson Goodbye Stranger), Breakfast in America sort
finalement en mars 1979, avec beaucoup de retard sur ce qui était initialement
prévu. Sur la pochette, on voit la statue de la Liberté remplacée par une
serveuse, tenant le menu et un jus d'orange sur un plateau ; au fond, on
distingue Manhattan où les immeubles sont remplacés par des pots de condiments.
L'album
comporte beaucoup de tubes comme Take the Long Way Home, Goodbye Stranger, The
Logical Song et Breakfast in America.



Rick Davies avait des doutes quant à la qualité
artistique de cet album, mais Bob Siebenberg paria 100 dollars avec lui qu'il
monterait en tête des ventes. L'histoire a donné raison à Siebenberg :
Breakfast in America s'est en effet vendu à 16 millions d'exemplaires à travers
le monde rien que durant l'année 1980. L'album devient disque d'or et disque de
platine dans plusieurs pays, et même disque de diamant au Canada. Il est
récompensé par un Grammy Award et par la coupe Narm, qui récompense l'album le
plus vendu aux États-Unis. Le 31 mai, lors d'un concert au Madison Square
Garden de New York, Davies remet à Siebenberg un billet de 100 dollars encadré
sous verre, portant la mention : « You'd better not spend it, you rat! » (Tu
ferais mieux de ne pas le dépenser, salaud !). Durant ce même concert, A&M
Records remet au groupe un disque de platine. Peu de temps après, la réédition
de Supertramp devient disque d'or.



La sortie de l'album est assortie d'une grande tournée
mondiale, le Breakfast Tour, qui s'accompagne de nombreux effets spéciaux,
d'une somme de matériel impressionnante (52 tonnes de matériel d'une valeur de
cinq millions de dollars), et d'une équipe de 40 personnes. C'est durant cette
tournée qu'est enregistré le Live in Paris (1980), un double album live, au
Pavillon de Paris. Plutôt que de centrer le concert sur les chansons de leur
album le plus connu, Breakfast in America, le groupe accorde aussi une place
importante à des titres plus anciens, notamment ceux de l'album Crime of the
Century.



Famous
Last Words et la séparation



En 1980, la lassitude s'est installée et les membres
du groupe décident de faire une pause et de ne plus s'engager pour des
tournées, ou des enregistrements, si longs et fatigants. Des rumeurs commencent
à circuler sur une possible séparation, le groupe, et notamment Roger Hodgson
démentent. Durant leur période de repos de 18 mois les membres du groupe
retrouvent leurs familles à Los Angeles. Roger Hodgson décide de s'éloigner et
s'achète une propriété à Nevada City, à une centaine de kilomètres au nord de
Los Angeles, et y fait construire un studio d'enregistrement (Unicorn Studios).



Au moment de se retrouver pour enregistrer Famous Last
Words, Davies et Hodgson ne réussissent pas à se mettre d'accord sur le lieu
d'enregistrement et de mixage. Ils arrivent finalement à un compromis : ils
répèteront chez Davies à Los Angeles et enregistreront chez Hodgson. L'album,
coproduit par Supertramp et Peter Henderson, sort en octobre 1982, abordant
surtout le thème de la rupture. Les compositions de Davies et de Hodgson sont
ici très différentes. Le groupe enregistre son premier clip pour My Kind Of
Lady. Dans ce clip, les membres du groupe sont en costume des années 1950, sans
barbe et les cheveux lissés vers l'arrière. It's Raining Again obtient un
énorme succès (6e au Royaume-Uni et 11e aux États-Unis).



Le 9 mars 1983, Hodgson annonce au cours d'une
conférence de presse qu'il quittera le groupe après la tournée de promotion de
l'album. Il explique peu de temps après, dans une interview pour le magazine
Rolling Stone que lui et Davies avaient pris des chemins trop différents
notamment à la suite de ses prises d'acide. Il entame alors une carrière solo :
son premier album, In the Eye of the Storm (1984), ne se classe que 75e dans
les charts américains. Il laisse aux autres membres l'usage du nom Supertramp,
puisque le groupe n'est pas dissout et qu'il est le seul à partir. Une
quinzaine d'années plus tard, il dira ses regrets à ce propos, car le contrat
moral passé avec Rick Davies était le suivant : il laissait le nom de
Supertramp au groupe et, en échange, il demandait qu'aucune des chansons qu'il
avait écrites et interprétées ne soit reprise en concert par un autre chanteur.
Ce qui ne fut effectivement pas le cas par la suite.



La tournée de promotion de l'album est malgré tout un
succès : Supertramp joue pour environ 1,5 million de spectateurs.



L’ALBUM



Paris
est un album live de Supertramp sorti en 1980. Il a été enregistré au Pavillon
de Paris le 29 novembre 1979 lors de la tournée promotionnelle de l'album
Breakfast in America. Certaines chansons ont été jouées mais n'ont pas été
gardées sur l'album : "Oh Darling", "Goodbye Stranger",
"Downstream", "Even In The Quietest Moments", "Give a
Little Bit" et "Another Man's Woman". Mais ces titres sont
désormais disponibles sur l'édition Deluxe Breakfast in America.



MUSICIENS



  • ·        
    Rick Davies  : claviers, harmonica, chant
  • ·        
    Roger
    Hodgson  : guitares acoustique et
    électrique, claviers, chant

  • ·        
    John Helliwell :
    saxophone, clarinette, flûte, claviers, percussions, chœurs

  • ·        
    Dougie Thomson :
    basse

  • ·        
    Bob Siebenberg :
    batterie, percussions


Tracklisting

1-1School5:28
1-2Ain't Nobody But Me5:37
1-3The Logical Song3:56
1-4Bloody Well Right7:38
1-5Breakfast In America2:56
1-6You Started Laughing4:02
1-7Hide In Your Shell6:54
1-8From Now On7:07
2-1Dreamer3:29
2-2Rudy7:23
2-3A Soapbox Opera4:51
2-4Asylum6:54
2-5Take The Long Way Home5:08
2-6Fools Overture10:57
2-7Two Of Us1:23
2-8Crime Of The Century6:31

Sociétés, etc.

Crédits


Infos sur le Upload

Source...............: CD
Year.................: 1987
Ripper...............: EAC (Secure mode) / LAME 3.92 & Asus CD-S520
Codec................: Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Version..............: reference libFLAC 1.2.1 20070917
Quality..............: Lossless, (avg. compression: 61 %)
Channels.............: Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Tags.................: VorbisComment
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