| 00._The Doors_-_Waiting for the Sun.nfo | 1.93 KB | ||
| CD 1.1 - 01. The Doors-Hello, I Love You.flac | 13.84 MB | ||
| CD 1.1 - 02. The Doors-Love Street.flac | 15.59 MB | ||
| CD 1.1 - 03. The Doors-Not to Touch the Earth.flac | 23.78 MB | ||
| CD 1.1 - 04. The Doors-Summer’s Almost Gone.flac | 18.08 MB | ||
| CD 1.1 - 05. The Doors-Wintertime Love.flac | 11.63 MB | ||
| CD 1.1 - 06. The Doors-The Unknown Soldier.flac | 17.19 MB | ||
| CD 1.1 - 07. The Doors-Spanish Caravan.flac | 15.02 MB | ||
| CD 1.1 - 08. The Doors-My Wild Love.flac | 15.9 MB | ||
| CD 1.1 - 09. The Doors-We Could Be So Good Together.flac | 13.36 MB | ||
| CD 1.1 - 10. The Doors-Yes, the River Knows.flac | 14.59 MB | ||
| CD 1.1 - 11. The Doors-Five to One.flac | 25.16 MB |
The Doors - Waiting for the Sun – 1968
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ARTISTE
Parmi les groupes charismatiques
des années 60 The Doors semble être LE groupe à retenir, non pas qu’il n'y ait
eu que des groupes moins bons, moins influents, non tout simplement car The
Doors est l’un de ces noms qui a traversé les décennies. Grâce à des
compositions intemporelles, des textes engagés ou choquants (pour l’époque),
une vie des plus rock’n roll et la mort de leur charismatique chanteur, Jim
Morrison, entourée de mystère.
The Doors se créé en 1965 à Los
Angeles, composé de John Densmore (batterie), Robby Krieger (guitare), Ray
Manzarek (clavier) et Jim Morrison (chant) suite à la rencontre de Jim et Ray
tout deux étudiants en cinéma. Ce groupe sans basse débute en posant des
compositions sur des poèmes de Jim Morrison, une des grandes passions du
frontman surdoué.
The Doors enregistre alors une
démo et tente de se faire signer sans succès, il accepte alors d’animer un bar
puis en 1966, The Doors signe pour 6 albums sur Elektra Records. La sortie du
premier album éponyme se fait en 1967, Light My Fire devient alors le premier
succès du groupe (après avoir été réenregistré pour un format single). Le
groupe se fera connaître grâce à sa musique mélangeant d’innombrables styles,
du rock traditionnel au folk en passant par la musique indienne, le groupe
incorpore des dizaines d’influences, le tout agrémenté des textes poétiques de
Morrison. Le groupe se fait aussi connaître pour ses frasques et
particulièrement celles de Morrison drogué et alcoolique notoire. Par exemple
sous l’emprise de LSD, il improvise de nouvelles paroles lors d’un concert sur
The End « Father, I want to kill you. Mother, I want to fuck you all night long
», le groupe est expulsé du club où il joue.
La presse accueille favorablement
le quatuor qui enregistre déjà son second album, en une semaine à peine le
groupe réalise Strange Days, album plus noir où les paroles tournent autour de
sujets comme le malaise, la perte d’identité et toujours la révolte avec un
Morrison hargneux. Le frontman séduisant devient très vite un sex symbol et
joue de son charme et de son talent pour manipuler les foules en créant chaos
ou en faisant revenir le calme dans les salles où le groupe se produit. Ainsi
fin 1967 il se fera arrêter sur scène pour trouble de l’ordre public après
avoir rendu le public hostile aux forces de l’ordre encadrant le concert
(prétextant avoir été gazé par un policier en coulisse).
Le succès grandissant du groupe
pousse Morrison à encore plus d’excès, le groupe engage alors quelqu’un pour
surveiller son chanteur. Dans un climat un peu tendu le 3ème album voit le jour
: Waiting For The Sun en 1968, le morceau
Unknown Soldier devient alors un des hymnes anti-guerre pour le
mouvement pacifiste en lutte contre la guerre du vietnam. Jim Morrison
s’éloigne du rock et se consacre de plus en plus à la poésie. Il écrit
d’ailleurs de moins en moins de chansons, sur The Soft Parade (1969) il
n’écrira que 4 des 9 chansons de l’album. Il exigera que le nom des auteurs
soit indiqué sur la pochette du disque car il est en désaccord avec les textes
écrits par Krieger.
En 1969, alors que leur 4ème
album n’est toujours pas sorti, Morrison ivre mort annonce qu’il va se mettre
nu sur scène, les témoignages divergent sur la réalité des faits mais quoi
qu’il en soit le groupe est poursuivi pour comportement indécent, nudité
publique, outrage aux bonnes mœurs et ivresse publique. L’album sort alors dans
l’indifférence générale. En 1970 le groupe sort un nouvel album avec Morrison
Hotel (du nom d’un hôtel de Los Angeles) puis en 1971 après 10 jours seulement
en studio le groupe enregistre son dernier album avec Jim Morrison : L.A.
Woman, considéré par beaucoup comme l’une de leurs meilleures productions.
Jim décide alors de quitter le
groupe et part vivre à Paris, quelques mois après il décède dans des conditions
restées mystérieuses (certains parlant même d’un complot qui aurait aussi tué
Jimmy Hendrix, Janis Joplin, Martin Luther King et Malcom X), il est enterré au
cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Le groupe ne se sépare cependant
pas et sort en 1971 Other Voices puis en 1972 Full Circle, tous deux boudés par
le public, provoquant le split final. En 1978 ils se reforment pour enregistrer
des compositions sur des poèmes de Jim Morrison et sorte An American Prayer.
En 1991 Oliver Stone consacre un
film au célèbre groupe avec Val Kilmer dans le rôle principal, et en 2002
Manzarek et Krieger décident de redonner des concerts avec au chant Ian Astbury (The Cult), ils seront contraints
de changer de nom (et prennent Riders On The Storm) suite au procès de John
Densmore et des héritiers Morrison.
En 6 albums (avec Morrison) et en
seulement 5 ans le groupe marque les esprits par son coté contestataire, son
histoire folle et une musique brassant énormément d’influences. Enorme
influence pour beaucoup de groupe The Doors pose les prémisses d’un style qui
sera approfondie par The Stooges ou encore Patti Smith (et plus tard le punk).
Le jeu de scène de Morrison marquera les esprits et sera repris par de nombreux
artistes dont Iggy Pop ou Ozzy Osbournes (Black Sabbath) qui influenceront à
leur tour une grande lignée de chanteurs rock à scandale. Une carrière brève
mais remplie et une marque dans l’histoire du rock incroyable…
L’ALBUM
Forces Parallèles
Difficile d'enchaîner trois
albums parfaits quand on s'appelle les Doors et que les ennuis arrivent droit devant
: Morrison a été arrêté pendant un concert à New Haven pour trouble à l'ordre
public en provoquant une émeute en quelques mots, marquant ainsi le début de
ses problèmes avec la justice. L'ambiance est de plus en plus glaciale en
studio et c'est le guitariste Robbie Krieger qui, face à un Jim Morrison
démotivé et alcoolisé, compose la majeure partie de l'album. Ceci explique
sûrement l'échec de Waiting For The Sun qui, sans être un album entièrement
mauvais, s'avère être très décevant.
Pourtant, c'est sur une bonne
note que l'album commence : le tubesque "Hello, I Love You", même en
étant un peu pompeux, est un titre très entraînant où on sent une envie de
revenir dans les charts après le succès de "Light My Fire" et le
semi-échec commercial de Strange Days.
Waiting For The Sun contient de
plus de véritables réussites : "The Unknown Soldier" est un des plus
grands morceaux de contestation de la guerre au Vietnam, genre à la mode dans
les années 60 (protest-song). Même si le titre prend tout particulièrement son
sens et sa dimension passionnelle en live, la version studio reste de très
grande qualité. On peut également citer le final de l'album, "Five To
One", qui se montre être un blues aussi intéressant que "BackDoor
Man".
Passés ces titres, Waiting For
The Sun reste une oeuvre peu digne d'intérêt et pourrie par des morceaux superficiels
et peu originaux. Le groupe Californien s'essaye à la ballade langoureuse dans
"Yes The River Knows", mais propose là un morceau pénible et vite
lassant. Tout comme le "We Could Be so Good Together" qui, sur une
bonne base musicale, se révèle comme un morceau très répétitif, présentant donc
peu d'enthousiasme.
Comment aboutir à un album si inégal
? En enlevant le morceau fleuve qui caractérisait les deux premiers albums des
Doors. "Celebration of the Lizard", poème du chanteur qui devait
occuper tout la face B est honteusement évincé de la galette par les autres
membres du groupe ; et même si l'album propose tout de même la section centrale
du morceau sur la face A, le morceau "Not To Touch The Earth", en
restant un bon titre, perd de l'ampleur séparé du reste du morceau. Celui-ci,
même non finalisé et remixé, est tout de même présent sur l'édition spéciale
des 40 ans de l'album, et montre les bases de ce qui aurait pu être un morceau
épique à la manière de "When The Music is Over".
Pour le reste, "Spanish
Caravan" ne sonne pas Doors, et le pénible "Love Street" reflète
les mauvaises compositions qui constituent Waiting For The Sun.
Au final, Waiting For The Sun se
trouve être partagé entre de mauvais morceaux et d'autres exceptionnels. Sans
être un ratage total, il entame la période creuse des Doors, marquant le
désintérêt progressif de Jim Morrison pour la musique, et son addiction
grandissante pour l'alcool dont on sent déjà les ravages dans sa voix qui perd
de son intensité.
Rock Fever
On continue le nouveau tour
d'horizon doorsien avec leur troisième album, ce qui, après avoir abordé
respectivement leur premier et deuxième album, est somme toutes on ne peut plus
logique. Ce troisième album date de 1968, et est leur plus court (un clip en
bas d'article vous le propose en intégralité, 33 minutes, il y à 11 titres). Il
devait à la base s'appeler The Celebration Of The Lizard et contenir, sur une
de ses deux faces, une suite musicale du même nom, mais au final, le groupe et
leur producteur Paul A. Rothchild décideront de ne pas conserver cette suite
sur l'album ; et de le renommer du nom d'une chanson qui, à la base, devait-elle
aussi se trouver sur le disque, mais ne s'y trouvera pas : Waiting For The Sun.
La chanson attendra deux ans et deux albums pour être sur disque (en 1970 sur
Morrison Hotel), ce qui n'empêchera pas le groupe d'appeler leur album de son
nom, chose assez bizarre et qui arrivera à d'autres groupes (Queen avec Sheer
Heart Attack, Led Zeppelin avec Houses Of The Holy...). L'album, donc, est renommé
Waiting For The Sun, et est leur plus court (même si l'album suivant, The Soft
Parade, fait moins d'une minute de plus). C'est aussi, de tous les albums du
groupe avec Jim Morrison (qui sont, pour les fans de Morrison, les seuls albums
des Doors qui comptent ; le groupe, après la mort de Jim, a sorti deux autres
albums qui, bien que très sympas, ne sont globalement pas appréciés et même
méprisés), le moins apprécié, et aussi le moins bon. Même s'il n'est pas aussi
raté que ça, ce disque. J'avoue qu'au départ, je le détestais, il y avait bien
deux chansons qui me plaisaient (trois, en fait), mais le reste me sortait par
les yeux. J'ai appris à l'aimer, et même s'il ne sera jamais mon préféré du
groupe, j'aime écouter, ou plutôt réécouter Waiting For The Sun de temps à
autre.
Si la suite The Celebration Of
The Lizard a au final été écartée de l'album (mais se trouve en bonus-track sur
la plus récente édition CD, et se trouve sur le double Absolutely Live de
1970), ça n'empêche pas qu'une des chansons de la suite est restée sur l'album,
le groupe l'estimait sans aucun doute suffisamment forte pour tenir le coup
séparée des autres. C'est Not To Touch The Earth. Mais, surtout, la pochette
intérieure de l'album (gatefold, qui s'ouvre) propose les paroles de
l'intégralité de la suite (avec un dessin de lézard sur l'autre versant de la
pochette), ce qui prouve sans doute que le groupe a choisi d'écarter la suite
au dernier moment, la remplaçant par diverses petites chansons qui, dans
l'ensemble, sont assez sirupeuses, mielleuses, des chansons d'amour qui ne
ressemblent pas trop à ce que les Portes faisaient alors (inutile de rappeler
l'ambiance sépulcrale de Strange Days, leur précédent album). Hello, I Love
You, Love Street, Wintertime Love, Yes, The River Knows, We Could Be So Good
Together, autant de chansons traitant de l'amour, et qui sont bien souvent
assez moyennes (We Could Be So Good Together est même une des pires chansons du
répertoire du groupe, voilà, c'est dit, et je ne compte pas en reparler dans la
chronique). Yes, The River Knows est touchante, assez jolie, sans pour autant
être inoubliable, ce qui est aussi le cas du très très court (moins de 2
minutes) Wintertime Love. Hello, I Love You, qui sortira en single et marchera
assez bien, est meilleure, et Love Street est une belle réussite aussi, mais on
est en droit de préférer les Doors revendicatifs ou étranges. Comme sur The
Unknown Soldier, autre single à succès, chanson immense qui, en live, sera
l'objet d'un jeu de mime culte entre Morrison et Krieger (guitariste). Ce
dernier, dans le bridge militaire de la chanson, empoignera sa guitare comme un
fusil et mimera une exécution de Morrison, qui s'écroule alors au sol, comme
mort. La chanson, dont le titre est une allusion au Soldat Inconnu de la
Première Guerre Mondiale, parle évidemment de la guerre, de la mort, des
soldats qu'on envoie à la boucherie, et, évidemment, du Vietnam. Cette chanson
qui achève la première face est un des sommets de l'album.
L'album, dans l'ensemble, est
probablement le dernier du groupe (lequel groupe est aidé, ici, pour la basse,
par Doug Lubahn) à posséder une vraie atmosphère (malgré que les chansons
soient disparates, et qu'il ne fut pas conçu, à la base, comme un album de 11
chansons), une atmosphère assez bien illustrée par sa pochette : fin de
journée, début de soirée, crépuscule, le soleil se couche lentement (la photo
de pochette, une photo parmi plein d'autres faites au cours d'une session
photo, est superbe, le groupe dans un champ, soit au lever, soit au coucher du
soleil). Spanish Caravan possède cette ambiance (tout en étant assez
hispanisant, évidemment ; je ne peux m'empêcher de penser à la fameuse chanson
que Queen fera en 1991, Innuendo, en écoutant Spanish Caravan, qui passe de
l'acoustique à l'électrique en un tournemain), tout comme My Wild Love (chanson
qui m'insupporte au plus haut point), Yes, The River Knows, Summer's Almost
Gone... Une atmosphère mélancolique, étrange, pleine de spleen. Mais il y a
aussi beaucoup de violence latente, contenue, dans ce disque : Hello, I Love
You s'achève par un Morrison qui braille (ce qui, au vu des paroles, est un peu
extrême, c'est une chanson d'amour après tout), The Unknown Soldier est une
chanson pleine de rage contenue, Not To Touch The Earth (chanson immense) est
pleine de tension, de fureur (elle aussi contenue, Morrison chantant assez
sobrement), elle est limite oppressante ; Spanish Caravan, comme je l'ai dit,
passe de l'acoustique à l'électrique ; et Five To One, qui fut enregistrée par
un Morrison défonçé, bourré, dans un état tertiaire (pire que second, ah ah
ah), ce qui s'entend à sa voix qui marmonne, et qui est un morceau extrêmement
violent, niveau interprétation, une décharge électrique pleine de furie. Il
paraît que juste avant d'enregistrer (en une seule et unique prise vocale)
cette chanson, Morrison aurait essayé sans y parvenir de convier ses potes du
groupe à une partie de baise avec une fille ramenée dans le studio, qu'il se
calçera tout seul pour la peine, avant de tituber, bourré et loadé, vers la
cabine d'enregistrement des voix. Sacré Jim. Il savait vivre, ce mec.
Album assez inégal, contenant de
purs trésors (Not To Touch The Earth, Five To One, Spanish Caravan, Love
Street, The Unknown Soldier), d'autres sympas, mais parfois un peu mineures
(Wintertime Love, Summer's Almost Gone, Yes, The River Knows, Hello, I Love
You, quoi que cette dernière ne soit pas mineure, en fait) et aussi des
chansons très mauvaises (We Could Be So Good Together, My Wild Love), Waiting
For The Sun est un disque parfois mal-aimé, et vraiment considéré comme le
maillon faible de la discographie du groupe (même si l'album suivant, dix fois
plus intéressant, est souvent, lui aussi, mal apprécié), ce qu'il est, du moins
pour les albums fait du vivant de Jim. Mais c'est quand même un disque
intéressant, parfois moyen, mais recelant de vraies merveilles (5 chansons sur
11, et qui totalisent 18 minutes sur les 33 de l'album, soit bien plus de la
moitié). C'est un disque que je conseille à ceux qui connaissent déjà les Doors
et n'auraient pas encore eu l'occasion (ou l'envie, s'ils connaissent déjà la
réputation de ce disque dont le succès sera moins important que pour les
précédents opus) de l'écouter. Mais si vous ne connaissez pas encore le groupe
(et je vous envie, dans ce cas), ne commencez pas par Waiting For The Sun. Même
si, tôt ou tard, il vous faudra l'écouter, car, sincèrement, même s'il n'est
pas grandiose, il n'est vraiment pas mal foutu.
Métalorgie
En un an et demi The Doors auront
sorti trois albums ; les deux premiers ont propulsé le groupe au rang de
superstars, particulièrement aux USA où ils deviennent plus populaires que les
Beatles et les Rolling Stones. Ce succès ne permet plus au groupe de roder ses
morceaux dans les clubs et les oblige à écrire ce nouvel album entièrement en
studio. Jim Morisson sombre de plus en
plus dans l’alcool et la drogue, le groupe engage même une personne pour le
surveiller. Les tensions sont vives au sein du groupe et Jim Morisson s’éloigne
de plus en plus d’eux ; l’avortement de The Celebration Of The Lizard, un titre
très long devant occuper une face entière d’un vinyle et œuvre de Morisson
n’arrangera rien. C’est donc pressés par leur label (qui oblige
contractuellement le groupe à sortir un album à telle date) que The Doors
publient en juillet 1968 Waiting For The Sun.
Après deux albums majeurs, une
propulsion dans les hautes sphères du star system et seulement 18 mois après la
sortie du premier album que pouvait nous sortir un The Doors au bord de
l’explosion ? Difficile de répondre simplement à cette question, ce Waiting For
The Sun possède des titres superbes, engagés, psychédéliques et d’autres bien
plus pop et mielleux sans grande saveur.
Le disque oscille entre pépites
rock et morceaux un peu trop bateau toujours soutenus par la voix de Morisson
mais ce déséquilibre semble à la vue des deux albums cultes sortis par le
groupe précédemment presque un échec.
Pourtant classer trop vite cet
album serait une belle erreur, Unknow Soldier, hymne anti guerre qui fera son
effet en pleine guerre du Vietnam, semble être l’un des titres les plus
complexes (au niveau de la structure) écrit par The Doors ; la mise en scène
avec les tambours et ce coup de feu est elle aussi une idée neuve depuis
reprise par bon nombre de formations.
Le titre flamenco connu de
beaucoup de guitaristes, Spanish Caravan, emmène le quatuor sur des contrées
encore inexplorées, séduit par son minimalisme dans la première partie tandis
que la reprise au clavier sur la seconde porte l’estocade, avec en fond la voix
monocorde de Jim Morisson.
Et que dire de Not To Touch The
Earth, seul titre rescapé de The Celebration Of The Lizard où Morisson vit son
titre, totalement possédé ? Et ce chant mélancolique sur My Wild Love ?
Au final même certaines ballades
aux paroles mièvres ne se révèlent pas si fade que ça. Certes les morceaux des
Doors n’auront jamais eu autant de fois le mot Love dans leur titre (Hello, I
Love You, Love Street, Wintertime Love, My Wild Love) et se rapprochent donc
plus des titres pop de l’époque que des pamphlets contestataires de Jim mais on
y trouve de belles pièces comme Hello I Love You au rythme très entrainant.
Par contre un Wintertime Love
paraît lui bien en dessous du niveau des Doors.
Au final ce Waiting For The Sun
comporte son lot de titres mémorables mais loupe la marche de l’album culte
faute à certaines compositions trop communes ; étrangement ceux où Jim Morisson
s’est le moins impliqué. La faute peut être aussi au fait que la setlist n’aura
pas le temps d’être testée sur la durée et devant un public. C’est donc un bon
album mais manquant du panache et de la puissance des deux précédents.
Albumrock
Le groupe des Doors est né en
1966 a Los Angeles, après avoir joué dans des bars comme le london frog ou
encore le réputé Whisky a-Go-Go, les Doors se différencient alors des autres
groupes grâce à leur chanteur Jim Morrison qui communique Rares sont les
groupes qui enchaînent trois albums avec la même intensité. Les Doors en font
partie avec Waiting for the sun. Mais, remettons nous dans le contexte de 1968
a Los Angeles. Jim et les Doors sont devenus une sorte de mythe, Jim incarne le
shaman sexuel et rebelle, se heurtant à la police dans les concerts, se faisant
arrêter sur scène, complètement ivre et drogué. C'est dans ce contexte que cet
album sort. Au départ, Jim voulait introduire entre chaque chanson un poème,
cette idée a ensuite été abandonnée, mais on peut remarquer tout de même une
succession de chansons entraînantes avec d'autres plus posées. Ainsi, on
remarque "Love street", un morceau relaxant dédié à Pamela, sa
fiancée. Cette chanson est précédée par "Hello, "I love you", un
tube n°1 aux USA en 1968. Mais on peut aussi s'arrêter sur "Not to touch
the Earth" qui représente pour moi à merveille le somptueux caractère
psychédélique des Doors, et qui laisse entrevoir une ambiance singulière en
concert (cette chanson est d'ailleurs beaucoup plus parlante en live !).
"My wild love" est une chanson étrange au milieu de l'album mais au
moins, on peut dire qu'elle fait ressortir le côté Shaman de Jim. Ensuite, à
nouveau une chanson posée que je trouve très jolie dans sa mélodie : "yes,
the river knows" enfin bref... Tout ça pour arriver sur la dernière
Chanson qui comme à l'habitude des Doors met un point d'orgue à l'album :
"Five to one", une de leurs seules chansons engagées et digne du
premier album.
En gros, on se rend compte que
même quand Les Doors veulent faire un album plus posé, on a toujours ce tapis
d'ambiances psychédéliques propre aux Doors.
TRACKLINSTING
| 1 | Hello, I Love You | 2:22 |
| 2 | Love Street | 3:06 |
| 3 | Not To Touch The Earth | 3:54 |
| 4 | Summer's Almost Gone | 3:20 |
| 5 | Wintertime Love | 1:52 |
| 6 | The Unknown SoldierBass – Kerry Magness | 3:10 |
| 7 | Spanish CaravanBass – Douglas Lubahn*Double Bass [Acoustic Bass] – Leroy Vinegar* | 2:58 |
| 8 | My Wild Love | 2:50 |
| 9 | We Could Be So Good Together | 2:20 |
| 10 | Yes, The River Knows | 2:35 |
| 11 | Five To One | 4:22 |
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The Doors - Live At Konserthuset, Stockholm, September 20, 1968 (2024) [rjk] Posted by
zbyszek3k in Music
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The Doors - The Soft Parade (Atmos Mix) (1969) [WEB] [E-AC3 Atmos 48kHz] Posted by
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|
225.4 MB | Nanotsumaya | 3 months | 0 | 0 |
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