Thin Lizzy - Fighting 1975, Johnny The Fox 1976 & Bad Reputation 1977 (flac 16b 44kHz)

Un an après "Night Life", Thin Lizzy sert "Fighting" avec le même line-up (généralement gage de qualité). Le groupe en est à son cinquième album et commence tout doucement à se forger une petite reconnaissance non négligeable.
Ce disque confirme les dispositions musicales prises avec l’album précédent et apporte une petite nouveauté puisque sur les 10 titres au programme, 3 ne sont pas l’œuvre du leader bassiste. Rosalie est la deuxième reprise de la carrière du groupe et était initialement chantée par Bob Seger. A vrai dire celle-ci surpasse l’originale en y apportant une dimension électrique notable. Ensuite, les 2 guitaristes signent chacun un titre, Gohram offre Ballad Of A Hard Man le morceau le plus heavy du disque avec Fighting et Roberston, Silver Dollar, une composition portant du coté rock-américain.
Ce disque contient un classique, en plus de Rosalie, avec Suicide, le titre le plus long de la galette, parsemé d’interventions de 6 cordes pétaradantes dans le cadre de nombreux soli joués tour à tour par les 2 préposés. Wild One use d’un mid-tempo soutenue par une mélodie qui tient en tête. Dans le même style, Spirits Slips Away ouvre sur un thème lourd mais pour placer un duo basse/batterie juste accompagné par des guitares intervenants parcimonieusement ici et là (Mark Knopfler a dû, lui aussi, écouter le Lizzy) alors que le rythme se maintient sur des bases assez lentes pour le groupe.
Cet opus apparaît réellement comme la suite évidente de "Night Life" et confirme la large palette que Thin Lizzy peut utiliser sur disque. Un opus ni bon ni mauvais, manquant juste un peu de consistance en son milieu, jouant sur le même terrain que son prédécesseur et ne faisant que maintenir en haleine les fans qui seront rapidement bien servi par la suite.Par MusicWaves
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| Dès les premières notes de "Rosalie", on comprend le problème. Un riff boulet au pied et Brian Downey qui ne fait guère décoller la machine. L'analyse faite par le groupe a posteriori aura-t-elle été la même que la mienne ? On pourrait le penser lorsqu'on écoute la version survitaminée livrée sur le mythique "Live And Dangerous". Vu sous un autre angle, on se dira que j'ai simplement mal appréhendé le feeling du titre, très Rock très US, très Bob Seger. THIN LIZZY joue pourtant déjà le morceau avec 20 ou 30 BPM de plus que l'interprète original, MOTORHEAD le rendra nucléaire, IRON MAIDEN épileptique.
Avec "For Those About To Live", les choses s'arrangent et on se prend à rêver d'un très grand album. Le climat profondément intimiste associée à ce groove éternel qui aura autant marqué les esprits que le chant métissé de notre Afro-Irlandais d'amour. Puis cette fameuse harmonisation à la tierce inconnue de "Nightlife" et de tous ses aînés.
"Suicide", un vrai classique et les premières respirations de MAIDEN qui frétillait déjà dans le ventre de sa plus grosse influence. Tous les Metalleux le répètent à chaque fois qu'ils évoquent le cas THIN LIZZY, comme l'aveu d'une reconnaissance insuffisante, comme une certaine rancune devant le succès excessif de la bande à Steve Harris, et la face d'Eddie aurait été si différente sans l'adjonction de ces discours doublement grattés. "Suicide" et THIN LIZZY pourrait presque hurler au plagiat. Evidemment, WISHBONE ASH aurait aussi droit à sa part de dédommagements.
Et voilà les trois gros tubes de l'album (même si cette première version studio manque à mon sens d'un peu de peps, "Rosalie" fait partie des nombreux classiques du groupe) balancés d'entrée. On pourrait cependant continuer sans se soucier des étiquettes postées sur chaque morceau du quatuor, ranger "Wild One" dans le tiroir des grandes ballades à pluie fine, "Fighting My Way Back" dans le placard du muscle intelligent. Mais ensuite, l'affaire se corse, l'orchestre s'essouffle et voit l'inspiration se faire tranquillement la malle. On retient surtout d'une seconde moitié d'album bien inférieure à la première un afflux Blues très prononcé qui pourrait énerver les plus Metal d'entre nous et un manque d'énergie qui pousse légèrement à la somnolence, "King's Vengeance", "Silver Dollar" et "Freedom Song" récoltant la palme du zzz. "Spirit Slips Away" se sirote agréablement, "Ballad Of A Hard Man" tente d'extirper la galette des effluves soporifiques qui semblent l'avoir gagné mais rien n'y fera, la dernière impression laissée par cette galette n'est pas excellente et ce fameux boulet au pied revient sur le devant de la scène pour impacter avec malheur l'avis qu'on aura sur un opus qui peine à tenir la distance, pourtant très bon dans ses premières minutes. Reste la solution de picorer soigneusement ce qui nous est le plus agréable à l'oreille, voire écouter le disque à l'envers pour le voir prendre une trajectoire ascendante ("Rosalie" mise à part) mais pourquoi se compliquer la vie en dénaturant l'ensemble ?
Malgré tout, si on regarde dans le rétroviseur, on ne peut que s'émerveiller en constatant la direction prise ici. Avant, c'était différent, parfois très bon, parfois moins, surtout terriblement hétérogène et rarement Hard, voir même pas Rock. Alors "Fighting" sonne l'arrivée dans les starting-blocks du Metal, les pointes déjà bien collées au tartan. Et "Jailbreak" sera le coup de feu qui lancera l'athlète irlandais dans une course conclue avec les excès de drogues en tout genre. "Fighting" ne se compare pas à ses successeurs, forcément meilleurs, il est la préparation de tout ce qui va arriver ensuite. Une préparation qui, ajustée au fil des années, deviendra le parterre sur lequel auront été cultivées les plus belles perles de la carrière de Phil Lynott et ses compagnons de route. Et la légende commence donc véritablement ici. |
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FORMATION:
Brian Downey: Batterie
Ian MacLagan: Piano (1)
Philip Lynott: Chant / Basse
Roger Chapman: Chant (1)
Scott Gorham; Brian Robertson: Guitares
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| Vous ai-je déjà dit à quel point j'aime THIN LIZZY ? Sans doute, car ce groupe reposant sur à peine quatre éléments, dans la pure tradition rock, se révèle depuis une poignée d'albums absolument phénoménal, parfait on peut dire tant l'apport d'éléments extérieurs en est devenu superflu. Arrivé à Johnny the Fox, je me permets tout sauf une incartade, juste pour clamer mon admiration (pour ne pas dire amour) pour Phil Lynott, son songwriting, son identité et sa versatilité époustouflante, pour Brian Downey, sa puissance et sa subtilité, enfin pour les twin-guitarists Scott Gorham et Brian Robertson, dont les pattes respective et commune ne sont plus à contester, ne l'ont jamais été en fait. D'ailleurs je n'ai pas été très gentil avec vous, parce que j'ai toujours pris le parti de dire le plus grand bien de leurs solos sans jamais vous dire qui faisait quoi. Je peux bien vous le dire maintenant, en fait en tendant l'oreille, vous entendrez Robertson pour des solos échevelés et surtout une forte utilisation de la pédale wah-wah, alors que Gorham se fait foncièrement plus mélodique (et j'avoue le préférer de ce fait, tout en adorant ce que réalise l'autre). Vous pouvez dorénavant vous amuser à remonter le temps et réécouter les albums précédents pour savoir qui fait quoi. Et enfin, last but not least, si je détaille tout cela, c'est parce que nous sommes proches de la fin de ce THIN LIZZY que nous avons tant apprécié, en studio du moins.
Johnny the Fox est un peu l'album de la douleur. Le Jailbreak Tour a été interrompu aux USA par un Phil Lynott atteint de l'hépatite, mettant au feu les chances du groupe de se faire mieux connaître là-bas. Armé de sa guitare acoustique, Lynott a écrit la majeure partie du nouvel album entre juin et juillet 1976, dans sa chambre d'hôpital. A sa sortie, le groupe est parti enregistrer à Munich en Allemagne mais a perdu son temps en vérité, ne trouvant pas les éléments sonores adéquats pour l'album (le son de batterie, en particulier, ne leur convenait pas), alors il a dû revenir en Angleterre. Le processus s'est étiré car Lynott n'était pas facilement satisfait de l'état de l'écriture. Et les sessions ont fait ressortir les tensions déjà présentes entre Brian Robertson et Phil Lynott, ce dernier ayant carrément posé son seul nom comme crédit sur une chanson ("Don't Believe a Word") que les trois autres membres avaient bien aidé à arranger, ce qui a été la goutte d'eau. J'ai enfin parlé de "musiciens additionnels superflus". Si Fiachra Trench (le fameux directeur de l'Irish Film Orchestra) est aisément notable sur "Sweet Marie", les membres du groupe autres que Lynott ne se rappellent pas sur quels morceaux Kim Beacon, l'ancien chanteur de String Driven Thing, fait des choeurs, et l'apport de Phil Collins reste particulièrement contesté. Soi-disant invité à jouer des percussions (on en entend sur "Massacre" et "Johnny the Fox meets Jimmy the Weed", problème : Brian Downey est aussi crédité aux percussions sur l'album), Robertson dira que ce crédit n'existe que parce que Collins était un copain de Lynott et que ce dernier voulait surtout faire valoir ce disque avec des noms de marque.
Voilà pour l'histoire. Maintenant, il faut savoir que si Jailbreak, en raison d'une certaine chanson balourde, ne pouvait réellement détenir le titre du meilleur album de THIN LIZZY, pour Johnny the Fox, c'est différent. Pas de "Running Back" sur celui-ci, rien n'y est à déplorer. "Johnny" démarre l'album sans intro/fioriture, et nous plonge dans l'ambiance d'une city de nuit, avec parfois des guitares en fond imitant des sirènes de police. Des cuivres hyper-discrets viennent donner un effet sale et Lynott fait de même. Le fade-out est long, nous permettant de mieux savourer le solo de Robertson. Plus tribal, "Massacre" (parlant des conflits religieux en Irlande) offre un jeu de percussions folles et un solo de Gorham grondant, la fin où Lynott élève la voix étant purement jouissive. Et que dire à ce titre du rageur "Boogie Woogie Dance", porté par l'excellent jeu de Downey et un Lynott possédé sur une cavalcade d'instruments... Plus classiques de par l'utilisation du jeu de guitares harmonisées, "Rocky", "Don't Believe a Word" ainsi que la bluette accélérée "Old Flame" n'en sont pas moins délectables.
On se repose un peu sur la ballade aux accents country "Sweet Marie" et surtout lors de la magnifique "Borderline" au début folk limpide avec guitares acoustiques. L'entrée de la rythmique autant que le solo de Gorham et les choeurs sont héroïques, superbes. Cette chanson a été écrite par un Brian Robertson amoureux transi, épris d'une fille qui ne l'aimera jamais... "Fools Gold", inspirée de la grande famine du milieu du XIXème siècle en Irlande, est particulièrement notable pour cette intro dramatique où se superposent chœurs aériens, texte dit et guitares très mélodiques."Johnny the Fox Meets Jimmy the Weed" enfin, est une excellente chanson funky où Lynott chante d'une manière proche du hip-hop !
Cet album n'est pas comme on a pu le croire un concept, en dépit de sa pochette et de son utilisation à deux reprises du personnage Johnny, déjà cité notamment dans "The Boys Are Back in Town". C'est l'un des meilleurs crus du groupe, et comme je l'ai dit il convient d'autant plus de le savourer que c'est la dernière fois où on peut pleinement profiter de la présence de tout le groupe en studio. Blessé à la main aux USA pendant la tournée (décidément !), Brian Robertson sera petit à petit écarté du groupe et ne jouera que très peu sur le disque suivant, Bad Reputation. |
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| | Enfin une reconnaissance... Thin Lizzy aura enfin obtenu des bonnes ventes à partir de "Jailbreak" grâce au tube "The Boys Are Back in Town". Il faut dire qu'il y en a eu des difficultés avant d'obtenir un public. Néanmoins après l'excellent album cité plus haut, le groupe récidive et sort un "Johnny The Fox" qui, bien que légèrement en retrait de son prédécesseur, est de bien bonne qualité, accrocheur et ma foi pourvu d'une bien belle pochette! La réussite de cet opus laissait entrevoir qu'il fallait confirmer avec le suivant afin d'assouvir pleinement et de consolider une base de fan grossissante de galette en galette (même si le succès du groupe à toujours été en dessous de son mérite). Durant la tournée accompagnant la tournée "Johnny The Fox", le guitariste Brian Robertson se blessera une main (auront également lieux des altercations avec Phil) et sera dans l'impossibilité de jouer cette tournée, il sera illico remplacé par Gary Moore. En 1977, Lynott projette d'enregistrer un nouvel album mais Gary Moore est dans l'impossibilité d'y participer à cause de problèmes contractuels, sa demande auprès de Brian May (de Queen) est refusée, Phil décide alors que le côté guitaristique soit entièrement géré par Scott Gorham. C'est alors en trio que "Bad Reputation" est enregistré mais Brian Robertson, qui s'est réconcilié avec Phil, revient pour jouer sur quelques compositions.
On entre dans cet album avec "Soldier of Fortune". Cela commence posément par la douceur de la voix de Phil et une intro planante puis la guitare entre, de la façon la plus mélodique et mélancolique qu'il soit: superbe. Jamais sur un album de Thin Lizzy la mélodie de la six cordes n'a aussi bien sonné, c'est beau et émouvant. D'ailleurs, cette façon de faire sonner la guitare sera très utilisé par Gary Moore dans l'opus suivant mais ça c'est autre histoire. En tout cas Scott Gorham fait un super boulot, ses mélodies sont à pleurer, le solo est également réussi. Dans une sphère plus énergique, on enchaîne avec le morceau éponyme et "Opium Trail" qui ne manquent pas d'inspiration, leurs riff respectifs sont on ne peut plus efficaces et inspirés tandis que Brian Downey fait un super boulot à la batterie et nous démontre tout son talent. Des mélodies magnifique, on en trouve également sur "Southbound", incontestablement un des plus beaux titres de Thin Lizzy de par sa douceur, son magnifique solo; une ballade composée minutieusement avec du cœur. Somptueux, c'est le mot le plus approprié à beaucoup des compositions de l'album car dans la continuité de "Southbound", on retrouve "Dancing in the Moonlight" qui est sans aucun doute le meilleur morceau de l'album. Encore un titre grandiose, onctueux avec la présence de John Helliwell (qui officie chez Supertramp et qui est également... le beau frère de Scott) au saxophone qui rend ce titre vraiment original. Nous avons le droit à un enchainement solo au saxo puis solo de guitare tout aussi grandiose et beau l'un de l'autre: un classique; d'ailleurs se sera un single qui sera bien accueilli par le public. "Killer Without A Cause" est un titre très varié et complet, l'alternance entre guitare électrique et acoustique est une bonne idée et donne un cachet à ce titre. Du côté de la guitare, on expérimente pas mal la pédale wah-wah tout au long du morceau, ce qui est du plus bel effet. "Downtown Sundown" est une ballade sympathique avec ses airs romantiques et cette fois-ci ce n'est pas du saxophone qui s'ajoute mais de la clarinette (encore exécuté par John Helliwell). Dans la série des titres à mélodie touchante et aguicheuse, on peut noter "That Woman's Gonna Break Your Heart". L'album est clos par le planant "Dead Lord" avec ses chœurs en arrière plan, il faut dire que pour composer un tel titre, il était évident que Phil consommait quelques substances hallucinogènes... On achève l'album dans les airs! Pour terminer, il est à noter que la production (par Tony Visconti) est excellente: plus claire, plus profonde et groove que sur les albums précédents, elle est donc à la hauteur de la qualité de l'ensemble.
C'est un album absolument magnifique que nous a pondu Thin Lizzy, un album des plus agréables de par sa production groove, ses morceaux suaves et méticuleusement composés, ses mélodies somptueuses et mélancoliques. Bref, cet album est indispensable et majeur dans la discographie du combo irlandais. Le public a bien accueilli cet album qui aura de bonnes ventes (c'est amplement mérité). Cet opus signifie également la fin de la période avec Brian Robertson qui, malgré sa participation sur quelques chansons du disque, n'apparaît pas sur la pochette (alors qu'il apparaît dans les crédits de l'album...). Le guitariste participera à la tournée avant de s'en aller pour des problèmes comportementaux et d'alcoolisme, il sera remplacé encore une fois par Gary Moore qui, cette fois-ci, se chargera de l'album suivant mais ceci est une autre histoire... |
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- Brian Downey (batterie, percussions)
- Scott Gorham (guitares)
- Phil Lynott (basse, chant, guitare acoustique, harmonica)
- Brian Robertson (guitares, claviers)
TITRES
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Fighting
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1. Thin Lizzy - Rosalie [03:01]
2. Thin Lizzy - For Those Who Love to Live [03:08]
3. Thin Lizzy - Suicide [05:16]
4. Thin Lizzy - Wild One [04:22]
5. Thin Lizzy - Fighting My Way Back [03:15]
6. Thin Lizzy - King's Vengeance [04:08]
7. Thin Lizzy - Spirit Slips Away [04:43]
8. Thin Lizzy - Silver Dollar [03:30]
9. Thin Lizzy - Freedom Song [03:32]
10. Thin Lizzy - Ballad of a Hard Man [03:22]
Playing Time.........: 38:20
Total Size...........: 238,77 MB
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Thin Lizzy - Johnny The Fox
Tracklisting
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1. Thin Lizzy - Johnny [04:26]
2. Thin Lizzy - Rocky [03:43]
3. Thin Lizzy - Borderline [04:36]
4. Thin Lizzy - Don't Believe A Word [02:18]
5. Thin Lizzy - Fools Gold [03:57]
6. Thin Lizzy - Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed [03:42]
7. Thin Lizzy - Old Flame [03:10]
8. Thin Lizzy - Massacre [03:01]
9. Thin Lizzy - Sweet Marie [03:58]
10. Thin Lizzy - Boogie Woogie Dance [03:11]
Playing Time.........: 36:07
Total Size...........: 237,12 MB
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Thin Lizzy - Bad Reputation
Tracklisting
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1. Thin Lizzy - Soldier Of Fortune [05:19]
2. Thin Lizzy - Bad Reputation [03:12]
3. Thin Lizzy - Opium Trail [04:00]
4. Thin Lizzy - South Bound [04:29]
5. Thin Lizzy - Dancing In The Moonlight (It's Caught Me In Its Spotlight)[03:28]
6. Thin Lizzy - Killer Without A Cause [03:35]
7. Thin Lizzy - Downtown Sundown [04:10]
8. Thin Lizzy - That Woman's Gonna Break Your Heart [03:25]
9. Thin Lizzy - Dear Lord [04:26]
Playing Time.........: 36:04
Total Size...........: 221,08 MB
je viens de m'apercevoir que j'ai oublié "Nightlife". Il arrivera plus tard...et je mettrai la "Deluxe Edition".
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703 Mo
Uploadé par duckjibe
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