| 01 - BURY YOU.mp3 | 5.53 MB | ||
| 02 - AUTONOMOUS DELIVERY ROBOT.mp3 | 5.62 MB | ||
| 03 - BRAINROT.mp3 | 6.38 MB | ||
| 04 - SELF IMMOLATION.mp3 | 5.39 MB | ||
| 05 - YOU MADE ME THIS WAY.mp3 | 9.47 MB | ||
| 06 - LITTLE WHITE LIES.mp3 | 5.42 MB | ||
| 07 - GOD IS AN ANIMAL.mp3 | 9.09 MB | ||
| 08 - BELLS OF WAR.mp3 | 4.85 MB | ||
| 09 - WHO'S THE ENEMY.mp3 | 7.67 MB | ||
| 10 - PULL THE TRIGGER.mp3 | 9.13 MB | ||
| 11 - MASTERS OF WAR.mp3 | 8.39 MB | ||
| cover.jpg?042148 | 222.49 KB |
grandson - INERTIA


Album : INERTIA
Artiste : grandson
Label : XX Records
Code-barres : 663918649442
Date Sortie : 05/12/2025
Nombres de pistes : 11
Plus d'infos :
https://open.spotify.com/album/5WQ2aXsGMKlakBEoHFyOqk
https://www.deezer.com/album/851915972
https://music.apple.com/gb/album/1851336001
https://music.apple.com/gb/album/1851336001
https://tidal.com/album/472248322
Voici la traduction française fidèle du texte :
Avançant sur sa propre voie sans compromis, animé d’un sens du but renouvelé, le chanteur aux
multiples influences grandson livre une salve de musique protestataire lourde et percutante
avec son très attendu troisième album, INERTIA.
Lorsque Jordan Benjamin, plus connu sous le pseudonyme de grandson, a sorti son deuxième album il y
a deux ans, on avait le sentiment qu’à travers une honnêteté douloureuse et une vulnérabilité brute,
l’espoir pouvait encore exister dans l’obscurité du monde — une idée résumée par le titre de
l’album, I Love You, I’m Trying. Ce tournant vers l’introspection sociale et psychologique
semblait être l’étape naturelle pour ce musicien américano-canadien en pleine maturation, après la
politique tonitruante de Death Of An Optimist et son brûlot révélateur de 2017, Blood //
Water.
Et pourtant, fin mai de cette année, grandson a dévoilé BRAINROT, premier single de son
troisième album INERTIA. Ce fut un retour fracassant, porté par des riffs de guitare
monumentaux et une écriture acérée qui s’attaque sans pitié à tous les symptômes de la déliquescence
politique dans « l’enfer dans lequel nous vivons ». Les mots de Benjamin frappent comme un coup de
masse : « Regarde le monde sortir de son axe, regarde les bombes exploser payées par tes impôts »,
puis, plus accablant encore : « Regarde tout ça sur ton nouveau smartphone, avec une batterie
extraite par un enfant dans une zone de guerre ». En visant au cœur la manière dont notre dépendance
à la technologie et aux réseaux sociaux étouffe toute dissidence (« Génocide en un clic »), ce
morceau fataliste déplore notre société injuste et affamée de dopamine : « La catastrophe qui se
superpose, la violence intersectionnelle ».
BRAINROT a ensuite été suivi par l’incendiaire SELF-IMMOLATION, deux minutes de fureur
headbang inspirées par la mort du militaire de l’US Air Force Aaron Bushnell, qui s’est immolé par
le feu devant l’ambassade israélienne en février de l’année précédente. Cristallisant son martyre en
chanson, grandson explique : « Il a été réveillé par les atrocités commises, et c’était extrêmement
bouleversant de le voir faire le sacrifice ultime simplement pour être entendu. » Avec un son assez
massif pour remplir n’importe quelle arène, ce titre explosif annonçait la férocité et l’urgence qui
irriguent l’approche de grandson sur ce troisième album.
Après une pause loin des tournées, Benjamin a pu surmonter des difficultés personnelles liées à sa
santé mentale, se recentrer sur la thérapie et, après avoir quitté les salles de conseil
surdimensionnées des majors, bénéficier de la clarté nécessaire pour façonner le tout premier
véritable disque rock de grandson. La lourdeur instrumentale et l’acharnement de son phrasé vocal,
mi-rap mi-chanté, lui ont valu des comparaisons avec le nu metal des années 2000, de Limp
Bizkit à Linkin Park. De son côté, Benjamin s’est immergé dans la musique de groupes rock
politiques et de formations taillées pour les stades, de Rage Against The Machine à Foo
Fighters en passant par System of a Down. En collaboration avec le producteur Mike
Crossey (The 1975, Twenty One Pilots, Arctic Monkeys, Foals, Wolf Alice, Yungblud) et fort de la
liberté brute offerte par son propre label indépendant, il en résulte un disque sombre et original —
le plus lourd de sa carrière à ce jour. Ce son plus abrasif rend ses cris de ralliement encore plus
viscéraux, comme sur LITTLE WHITE LIES : « Le fascisme pour tous les garçons et les filles,
foutaise, nous ne nous inclinerons pas devant l’autorité. »
Mais qu’on ne s’y trompe pas : malgré un regard élargi de l’individuel vers le structurel,
INERTIA conserve l’authenticité et la vulnérabilité caractéristiques de grandson. Le morceau
le plus personnel de l’album est YOU MADE ME THIS WAY, une déconstruction de quatre minutes
de son enfance et de son éducation. Dans un refrain emphatique — « Je suis complètement défait » —,
le titre transforme les épreuves de sa naissance prématurée, d’un père absent, d’une mère vulnérable
et d’un beau-père jaloux en un récit universel de services de santé en déclin, de droits
reproductifs menacés et de trahison politique. Le refrain « Tu m’as fait comme ça » prend un double
sens : à la fois intime et politique, comme une confrontation aux forces qui l’ont radicalisé. Le
morceau plaide aussi pour la compréhension des motivations des individus marginalisés plutôt que
leur simple diabolisation : « Les gens qui victimisent sont, au fond, eux-mêmes des victimes. »
Si grandson n’a jamais mâché ses mots — Blood // Water assénait déjà : « On ne sera jamais
libres, des agneaux menés à l’abattoir… le prix de ta cupidité, ce sont ton fils et ta fille » —
INERTIA entraîne l’auditeur en territoire inconnu. Cet album de dix titres est une réponse
directe à la dégradation politique, au marasme économique et au chaos social de l’Amérique
contemporaine. INERTIA répond comme seul grandson sait le faire : animé par la conviction que
la musique est une arme de justice sociale, appelant à la solidarité de classe avec la conscience
que « quel que soit le spectre politique, tout le monde a à gagner à la consolidation du pouvoir
entre les mains du plus grand nombre, plutôt que de quelques-uns ».
En tant que résistance musicale aux systèmes d’oppression, personne n’échappe à la colère de
grandson. AUTONOMOUS DELIVERY ROBOT fustige l’emprise techno-corporatiste sur la sphère
privée, du « véhicule autonome venu de San Francisco » au « panoptique Amazon des caisses
automatiques ». Avec des cris qui lacèrent le larynx, BELLS OF WAR dénonce de la même manière
la soif de sang du complexe militaro-industriel. Il s’en prend ensuite à l’hypocrisie religieuse sur
LITTLE WHITE LIES, affirmant dans une introduction parlée que « Jésus était un socialiste
brun de 1,63 m ». Et tout en exaltant la force indestructible de la révolution sur GOD IS AN
ANIMAL, Benjamin concède : « Y a pas de paradis qui m’attend après, alors je vais laisser
brûler. »
Le joyau de INERTIA reste toutefois l’avant-dernier morceau, WHO’S THE ENEMY?, en
collaboration avec les esprits frères de Bob Vylan. Unique featuring de l’album, il tombe à
point nommé alors que le duo punk britannique s’impose à l’avant-garde du mouvement musical
britannique pour la libération palestinienne. Tranchant à travers la désinformation médiatique, le
titre confronte une série de vérités dérangeantes :
« Est-ce le boycott, ou le système qui laisse les petits garçons se faire abattre ? Est-ce le garçon
qui a changé d’identité, à qui on dit que c’est un crime ? »
« Est-ce des hommes radicalisés, ou le pays qui les a colonisés ? »
« Qui survit assez longtemps pour décider du bon côté de l’Histoire ? Qui écrit des politiques qui
divisent avec toujours plus de douleur et de misère ? »
Dans la coda, grandson affirme lucidement : « La gauche et la droite ne changeront jamais… larguer
des bombes et faire de l’argent ». De cette apathie émergent ensuite les mots transatlantiques de
Pascal Robinson-Foster, chanteur de Bob Vylan, qui décrit comment les héritages du colonialisme
façonnent les injustices d’aujourd’hui : « Ce n’était pas juste quand ils nous ont retiré le
contrôle de nos vies et pillé nos ressources pour satisfaire leurs exigences. » Puis, défiant : «
Toujours étiquetés comme une menace, une patrie croulant sous les dettes… mais l’ennemi auquel on
fait face ne nous a pas encore tués. »
Le titre de clôture, PULL THE TRIGGER, prolonge cette honnêteté brutale lorsque grandson
médite sur la place de la violence dans la protestation : « Heureusement que j’ai pris un stylo,
sinon c’est une mitrailleuse que j’aurais prise. » Mais derrière ces mots aiguisés se cache une
réflexion mesurée : « La meilleure arme que tu puisses prendre, c’est un livre et un micro, pour
comprendre le contexte historique et le caractère cyclique de tout ça. » Dans cet esprit, grandson a
été tête d’affiche de la prestigieuse Left Field Tent à Glastonbury cet été, et ses récents concerts
complets à Londres, Los Angeles et Hambourg ont permis de récolter des milliers d’euros pour les
droits LGBTQ+, les droits des migrants et l’aide aux enfants vivant en zones de guerre.
Il existe un espoir et une puissance dans l’unité que INERTIA cherche à susciter, même si les
divisions enracinées rendent cette unité difficile à imaginer. « Je crois que trouver une connexion
entre nous — par la musique ou autrement — et formuler collectivement des revendications pour un
avenir plus lumineux et meilleur peut nous mener vers une manière plus holistique de vivre, de
penser et de consommer », déclare grandson. « Tout commence par une libération cathartique
d’énergie. On se retrouve dans le pit. »
Texte de Taran Will

1 - BURY YOU (2:22)
2 - AUTONOMOUS DELIVERY ROBOT (2:25)
3 - BRAINROT (2:45)
4 - SELF IMMOLATION (2:19)
5 - YOU MADE ME THIS WAY (4:06)
6 - LITTLE WHITE LIES (2:20)
7 - GOD IS AN ANIMAL (3:56)
8 - BELLS OF WAR (2:05)
9 - WHO'S THE ENEMY (3:19)
10 - PULL THE TRIGGER (3:57)
11 - MASTERS OF WAR (3:37)

Format : Digital Media
Codec audio : MP3
Débit Audio : 320 kb/s
Type bitrate : CBR

Nombre de fichier(s) : 12
Poids Total : 76.94 Mo

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